Lucie Arnulf

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Lucie Arnulf Psychopraticienne en Dynamique émotionnelle, ma pratique est efficace et permet de se guérir des blessures profondes.

La psychothérapie que je pratique est destinée aux personnes –adultes, adolescents, enfants- qui souffrent de mal être, de dépression, de stress, d’angoisse, de phobies, etc, comme à ceux en recherche de mieux être. C’est une approche humaniste qui passe par la relation et le ressentir en s'appuyant sur l'expression émotionnelle.

06/10/2026

Intelligence artificielle et intelligence humaine : quelle différence ?

L’intelligence artificielle traite des données, établit des associations, repère des régularités et produit des réponses.

Elle peut mémoriser et traiter une quantité d’informations bien supérieure à celle d’un être humain.

L’intelligence humaine ne se résume pas à la quantité d’informations que nous sommes capables de retenir ou de traiter.

Elle s’enracine dans une vie émotionnelle, une expérience subjective, une histoire, un corps et une capacité réflexive.

Nous pouvons ressentir, donner du sens à ce que nous vivons, nous interroger sur nous-mêmes et transformer notre manière de fonctionner.

C’est aussi ce qui fait notre spécificité : notre capacité émotionnelle et notre intelligence émotionnelle.

En Dynamique Émotionnelle Exprimée, nous travaillons au développement de cette capacité : ressentir, exprimer et métaboliser les émotions, prendre conscience de ce qui se joue en soi et comprendre les liens entre nos émotions, nos pensées et nos comportements.

Cette capacité réflexive se construit. Le langage, la lecture et l’écriture participent profondément à la construction de la pensée.
Lire développe l’attention et permet de suivre, comprendre et élaborer une pensée. Écrire oblige à organiser et préciser ce que l’on pense.

Or nous évoluons dans une époque où ces compétences sont de moins en moins exercées chez les enfants.

La diminution de la lecture, de l’écriture et de l’attention, alors que nous déléguons de plus en plus certaines fonctions aux outils numériques et à l’intelligence artificielle, pose une véritable question de société.

Si nous cessons d’exercer nos capacités de pensée, nous risquons de devenir dépendants d’outils qui pensent et formulent à notre place.

L’intelligence artificielle peut compiler et traiter des quantités considérables d’informations, bien au-delà de nos capacités. : notre enjeu est donc de préserver et de développer ce qu’elle ne possède pas : notre expérience, notre vie émotionnelle et notre capacité à réfléchir sur nous-mêmes.

C’est précisément ce que nous travaillons en Dynamique Émotionnelle Exprimée.

05/09/2026

S’excuser alors qu’on n’a rien fait de mal n’est jamais un geste anodin.

Les excuses répétitives révèlent souvent une difficulté à se sentir légitime dans la relation : sentiment de petitesse, faible estime de soi, peur du rejet, culpabilité ou honte.

Derrière le « pardon » automatique se trouve souvent un sentiment de moindre valeur, la conviction de ne pas avoir sa place et la peur de déplaire.

S’excuser devient alors une façon de s’effacer, de se faire petite et de sécuriser le lien.

Car lorsque l’on s’excuse de parler, de demander, de prendre sa place ou simplement d’exister dans la relation, ce n’est plus une faute que l’on cherche à réparer : c’est sa propre légitimité que l’on remet en question.

Pour se recontacter et apprendre à se choisir

Https://www.therapie-emotionnelle.fr

01/09/2026

Le complexe d’Œdipe : Freud délirait-il vraiment ?

Quand on parle du complexe d’Œdipe, on entend souvent : « Freud pensait que les enfants voulaient coucher avec leur mère et tuer leur père. » Présenté ainsi, cela paraît évidemment absurde.

Mais c’est une caricature de la théorie.

Le complexe d’Œdipe décrit notamment une étape où l’enfant, très attaché à sa mère ou à son père, cherche une relation privilégiée, voire exclusive, avec l’un des deux.

Tous les parents ont pu entendre leur enfant dire : « Quand je serai grand, je me marierai avec maman ! » ou « Je vais me marier avec papa ! » Et cela change : l’enfant passe de l’un à l’autre, réclame parfois maman pour lui tout seul, puis papa.

Il ne s’agit évidemment pas de sexualité adulte. L’enfant exprime surtout : « Je veux être le seul et l’unique pour toi. »

C’est là qu’apparaît la rivalité. Si l’enfant veut maman pour lui seul, papa devient celui qui fait obstacle à cette relation exclusive. L’enfant peut alors ressentir de la jalousie et fantasmer que le père disparaisse pour retrouver maman à lui seul.

