09/07/2026
Le chiffre ne dit presque rien,
300, 350 cc. C’est souvent le premier mot d’une demande d’augmentation. Comme si un beau sein était une affaire de centimètres cubes.
Il ne l’est pas.
Le sein n’est pas posé sur le thorax. Il y est ancré par des ligaments qui définissent sa position, sa stabilité, sa forme naturelle. Pour chaque morphologie, il n’existe qu’un seul diamètre d’implant qui respecte ces attaches, avec une marge minime. Au-delà, on déstructure.
Et un implant pèse. Un poids qui varie d’ailleurs d’une prothèse à l’autre, à volume égal, selon la densité du gel. Ce poids travaille en permanence sur les ligaments qui soutiennent le sein, et finit parfois par accentuer le relâchement qu’il était censé corriger. Un volume mesuré, adapté à la morphologie, vieillit mieux qu’un volume choisi pour impressionner.
La vraie question n’est donc pas « combien ».
C’est « quel diamètre, pour quel sein, sur quelle durée ».
Et celle-là ne se décide pas sur une image vue ailleurs. Elle se décide en consultation, après avoir regardé, mesuré, et compris.