Docteur Jean-Marie Faivre

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Docteur Jean-Marie Faivre Spécialiste en chirurgie esthétique et en médecine esthétique à Paris

08/10/2026

Pourquoi est-il préférable de perdre du poids avant une abdominoplastie ?
Parce qu’une plastie abdominale ne permet pas de retirer toutes les graisses du ventre.
Pendant l’intervention, je peux retirer l’excès de peau, corriger un éventuel diastasis et traiter une partie de la graisse sous-cutanée, notamment lorsqu’une liposuccion est associée.
En revanche, la graisse viscérale, située en profondeur autour des organes et derrière la paroi musculaire, n’est pas accessible par une abdominoplastie ou une liposuccion.
Si elle est importante, on peut donc retendre parfaitement la peau et les muscles… mais conserver malgré tout un abdomen projeté vers l’avant.
C’est pourquoi, lorsqu’une perte de poids est nécessaire, elle doit idéalement avoir lieu avant l’intervention et être stabilisée. Le chirurgien pourra ensuite travailler sur ce qui persiste malgré l’amaigrissement : excès cutané, relâchement musculaire et graisse sous-cutanée résiduelle.
L’objectif n’est donc pas de « maigrir grâce à l’abdominoplastie », mais d’arriver à la chirurgie dans les meilleures conditions pour obtenir un résultat plus harmonieux et durable.

06/10/2026

Une poitrine peut-elle regrossir après une réduction mammaire ? Oui, c’est possible.

Une réduction mammaire diminue le volume du sein, mais elle ne bloque pas son évolution pour le reste de la vie.

La première cause est souvent assez simple : une prise de poids importante, puisque le sein contient à la fois de la glande et de la graisse. Si le poids augmente, la poitrine peut donc reprendre du volume.

Mais il existe aussi des causes plus hormonales. Dans certaines situations, notamment certaines formes de gigantomastie, le tissu mammaire peut être particulièrement sensible aux hormones et augmenter de nouveau malgré une réduction mammaire antérieure.

Cela ne signifie donc pas forcément que la chirurgie « n’a pas fonctionné ».

Lorsque la poitrine regrossit de façon importante, rapidement ou sans variation de poids évidente, il peut être utile de consulter son gynécologue afin de rechercher une éventuelle cause hormonale et d’adapter la prise en charge.

Une réduction mammaire retire du volume, mais le tissu mammaire restant reste vivant, évolutif et sensible au poids, aux hormones et au temps.

28/09/2026

Lipofilling mammaire : rejet ou résorption ?

À la suite de ce témoignage, il me semblait important de préciser un point : lorsqu’une partie de la graisse injectée ne persiste pas après un lipofilling, on ne parle pas de rejet, mais de résorption.

Le lipofilling est une véritable greffe de graisse. Pour qu’elle survive, chaque petite quantité de graisse injectée doit pouvoir être rapidement revascularisée par les tissus qui l’entourent.

C’est pourquoi on ne peut pas injecter une grosse masse de graisse d’un seul coup. On la dépose progressivement, en petites quantités, réparties dans différents plans.

Dans une reconstruction mammaire, les tissus peuvent également être moins souples après une mastectomie et les traitements. Il est donc fréquent de devoir avancer par étapes, avec plusieurs séances de lipofilling pour construire progressivement le volume.

La prise de la graisse dépend de nombreux facteurs, notamment de la vascularisation des tissus. Le tabac est donc particulièrement défavorable à la cicatrisation et à la survie de la graisse greffée.

Et lorsqu’une prothèse est associée à la reconstruction, trouver une symétrie satisfaisante peut également nécessiter des ajustements secondaires.

La reconstruction mammaire est parfois un parcours long. L’objectif n’est pas d’obtenir tout le résultat en une seule intervention, mais de reconstruire progressivement, en respectant les tissus et leur capacité à cicatriser.

24/09/2026

Creuser ses joues aujourd’hui… mais comment le visage vieillira-t-il demain ?

La bichectomie consiste à retirer tout ou partie de la boule de Bichat, une graisse naturellement présente dans la joue.

Elle est souvent recherchée pour obtenir un visage plus fin, plus sculpté, avec des joues davantage creusées. Mais avant de suivre une tendance, il faut aussi penser au vieillissement du visage.

Avec les années, nous perdons naturellement du volume facial. Une bichectomie réalisée sur un visage qui n’en avait pas réellement besoin peut donc accentuer cet aspect creusé ou fatigué avec le temps.

Et surtout : on ne peut pas recréer exactement une boule de Bichat une fois retirée. Un lipofilling ou de l’acide hyaluronique peuvent éventuellement redonner du volume et adoucir le résultat, mais ils ne reproduisent pas l’anatomie d’origine.