Cela ne signifie pas qu’il veut réellement tuer son père.

Et la peur qui apparaît ensuite n’est pas celle d’un père réel qui voudrait tuer son enfant. L’enfant peut avoir peur des conséquences de sa propre rivalité : « Si je prends maman pour moi, papa va m’en vouloir. »

Il découvre alors une contradiction essentielle : « Je veux maman pour moi, mais j’aime papa aussi. »

C’est là qu’intervient le tiers, notamment la fonction séparatrice du père. L’enfant découvre que maman n’est pas à lui, que papa n’est pas à lui, et qu’il ne sera jamais tout pour l’un ou pour l’autre.

Ce renoncement à l’exclusivité est essentiel.

L’enfant va progressivement accepter de ne pas être l’unique objet d’amour de ses parents et pouvoir investir d’autres personnes : les autres enfants, les amis, les enseignants, puis plus t**d les partenaires amoureux.

De l’affect à la désidentification en Dynamique émotionnelle Nous avons souvent tendance à nous identifier à ce que nous...
10/08/2026

De l’affect à la désidentification en Dynamique émotionnelle

Nous avons souvent tendance à nous identifier à ce que nous ressentons : je suis en colère, je suis anxieux, je suis triste.
Pourtant, un affect n’est pas une identité.
Il est une expérience psychique qui apparaît, évolue et peut se transformer.

La Dynamique Émotionnelle propose de travailler directement à partir de cette expérience.
Plutôt que de chercher d’abord à comprendre intellectuellement pourquoi nous réagissons comme nous le faisons, il s’agit de prendre contact avec l’affect, de l’éprouver, de l’exprimer et de le laisser se déployer.

Une colère actuelle peut ainsi conduire à une autre colère, puis à de la tristesse, à une peur, à un sentiment d’abandon ou à des expériences anciennes.

Au fil de ce déroulement affectif, des liens se révèlent et permettent de mieux saisir ce qui, dans notre histoire, continue d’organiser nos réactions présentes.

Ce travail ne vise pas à supprimer les affects. Ils constituent une part essentielle de notre vie psychique. Il s’agit plutôt de ne plus être entièrement pris dans leur emprise et de pouvoir les vivre sans s’y réduire.

La désidentification permet alors un déplacement essentiel :«Je ressens de la colère, mais je ne suis pas ma colère.
Je ressens de la tristesse, mais je ne suis pas ma tristesse.
Une pensée apparaît, mais elle ne définit pas qui je suis.»

À mesure que les identifications se desserrent, de nouvelles modalités d’être et de relation peuvent devenir possibles.

Nous pouvons répondre autrement, percevoir autrement, entrer en relation autrement.

La personne ne cherche plus à devenir quelqu’un d’autre.
Elle se dégage progressivement de ce qui, dans son histoire, la contraint à se vivre et à agir toujours de la même manière.

Cette démarche rejoint une intuition philosophique qui traverse notamment la pensée de Spinoza : nous ne sommes pas des réalités isolées, mais des formes particulières d’une réalité qui nous englobe et dont nous faisons partie.

Dans cette perspective, la thérapie ne consiste pas à construire une nouvelle identité, mais à desserrer les identifications qui limitent notre expérience de nous-mêmes et de notre relation au monde.

Le travail émotionnel permet ainsi de passer d’un vécu où l’on se confond avec ce qui nous traverse à une expérience plus libre de soi : ressentir pleinement, sans être entièrement défini par ce que l’on ressent.

C’est dans cet espace que peuvent apparaître davantage de liberté intérieure, de souplesse relationnelle et de présence à soi et au monde.

Découvrez l'accompagnement de Lucie Arnulf, thérapeute en Dynamique Émotionnelle Exprimée à Paris 16e et en visio.

10/08/2026

Le manque comme espace créateur

Et si le manque n’était pas quelque chose à combler ?

Nous recevons au cabinet des personnes qui viennent chercher de l’aide pour se libérer d’un sentiment de manque, lié à ce qui n’a pas été vécu, à ce qu’elles pensent qu’elles auraient dû pouvoir vivre ou avoir, et qu’elles espèrent pouvoir combler.

Mais que se passe-t-il lorsque, au lieu de chercher à faire disparaître ce manque, elles s’autorisent à rester en contact avec lui et à expérimenter ce qu’il leur fait vivre ?

La Émotionnelle Exprimée facilite l’expression de la tristesse, de la colère, de la frustration, du désir, de la douleur, dans un espace où ces émotions peuvent être pleinement ressenties et exprimées, au rythme du patient.

Le manque ne peut être comblé. Ce qui a manqué a manqué, ce que nous n’avons pas eu, nous ne l’avons pas eu.

