18/07/2026
Une histoire qui mêle de vieux messieurs grecs, de mauvaises traductions, des vaches et une avancée scientifique publiée il y a à peine cinq mois.
Une histoire rocambolesque, tragique et pourtant authentique.
Accrochez-vous ! 🫨
On raconte souvent que le clit*ris a été « découvert » à la Renaissance, en 1559, par l’anatomiste Realdo Colombo.
Belle histoire, mais fausse 😲
Car aussi convaincu soit-il de sa priorité, Realdo Colombo ne découvre pas un organe inconnu.
Bien avant lui, des médecins grecs et arabes en parlaient déjà, et vers 1025, Avicenne l’évoquait dans son Canon de la médecine.
Ce qui a changé au fil des siècles, ce n’est donc pas la connaissance elle-même, mais sa transmission, et parfois sa disparition volontaire des manuels.
La description anatomique complète du clit*ris n’est d’ailleurs entrée dans certains manuels scolaires français qu’en 2017.
Rufus n’était pas un cas isolé. À la même époque, le médecin Soranos d’Éphèse décrivait lui aussi le clit*ris dans son traité sur les maladies des femmes, en expliquant qu’il se dissimule « comme les jeunes mariées sous leur voile » (une métaphore qui en dit long sur le rapport de l’époque à la se*ualité féminine).
Autrement dit : le problème n’a jamais été l’ignorance, mais la pudeur qu’on a imposée à ce savoir.
Chaque mot raconte une époque.
Myrton et nymphè viennent du grec, ce dernier terme rappelant la jeune mariée qu’on doit voiler et cacher.
Landica, en latin, dériverait de g***s (« petit gland ») et a donné landie en ancien français. Quant à tentigo, il désignait au départ la tension de l’érection, avant de glisser vers le clit*ris à la fin du Moyen Âge.
Un mot différent à chaque siècle, souvent choisi pour modérer plutôt que pour décrire.
Cette double lecture n’est pas un hasard historique : elle vient directement du modèle médical dominant jusqu’à la Renaissance, où l’on concevait les organes féminins comme une version « intérieure » et incomplète des organes masculins.
Résultat : deux logiques contradictoires ont cohabité pendant des siècles : minimiser cet organe pour l’ignorer et le pathologiser dès qu’il devenait visible.
Les pratiques de clit*ridectomie en Occident comme ail