04/06/2026
Tapote doucement le point thymus en lisant Ă voix hauteâŠ
MĂȘme si je sens parfois que je me contente de miettes dans cette relation,
mĂȘme si une partie de moi essaye de sâen satisfaire pour ne pas perdre le lien,
je choisis de regarder ma vérité avec douceur.
MĂȘme si je minimise ce qui me manque,
mĂȘme si je me dis âcâest dĂ©jĂ bienâ,
mon corps, lui, continue de parler.
Je reconnais cette solitude étrange à deux.
Ces moments oĂč il nây a ni Ă©lan, ni rencontre, ni dĂ©sir vivant.
Je reconnais aussi ma peur.
Peur de recommencer ailleurs.
Peur de me tromper.
Peur dâĂȘtre seule.
Peur de perdre quelquâun qui tient Ă moi.
Alors parfoisâŠ
je réduis mes besoins.
Je fais semblant que ça suffit.
Je me raconte que lâamour adulte, câest peut-ĂȘtre juste ça.
Mais au fond de moi, il y a une femme vivante.
Une femme qui a besoin de présence.
De mouvement.
De curiosité.
DâintimitĂ© Ă©motionnelle.
Dâun regard qui rencontre vraiment le sien.
Et ce nâest pas âtrop demanderâ.
Ce nâest pas ĂȘtre capricieuse.
Ce nâest pas ĂȘtre ingrate.
Je peux reconnaßtre le bien sans renoncer à ma vérité.
Je peux aimer le lienâŠ
sans me forcer Ă appeler amour ce qui ne nourrit plus mon cĆur.
Je nâai pas besoin de dĂ©cider aujourdâhui.
Je nâai pas besoin de me brutaliser.
Mais je peux arrĂȘter doucement de me convaincre que quelques miettes suffisent Ă nourrir une femme entiĂšre.
Et peut-ĂȘtre que je mĂ©rite une relation dans laquelle je me sens vivante moi aussi.
DĂšs lors, jâouvre mes bras aux merveilles et au merveilleux.
Sarah Frachon â angoisse, anxiĂ©tĂ© & relations.
đParis 16 âą Visio & cabinet
đ Un seul point pour tout soigner â Ăditions du Courrier du Livre