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psychothérapies en face à face à mon cabinet ou via skype

Oblomov fait sa rentrée 2025 ! Après le succès de la saison dernière c’est avec joie que nous revenons à l’Essaïon, du 0...
29/08/2025

Oblomov fait sa rentrée 2025 ! Après le succès de la saison dernière c’est avec joie que nous revenons à l’Essaïon, du 04/09/2025 au 25/10/2025. Pour continuer à vous plonger dans le quotidien d’Oblomov et Zakhar et permettre à ceux n’ayant pu obtenir de place l’hiver dernier de découvrir cet univers.
Prenez vos billets dès aujourd’hui via ce lien
https://www.essaion-theatre.com/spectacle/reservation/1101_oblomov.html
Merci à Marie-José Tyan , Michel Laliberté et toute l’équipe du théâtre Essaïon de nous recevoir à nouveau et merci aux spectateurs pour leur superbe accueil, à bientôt !
Mise en scène de Jacques Connort,
Un texte de LM Formentin, d’après Ivan Gontcharov
Interprété par Yvan Varco et Alexandre Chapelon
Présenté par la Compagnie Chapelon
Plus d’information sur ce site
https://www.compagniechapelon.com

La Compagnie Chapelon est une compagnie de théâtre mettant en avant des oeuvres originelles et des adaptations

07/02/2024

OBLOMOV OU LA NON EN-VIE

L IMPOSSIBILITE DE PASSER A L ACTE OU L OBLOMOVISME -

OBLOMOV: PERSONNAGE DU XX1 ème siècle?

A l’écoute de certains de mes patients, j’ai perçu un manque d’élan vital où le sujet reste en-deçà; comme à l’intérieur de lui-même.Les idées sont parfois présentes mais s'évanouissent, s'effacent et ne se réalisent jamais.
Tout se passe comme s' ils étaient dans l’impossibilité de donner corps à leur pensée.
Ils regardent la vie mais ne la vivent pas, ils sont spectateurs et non acteurs de leur vie.
Ils ne peuvent y être. Regarder la vie des autres peuvent leur suffire. Ils s’en nourrissent. Ils ont comme une fatigue d’être, d’y être.
Être dans l’idée mais pas dans la réalité; comme une incapacité à passer à l’acte.
Pour certains, c’est même la seule possibilité pour eux de vivre; être de loin , au loin de cette vie si absorbante, voir envahissante, comme une peur, une angoisse de s’y perdre.

Rester à l’intérieur de soi, c’est mettre l’autre à distance, non parce que le sujet ne peut ressentir de l'amour mais parce qu’il sait que ce lien pourrait le lier de trop, jusqu’à l’effacer, le dissoudre.

Vivre, demande trop d’énergie. La vie les fatigue les épuise. Ils sont en lutte avec le vivant.
Alors, pouvoir rester en dehors, comme suspendu, sans gravité sans que rien ne leur pèse.
Le sommeil, dormir est une vraie ressource, cela leur permet de s’évader sans culpabilité.
Qui sont-ils?

Ils sont perçus comme des flemmards, des individus qui n’ont pas d’intérêts qui se moquent de tout, des “aquoibonistes”?

Dans la littérature, le personnage d’”Oblomov” de Gontcharov, incarne cette manière de vivre.

Flemme de vivre? Oui et non, oui car ils sont déjà épuisés avant même de commencer.Non, car ils ont fait ce pas de côté car, tout les touche de trop.
Être dans ses rêves plutôt que de les vivre, être dans l’idée dans le concept et pas dans la réalité, leur permet de se protéger d’un monde qui les traverse de façon trop intense.
Mettre à distance l’émotionnel, le vivant pour pouvoir sur-vivre, être au dessus de la vie et non dans la vie qui peut les engloutir.
Parfois, pour certains ils sont rattrapés par ce réel et ils font le choix de ne plus sortir(Hikikomori), de se cloitrer, de juste suivre les autres.

Un nombre croissant de personnes au XXI siècle vivent en suivant et regardant la vie d’ autres. Ils préfèrent se laisser faire, laisser faire la vie. Pour certains, ils vont se laissent glisser dans un profonde apathie puis basculer dans un sommeil éternel, sorte d'échappement ultime sans retour.
Cette non en-vie, ce “à quoi bon”signent une difficulté à être dans la vie. Pour ces “Oblomov”, l’espace entre le dedans et le dehors ne s’est pas bien construit; ils n’ont jamais pu appréhender le réel sans être dévastés, comme si, il n’ y avait pas eu de rupture avec le ventre maternel. C'est dans cette interface, symbolisée par l’intérieur de leur maison, leur lit, leur robe chambre qu'ils trouvent un moyen de respirer de sur-vivre.
Oblomov va tout perdre; son sommeil est sa bouée, son re-père; même son valet Zachar, sorte d'écholalie, ne pourra que l’accompagner en douceur vers son échappement final.