Pour moi, cette intervention garde son intérêt chez certains patients présentant des joues naturellement très volumineuses, mais elle doit être indiquée avec prudence.

En chirurgie esthétique, il ne faut pas seulement se demander :
« Est-ce que ce résultat me plaît aujourd’hui ? »
Mais aussi : « Comment vieillira-t-il dans 10 ou 20 ans ? »

23/09/2026

Césarienne ou plastie abdominale : laquelle est la plus douloureuse ?

Je fais souvent cette comparaison en consultation parce qu’elle permet aux patientes ayant déjà vécu une césarienne d’avoir un point de repère.

Dans mon expérience et à travers les témoignages que je reçois, beaucoup décrivent la césarienne comme plus douloureuse. Mais d’autres me disent exactement l’inverse.

Et c’est justement le point essentiel de cette vidéo : la douleur est profondément subjective.

Deux patients ayant subi la même intervention peuvent avoir des expériences complètement différentes.

Il n’y a donc aucune honte à dire que l’on est particulièrement sensible à la douleur. Au contraire, cette information est précieuse pour le chirurgien et l’anesthésiste.

Avant une intervention, pensez à signaler :
• les antalgiques qui ont déjà été efficaces chez vous ;
• ceux qui ne fonctionnent pas ;
• ceux qui provoquent des nausées ou d’autres effets indésirables ;
• et votre expérience lors de précédentes opérations.

Plus nous connaissons votre manière de réagir, mieux nous pouvons anticiper la douleur plutôt que d’attendre qu’elle s’installe.

L’objectif n’est pas de promettre une chirurgie sans douleur, mais de vous accompagner au mieux dans votre récupération.

ℹ️ Contenu à visée informative. Le ressenti postopératoire varie d’un patient à l’autre.

18/09/2026

Il n’existe pas une seule technique de reconstruction mammaire.

Selon la situation, on peut utiliser une prothèse, de la graisse prélevée sur la patiente par lipofilling, ou associer plusieurs techniques pour recréer du volume et retrouver une forme la plus naturelle possible.

La reconstruction se fait parfois en plusieurs étapes et peut évoluer dans le temps, en fonction de l’histoire médicale, des traitements reçus et du résultat recherché.

L’objectif reste toujours le même : reconstruire un sein adapté à la patiente, à son anatomie et à son parcours.

15/09/2026

Quand une poitrine très volumineuse devient réellement invalidante, faut-il forcément attendre 18 ans ?

Mal de dos, difficulté à faire du sport, gêne dans les vêtements, rapport au corps qui se dégrade… Chez certaines adolescentes présentant une hypertrophie mammaire importante, la question d’une réduction mammaire peut se poser avant la majorité.

Lorsque la croissance mammaire est terminée, que la gêne est importante et que la jeune patiente comprend pleinement les conséquences de l’intervention, une chirurgie peut parfois être envisagée autour de 15–16 ans, après une évaluation individualisée et, lorsque cela est nécessaire, avec un accompagnement psychologique.

Mais opérer jeune ne signifie pas prendre la chirurgie à la légère.

Cicatrices, risque d’hypertrophie cicatricielle ou de chéloïdes, complications possibles et suivi postopératoire doivent être expliqués très clairement avant toute décision.

Le suivi des cicatrices est d’ailleurs particulièrement important chez les patientes jeunes, avec une prise en charge adaptée lorsqu’elle est indiquée.

L’objectif n’est donc pas d’opérer « le plus tôt possible », mais de trouver le bon moment pour chaque patiente, en mettant en balance la gêne quotidienne, la maturité et les risques de l’intervention.

13/09/2026

La chirurgie esthétique doit-elle préserver notre identité ?

Lors d’une discussion avec le docteur et le docteur nous avons parlé de leur vision de la chirurgie plastique et de ce qui attend leur génération.

Un sujet est rapidement revenu : l’influence grandissante des réseaux sociaux sur notre perception de la beauté.

TikTok, Instagram, filtres, célébrités… certaines demandes ne partent plus seulement d’un complexe, mais parfois de l’envie de reproduire le visage ou les traits d’une autre personne.

Et c’est là que nos visions se rejoignent.

La chirurgie plastique ne devrait pas chercher à standardiser les visages, mais au contraire à préserver ce qui fait l’identité et la singularité de chacun.

Corriger, restaurer, rééquilibrer, parfois embellir… sans transformer la personne en quelqu’un d’autre.

C’est aussi ce qui rend ces échanges avec la nouvelle génération particulièrement intéressants : transmettre des techniques, bien sûr, mais également réfléchir ensemble à la chirurgie que nous voulons pratiquer demain.

Et face à l’influence toujours plus importante des réseaux sociaux, cette réflexion devient essentielle.

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