Mais nous pouvons apprendre à l’aimer et à NOUS aimer avec ce manque et en faire un espace créateur.

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Confusion entre le risque et le dangerJe rencontre souvent en consultation des personnes qui confondent le risque et le ...
07/08/2026

Confusion entre le risque et le danger

Je rencontre souvent en consultation des personnes qui confondent le risque et le danger.

Beaucoup arrivent en thérapie avec des peurs très intenses, parfois très archaïques. Enfant, elles ont pu vivre l'absence, l'éloignement ou la perte de leur mère ou de leur père, voire les états émotionnels de leurs parents, comme un véritable danger. À cet âge, ces expériences sont vécues comme une menace pour la survie. Pourtant, des années plus t**d, l'adulte continue à vivre dans la peur et à se sentir en danger dans des situations qui relèvent davantage du risque que d'une menace réelle.

Cette confusion entre le risque et le danger peut conduire à vivre dans une vigilance permanente, à éviter certaines situations ou à renoncer à des projets par anticipation.

En Dynamique Émotionnelle Exprimée, nous travaillons à différencier le risque du danger, tout en permettant à la peur de s'exprimer progressivement, au rythme de la personne. En traversant cette émotion dans un cadre sécurisant, il devient possible de ne plus vivre sous son emprise et de retrouver une perception plus juste de la réalité.

Je propose souvent un mantra en groupe, d'Étienne Jalenques qui illustre ce travail :
« J'ai eu très peur, mais je ne suis plus en danger. »
Ce mantra aide progressivement à sortir de cette confusion entre une peur ancienne et la réalité présente.

Avez-vous déjà observé qu'une peur ancienne vous faisait encore ressentir un danger, alors que la situation présente relevait davantage d'un risque ?

Découvrez l'accompagnement de Lucie Arnulf, thérapeute en Dynamique Émotionnelle Exprimée à Paris 16e et en visio.

22/07/2026
18/07/2026

Le miroir maternel : se construire dans le regard de l’autre

Pourquoi tant de personnes ont-elles tant de mal à s’aimer, à se sentir légitimes, à croire qu’elles ont de la valeur ?

Souvent, cette blessure prend racine très tôt, dans les premiers liens.

Avant même les mots, un enfant se construit dans le regard de l’autre. Il a besoin d’être porté, rassuré, touché avec douceur, regardé avec amour. Dans ces bras qui accueillent, dans cette voix qui apaise, dans ces yeux qui disent « je te vois », il commence à sentir, au plus profond de lui : « j’ai de la valeur », « j’ai ma place », « je compte ».

Le regard de l’autre devient alors un premier miroir. Et quand ce miroir renvoie de la chaleur, de la présence et de la tendresse, l’enfant peut peu à peu se sentir en sécurité à l’intérieur de lui-même.

Mais quand il n’a pas assez été vu, reconnu, encouragé, quelque chose se fissure. Plus t**d, cela peut laisser une trace douloureuse : un manque d’estime de soi, une dureté envers soi, ou cette impression intime de ne jamais être assez.

Beaucoup se reconnaîtront dans cette histoire. Parce que nous apprenons souvent à nous aimer à travers les yeux de ceux qui nous ont aimés — ou pas assez.

Et c’est pourquoi être un jour vraiment accueilli, reconnu et aimé peut tout changer.

18/07/2026

Le développement des sentiments : la naissance de l’amour

Pourquoi tant de personnes souffrent-elles d’un manque d’amour, d’un sentiment de vide ou d’une difficulté à faire confiance ?

Une partie de la réponse se trouve dans nos premiers liens.

Dès sa naissance, le bébé a besoin d’un autre pour se sentir en sécurité. Il cherche un regard, une présence, une voix, des bras qui le rassurent. À travers cette relation d’attachement, il découvre peu à peu une expérience fondamentale : « je compte pour quelqu’un », « je peux être aimé ».

Lorsque cet attachement a pu se construire sereinement, l’enfant développe une sécurité intérieure qui lui permet plus facilement d’aller vers les autres et de créer des liens.

Mais lorsque cette première relation a été marquée par l’absence, l’insécurité ou le manque de reconnaissance, une souffrance peut s’inscrire et influencer la manière d’aimer et de se sentir aimé.

Comme l’a montré John Bowlby, l’attachement est le premier lien affectif de l’être humain. Il est cette première graine à partir de laquelle vont pouvoir grandir la tendresse, l’affection et l’amour.

L’amour prend ainsi ses racines dans cette première rencontre : celle où un enfant découvre, dans le regard d’un autre, qu’il a une place.

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03/07/2026

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