27/02/2022

Le psoriasis est une maladie de peau, mais elle peut également impacter les personnes qui en souffrent sur divers plans de la vie personnelle, comme sur la c...

17/06/2020

Le monde en face
Hikikomori : les reclus volontaires ?sur france 5

04/06/2020

Documentaire :"Féminicides"sur France 2 à revoir

25/05/2020

DÉVITALISATION
REPRISE DE CE QUI TRAVERSE ET CONTINUE DE NOUS TRAVERSER

Faire face à cette pandémie, ce virus Covid 19 ; faire face ?
Le terme est impropre ; nous allons devoir faire avec.
Il nous faut reprendre. Il nous faut vivre autrement avec ce qui nous traverse, va nous traverser, et nous dépasse.
Selon les politiques développées, les réactions ont été diverses, voir adverses. Or, nous sommes et serons tous touchés.

Ces contrainte de confinement, ce devoir de restreindre nos contacts psychosociaux et d’adopter des gestes barrières, ont accentué des errances sociales, une paupérisation mais également une dévitalisation.
L’Homme a déjà été confronté à des pandémies des virus mais ce qui s’est accentué, c ‘est la vitesse de propagation des informations. Avis, jugements d’experts, de spécialistes, où tout un chacun vient puiser et faire sien un savoir ou une connaissance et, qui, seront immédiatement relégués, «postés, », « twittés », plaqués sans attendre, sans créer un temps de réflexion… développant des angoisses et des rumeurs.

Cette absence de travail intérieur face à ce qui fait peur agresse et ne laisse aucune place à la construction d’une pensée. Tout est avalé sans aucune possibilité de digérer ; tout reste en suspension.
L’extérieur et l’intérieur sont devenus dangereux. L’autre, le corps de l’autre, notre propre corps se doit de rester atone.

Ce confinement provoque des transformations plus ou moins visibles.
Il a pour certains l’expression d’une angoisse, d’une peur, d’une colère, d’un énervement, d’une mise en responsabilité ou d’une culpabilité.
Pour d’autres, celle d’un besoin d’aider, de solidarité. Ces deux actions antagonistes pouvant coexister.

Il y a également une transformation plus silencieuse, c’est celle de notre corps qui reçoit un triple impact.
Selon les sujets l’interdiction la contrainte ont été plus ou moins acceptées mais tous ont été impactés. Nous devons être en contrôle de notre corps.
Toute réponse à un stimulus : se gratter, éternuer n’est plus neutre
Nous devons être dans une vigilance constante des réactions de notre corps ainsi que celles du corps de l’autre.

Cette attitude de surveillance sans défaillance aboutit à un sentiment délétère mêlé d’angoisse et de peur. Il n’y a pas de riposte possible, le corps et l’esprit en sont entravés ; nous devenons notre geôlier.
Il y a également l’impression d’être traversé par quelque chose qui nous échappe, que l’on ne peut percevoir. Contrôler provoque des troubles du comportement chez certains et la réactivations de TOC/TCA, de certaines addictions et ou de rituels..
Enfin, le manque de contact, de toucher, d’échanges de regards et de paroles provoque une réelle dévitalisation chez tous. Notre corps se délite.

Tout ce qui a construit tout individu, le « Handling Holding Presenting », décrit par D.Winnicott se détricote.
Ce confinement, cette mise à l’isolement, comme dans l’univers carcéral ou psychiatrique, provoque chez tout un chacun une perte spatio temporelle. Nous sommes comme suspendu, interdit, sidéré, il y a une perte de substance, du vital, du vivant.

Il me semble important de prendre conscience de ce phénomène et de donner du temps aux individus pour qu’ils se réapproprient leurs corps et leur réflexion. Cela se nomme convalescence.

24/05/2020

Le confinement.
A l’écoute de mes patients….

La population mondiale se doit de rester confinée, ce message est reçu différemment selon les sujets.

