16/06/2026
Il y a une illusion trĂšs subtile dans laquelle nous vivons presque tous : celle du contrĂŽle.
Nous organisons, nous anticipons, nous planifions⊠comme si la vie devait se conformer à nos intentions.
Ce qui est fascinant, ce nâest pas que lâimprĂ©vu existe. Câest notre rĂ©sistance Ă lâimprĂ©vu.
Nous passons souvent plus dâĂ©nergie Ă lutter intĂ©rieurement contre ce qui est dĂ©jĂ lĂ quâĂ rĂ©ellement vivre ce qui est en train de se dĂ©rouler.
Dans les traditions contemplatives on retrouve une mĂȘme Ă©vidence : la souffrance nâest pas uniquement dans lâĂ©vĂ©nement, mais dans la maniĂšre dont nous rĂ©agissons.
Ce qui mâa profondĂ©ment marquĂ© dans cette journĂ©e, ce nâest pas lâintensitĂ© des Ă©vĂ©nements en eux-mĂȘmes. Câest la qualitĂ© de prĂ©sence face Ă ces Ă©vĂ©nements.
câest ça finalement la vraie pratique, non pas devenir quelquâun qui contrĂŽle mieux sa vie, mais quelquâun qui rĂ©siste moins Ă la vie telle quâelle se prĂ©sente.