22/05/2026
La souffrance - des hommes - en France !
Quand est-il de la souffrance des hommes en France ? Alors que 2 à 6 millions de femmes consultent un chaque année un psychologue, il ne sont que 829 000 à 944 000 hommes .
De même pour les 64 à 196 millions de femmes qui consultent un médecin pour raisons psychiques ou un psychiatre libéral, seuls 32 ,3 millions d’hommes consultent.
Et sur les 3,7 millions d'appels de détresse reçu par SOS amitié, seuls 800 000, concernent les hommes. Oui les hommes consultent peu et demandent rarement de l’aide. Mais peut‑on vraiment en conclure qu’ils vont bien ?
Depuis plus de vingt ans, dans tous les dispositifs de prise en soin psychique, la répartition est toujours la même : 70 % de femmes pour 30 % d’hommes. Et pourtant, chaque année, 1,5 à 1,65 million d’hommes et autant que de femmes — passent par les urgences psychiatriques en France.
Autrement dit la parité entre hommes et femmes n’apparaît pour les hommes que dans les ruptures, les crises, les effondrements.
Ainsi la souffrance masculine circule ailleurs : dans les conduites à risques, les addictions, la violence, et se comptabilise dans les comportements les plus délétères pour la santé et la vie sociale et jusqu’aux suicides achevés, où les hommes représentent alors, dans une inversion radicale plus 75 % des décès.
Alors, dire que les hommes n’ont pas de problème, statistiquement c'est vrai ; Que ce sont eux le problème, statistiquement c'est aussi vrai, et il n'y a qu'a observer les statistiques santé publique et de police justice.
Mais ces deux propositions ne sont vraies qu’à la condition de présumer que les circuits d’accueil et de prise en soin psychique sont tout autant adaptés aux hommes - qui n’y vont pas - qu’aux femmes qui les fréquentent majoritairement !
Bien évidemment, il est toujours possible d'accuser les hommes, qui sont fermés, incapables de parler de leurs émotions ou prisonniers d’une masculinité toxique qu’il faudrait rééduquer. Mais il y a une autre hypothèse possible — et elle change tout — et si ce n’était pas les hommes qui étaient inadaptés à la psychologie, mais la psychologie qui n’était pas adaptée aux hommes ?
Dans d’autres domaines, comme la micro-informatique durant les années 80, nous avons su faire cette révolution et nous affranchir des tours d'ivoire des informaticiens experts et rigides retranchés dans les salles blanches des services informatiques.
Et si aujourd’hui un enfant est capable de se servir d'un smartphone de manière intuitive , sans devoir télécharger; manuel d'utilisation et Data Book, c’est parce que le logiciel est pensé pour l’utilisateur, et non pour les ingénieurs et les experts qui l’ont conçu.
La psychologie masculine propose exactement cette stratégie de rupture, adapter la psychologie aux hommes, et non les hommes à la psychologie. !!
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Souffrance masculine en France : ce que les chiffres ne montrent pas ! Les hommes consultent peu, mais entrent massivement par les urgences psychiatriques. Faute de statistiques genrées fiables, leur souffrance reste invisible. Analyse complète des portes d’entrée du soin psychique et des limit...