Pour certains, ils en font fait l’expérience depuis longtemps. Ils vivent l’isolement, l’enfermement qu’il soit sociétal, psychiatrique, carcéral. Seuls car solitaires, seuls car sans amis sans famille ayant peu de liens sociaux.
D’autres souffrent de différentes pathologies rendent toute sortie dans le monde extérieur, tout contact, très angoissants comme pour les personnes souffrant d’agoraphobie, de T.O.C, d’Hikikomori.
Le téléphone, les réseaux sociaux sont parfois leur unique lien avec le monde extérieur.
Enfin, quelques-uns de mes patients ont de réelles difficultés à ne pas se laisser envahir par leurs proches. Ils sont toujours à l’écoute du présupposé désir de l’autre, que cela soit dans leur vie privée ou dans le monde professionnel.
Face à cette contrainte du confinement, cette obligation à rester chez eux, quand est-il de leurs réactions ?
Comment vivent-ils cette » interdiction de sortie » alors qu’ils se sentent depuis toujours comme entravés, empêchés ? Tout les déborde : que cela soit des interactions externes ou internes.
Cet « aujourd’hui où il me faut rester à l’intérieur avec l’obligation de réduire mes contacts sociaux » semble être vécu par eux comme une libération.
Ce confinement, cette obligation à rester chez eux leurs permettent de développer une capacité à s’écarter d’une situation qui les déborde. Ils osent ne pas répondre immédiatement à un appel téléphonique, de couper l’image ou de ne pas être présent physiquement lors d’une réunion en télétravail, retrouvant immédiatement leur espace privé. »d’un simple clic ».
Ils arrivent à mettre entre l’autre et eux même une distance qu’ils ne savent pas poser au quotidien.
Protection à porter de main , le confinement leur donne la possibilité face à une situation envahissante paralysante agressive; droit qu’ils ne s’octroient jamais, de dire non, non merci plus t**d pas maintenant…

Pendant nos entretiens, qui se déroulent également via Skype ,what app ou même simplement par le téléphone, ils prennent conscience d’autant plus de ce manque d’interface et de l’importance de créer cet écart afin qu’il ne soit plus traversés, submergés anéantis par ce monde extérieur, ces autres.
Faire cet écart qui n’est pas une fuite au contraire, car il permet enfin d’appréhender et de percevoir autrement. Apprendre à faire cet écart pour ne pas tout prendre dans le ventre. Faire, se permettre cet écart dans l’espace professionnel et privé. Tricoter une interface entre le monde extérieur et son monde intérieur. S’écarter pour éviter la rupture ou la fusion.

L'intégralité de ce texte se trouve dans les billets d'humeur du site Psyderma

23/03/2020

En ces temps de confinement, Je vous fais part d’une lecture où, la question de survie est mise en travail, en question par des psychanalystes :
»Survivre»
Colloque du GRPC (Groupe de recherche en psychopathologie clinique) mars 2019
Jacques André, Françoise Coblence, Vincent Estellon, Manuella De Luca, Nicole Minazio, Véronique Nahoum-Grappe,Marie Caroline Saglio-Yatzimirsky.

Sur-vie .
Survivre à la perte, à la destructivité, au meurtre, à l’exil, survivre à l’angoisse, à la peur. La question est posée de la possibilité d’un après, d’un au-delà et renvoie plutôt à « la tentative d’autoconservation de celui qui n’est pas mort, mais qui n’appartient plus tout à fait au monde des vivants ».Françoise Coblence.

« « Survire à quelqu’un » : tel est le sens le plus ancien du mot « survivre ».Il s’oppose moins à la mort qu’il n’en dit la proximité, le décès d’un proche étant la seule expérience de la mort que nous puissions vivre au présent .La survie psychique évoque un appareil de l’âme atteint dans ses possibilités créatrices, qui ne fonctionne plus dans ses possibilités productives. Mais à l’heure des canots de sauvetage en méditerranée, quand l’autoconservation règne en seul maître, survivre perd tout sens métaphorique.
Quand « toutes les valeurs de la culture s’inclinent devant la survie »(Imre Kertész) car la terreur ne permet rien d’autre, d’où peut surgir l’espoir, celui de l’histoire et de sa transformation de la catastrophe en expérience ? …comment passer de la survie à la vie ? »
Colloque du GRPC (Groupe de recherche en psychopathologie clinique) mars 2019

18/08/2019

"La maladie, travaille à la fois le champs de la vie et celui de la mort.Elle nous fait peur, elle nous égare, mais l'existence n'est-elle pas troublante, exigeante...la maladie est vigilante, elle nous prévient". Oedipe sur la route Henry Bauchau

24/12/2017

"Décryptage : pourquoi sommes-nous addicts au perçage de boutons ?"article sur glamourparis.com ( Beauté)

28/06/2017

Acné excoriée : en quête d’un espace propre

Ces personnes atteintes dans leur chair, dans leur peau se vivent comme de véritables éponges ; tout les traverse. Elles sont dans l’incapacité de mettre l’autre à distance et toute séparation est un véritable dilemme et engendre un intense conflit interne. Ne pouvant être dans aucun mouvement relationnel, débordées par toutes émotions, elles font comme un pas de côté, arrêtent le temps et vont dans cet espace-peau résoudre leurs débordements.

