Centre de Formation Clinique - TDAH

Centre de Formation Clinique - TDAH Une page consacrée au Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH)

Rentre à la maison et hop un nouveau livre qui rejoint ma bibliothèque !
29/08/2026

Rentre à la maison et hop un nouveau livre qui rejoint ma bibliothèque !

Le sur-risque d'accident de la route associé au TDAH est un résultats bien établis de la littérature. Entre 25 et 50 % d...
29/08/2026

Le sur-risque d'accident de la route associé au TDAH est un résultats bien établis de la littérature. Entre 25 et 50 % d'accidents en plus. Fait intéressant, les périodes de traitement sont associées à une réduction substantielle de ce risque.

C'est un sujet qui a sa place en consultation, au même titre que la fatigue ou les médicaments qui altèrent la vigilance.

Une méta-analyse récente avance un tout autre chiffre : 93 % d'accidents en plus chez les adultes ayant un TDAH diagnostiqué mais non traité. Il circule déjà, et il est repris comme une clarification bienvenue.

Mais l'analyse menée sur cet article amène beaucoup de reflexions. Sur les quatre études incluses, une seule pèse pour 81 % du résultat et les deux dernières comptent pour deux millièmes.

Les auteurs rapportent un désaccord entre études qui frôle son maximum, puis retiennent une méthode de calcul qui suppose exactement l'inverse, ce qui produit une fourchette d'une étroitesse trompeuse.

Surtout, les chiffres repris ne sont pas ceux que publient les études sources. Là où les auteurs suédois écrivent un sur-risque de 47 %, la méta-analyse leur fait dire 190 %, après avoir retiré tous les ajustements (sexe, âge ...) qu'ils avaient appliqués.

Ce n'est pas une querelle d'experts. Cette analyse appelle à ce que ce risque soit pris en compte dans les politiques de délivrance du permis. En raccourci, le TDAH non traité pourrait devenir une condition prise en compte sur le fait de délivrer ou non le permis de conduire.

Or les données ne soutiennent pas une restriction fondée sur le diagnostic : le risque se concentre chez les personnes qui présentent aussi des troubles du comportement, il ne se distingue plus de celui des autres conducteurs chez les adultes dont les symptômes se sont atténués, et les jeunes conducteurs avec TDAH ret**dent déjà spontanément leur accès au permis.

En conclusion, le risque d'accident de la route lié au TDAH non traité est réel mais sans doute beaucoup moindre que cette dernière méta analyse ne nous le montre.

Continuer à lire et à vous informer et pas à croire des chiffres de premiers abords qui ont l'air catastrophique.

Le lien pour l'analyse complète de cet article est en commentaire 👇

Un texte paru fin 2025 propose de considérer le TDAH comme un trouble du rythme circadien. Le titre est catégorique, la ...
27/08/2026

Un texte paru fin 2025 propose de considérer le TDAH comme un trouble du rythme circadien. Le titre est catégorique, la conclusion des auteurs beaucoup moins, puisqu'ils y précisent qu'ils ne proposent pas de reclasser le trouble.

Entre les deux, on lit que le décalage veille-sommeil concernerait jusqu'à 78 % des personnes concernées, que la sécrétion de mélatonine démarre 90 minutes plus t**d chez l'adulte, et que ces observations justifient une approche chronobiologique.

Les données sous-jacentes existent. Ce sont les précautions qui s'érodent. Le 78 % est une borne haute issue d'une r***e narrative, pas une estimation de prévalence. Les 90 minutes ont été mesurées chez des adultes ayant à la fois un TDAH et une insomnie d'endormissement chronique, donc recrutés sur le phénotype qu'on généralise ensuite. Et sur le versant thérapeutique, le seul essai contrôlé contre placebo ayant mesuré à la fois la phase et les symptômes chez l'enfant a bien avancé l'horloge de 44 minutes, sans effet sur la cognition ni sur le comportement.

Le même mécanisme se répète un cran plus loin. Dans un contenu vidéo récent sur Instagram, par ailleurs sérieux et produit par quelqu'un qui connaît le sujet, le « jusqu'à 78 % » est devenu « environ 78 % », la restriction sur l'insomnie a disparu, et la moyenne de groupe s'est muée en affirmation adressée au spectateur. Ce n'est pas une question de compétence, c'est ce que produit un format de soixante secondes : les qualificatifs coûtent des secondes et affaiblissent l'accroche.

Ce qui reste solide mérite d'être dit. Un endormissement t**dif n'est pas un défaut de volonté, le sommeil doit être exploré systématiquement dans une évaluation du TDAH, et les mesures proposées sont simples et sans risque. Mais améliorer le sommeil et traiter le TDAH ne sont pas la même affirmation, et la seconde n'est pas démontrée.

Trois questions suffisent à faire le tri devant à peu près n'importe quel chiffre : est-ce une borne ou une moyenne, sur quelle population a-t-il été mesuré, et décrit-il un groupe ou est-il en train de me décrire, moi.