Les sujets souffrant d’acné rebelle, notamment quand elle s’installe à l’âge adulte, semblent investir leur peau de manière plus narcissique que libidinale.
A l’adolescence, le sujet doit faire le deuil d’un corps androgyne. Les bouleversements observés à la puberté : taille, poids, qualité de la peau, des cheveux, provoquent parfois des angoisses.
Cette transformation de leur corps peut engendrer différents symptômes comme des troubles obsessionnels, des troubles du comportement alimentaire. Souvent, ce passage est difficile, voir douloureux mais pour ces personnes il semble indépassable.
Elles ont besoin de posséder une enveloppe invulnérable, lisse sans défaut.
La peau devient le lieu où va se jouer ou rejouer une scène qu’ils n’ont pu dépasser. Peut être parce qu’ils ont été contraints, qu’ils se sont sentis impuissants. Leur corps a comme été empêché. Leur peau devient le lieu où ils vont régler leur compte.

La peau : lieu de règlements de compte

La plupart des sujets ayant de l’acné s’abîment, « tripotent » leurs boutons, croûtes et cicatrices. Mais pour certains cela va se ritualiser, on parle d’excoriation.
Il y a à la fois un dégoût et une certaine jouissance dans cette attitude dont ils disent ne pouvoir se défaire. Souvent ils n’ont pas conscience de leur geste. Il y a comme une impossibilité à résister: si un bouton ou quoique soit affleure, il faut qu’ils l’enlèvent pour rendre à leur peau un aspect lisse, parfait alors qu’ils ont conscience, que cela ne fera qu’empirer leur état.
La douleur provoquée par l’excoriation, capte l’esprit du sujet ; sa souffrance a trouvé un lieu. La peau devient l’espace de tous les règlements de compte, où le sujet va gérer ses débordements émotionnels. Dans ce passage à l’acte quelque chose fonctionne en réponse à une impuissance plus profonde.
Le sujet submergé par un sentiment de malaise plus ou moins conscient, en perçant trouant arrachant, agit et apporte une détente, un apaisement.
Tant que le sujet regarde ses boutons, les perce les arrache puis soigne ses blessures, le temps s’est suspendu. Il a perdu conscience parfois du lieu où il se trouve, il s’est oublié, il a arrêté de penser : il en ressent un soulagement !

Il y aurait donc pour ces hommes et femmes une forme d’activité psychique qui se traduit par cette emprise sur l’objet “ peau acnéique ” en leur assurant peut-être une certaine organisation de leur psychisme.
Chez les femmes surtout, il semble exister comme un besoin de garder leur peau à portée de main, l’objet ne peut être lâché. La fixation à cet objet-peau empêche le sujet de faire le moindre renoncement, le moindre deuil, le moindre mouvement, choisir peut être un supplice. Ce qui se traduit par un arrêt du temps. Dans cet espace de l’excoriation le sujet est comme à l’abri : il passe à l’acte, sans que rien ne bouge. Là il peut jouer et rejouer ses tensions, et s’en déprendre.

Cette peau abîmée a mis à distance les autres. Or il s’agit bien de ne laisser personne approcher. Incapable de gérer les conflits, elles sont en difficultés face à toute demande.
Dire non, c’est prendre le risque d’être rejetées par l’autre, de le perdre, d’être abandonnées ; ce qui leur est impensable.
Angoisser à l’idée de dépendre, ces personnes veulent tout régler par elles même. Elles sont pour la plus part perfectionnistes et rarement satisfaites d’elles.

Laisser l’autre vous toucher, c’est montrer sa défaillance c’est avoir le sentiment de se faire « a-voir » une nouvelle fois. Préférant souvent la fuite, s’excorier la peau, leur permet cet écart, cet échappement.
Ce qui est mis en lumière c’est que cet acte d’excoriation rejoue une impossibilité à se séparer, à mettre distance.
Ces personnes manquent d’une peau qui ferait limite entre le dedans et le dehors, elles semblent comme des éponges, absorbant toutes émotions de leur environnement. Tout se passe comme si il n’y avait pas eu de construction d’un espace propre, d’un espace intérieur, de leur espace d’intime.

Ces attaques de leur peau sont une traduction d’un essai vain d’emprise sur ce temps qui passe, provoquant une répétition sans fin de leur geste. Pourtant, cette attitude perçue souvent par leur entourage comme une destruction, est une stratégie à vivre.
Pour ces « personnes-éponges » sans espace propre, cette stratégie n’est pas à juger ni à critiquer. Elle est révélatrice de se qui se doit d’être reconstruit : leur espace d’expression, leur espace corporel, un espace où se permettre d’être, d’y être, de s’inscrire dans le présent, psychiquement et physiquement, de prendre corps.

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