L'article complet est disponible sur Substack - Lien en premier commentaire 👇

Reprise aujourd'hui de la formation à Orléans, avec les équipes d'un CAMSP et d'un SESSAD. Première session de trois jou...
26/08/2026

Reprise aujourd'hui de la formation à Orléans, avec les équipes d'un CAMSP et d'un SESSAD.

Première session de trois jours sur le TDAH, construits autour de trois verbes qui ne sont pas décoratifs : comprendre, évaluer, accompagner.

Comprendre, d'abord, parce que le modèle a changé. Réduire le TDAH à un déficit d'attention ne rend plus compte de ce que la clinique montre : des difficultés d'autorégulation qui touchent l'engagement dans la tâche, la gestion de l'effort, le rapport au délai et souvent la régulation émotionnelle. C'est cette compréhension qui rend intelligibles des situations autrement contradictoires, comme l'enfant capable de trois heures d'attention soutenue sur ce qui l'intéresse et de rien du tout sur un exercice de dix minutes.

Évaluer, ensuite, non pas comme le remplissage d'une grille mais comme un raisonnement. Les critères sont connus de tous, la difficulté est ailleurs : décider ce qui fait qu'un comportement devient un symptôme, ce qui suppose d'apprécier sa durée, son intensité au regard de l'âge, son retentissement fonctionnel réel et sa présence dans plusieurs contextes. Puis tenir le diagnostic différentiel et les comorbidités, qui sont la règle plus que l'exception.

Accompagner, enfin, parce que c'est là que travaillent réellement ces équipes, et parce que l'accompagnement n'attend pas la conclusion diagnostique.

Trois jours ne suffisent pas à installer un protocole, mais suffisent à poser ce qui le rend possible : traduire un profil en objectifs concrets, ajuster l'environnement et les exigences avant d'espérer articuler le travail de l'équipe avec celui des parents et de l'école, et savoir ce qu'on peut raisonnablement attendre de chaque levier plutôt que de les empiler.

Le TDAH est très visible dans l'espace public, ce qui produit des attributions hâtives ... et pourtant il reste pourtant sous-repéré. La formation est aujourd'hui, et plus que jamais, indispensable !

Une mère arrive à la troisième séance de guidance parentale. Le carnet d'observation est vide, elle est en ret**d pour l...
26/08/2026

Une mère arrive à la troisième séance de guidance parentale. Le carnet d'observation est vide, elle est en ret**d pour la deuxième fois, et elle restitue pourtant le contenu de la séance précédente avec précision. La lecture réflexe la range du côté du manque de motivation et d'engagement. Une autre hypothèse mérite d'être posée avant celle-là : elle a peut-être, elle aussi, un TDAH.

A la suite de la publication précédente, une nouvelle r***e systématique conduite par l'équipe de Therese Lindström, prend cette question au sérieux.

Les programmes d'entraînement aux habiletés parentales reposent sur des prérequis très identifiables : assister à des séances hebdomadaires, retenir un principe et l'appliquer de façon constante à la maison, réagir dans la seconde à un comportement, tenir un relevé écrit entre les séances, rester régulé face à un enfant qui ne l'est pas.

Ce sont exactement les fonctions que le TDAH adulte affecte. Et compte tenu de la transmission familiale du trouble, une part importante des parents concernés par ces programmes présente elle-même un TDAH.

Le résultat le plus frappant de cette r***e est un décompte. Sur plus de six mille cinq cents références screenées, quatre études seulement, rapportées dans cinq articles, portent explicitement sur des programmes conçus pour ou ciblant ces parents. Deux essais randomisés au total, des effectifs allant de douze à cent-neuf participants. Trente ans après les premiers signalements du problème, la littérature qui y répond directement tient en une poignée de travaux.

Ces études vont dans un sens plutôt encourageant sans permettre de conclure, et chaque résultat provient d'une étude différente sans être répliqué : hausse des pratiques parentales positives, réduction de la discipline incohérente et des punitions corporelles, amélioration du sentiment d'efficacité parentale, baisse du stress parental.

Du côté des enfants, deux études rapportent une réduction du retentissement fonctionnel, mais aucune des deux ne montre de modification statistiquement significative des symptômes de TDAH évalués par les parents.

Les auteurs ont aussi tenté une approche indirecte, en regroupant vingt-huit études de guidance parentale ayant mesuré les symptômes TDAH des parents à l'inclusion. Aucune de leurs analyses principales ne met en évidence d'association entre le niveau de TDAH parental et le bénéfice retiré du programme. Cette absence demande à être lue pour ce qu'elle est : les données disponibles ne permettent pas de tester correctement l'hypothèse, faute de variabilité suffisante et de mesures cliniques du TDAH parental. Absence de preuve n'est pas preuve d'absence.

Le volet le plus directement utilisable est le troisième, une analyse qualitative de cinquante-quatre publications recensant les adaptations observées ou proposées. Rien de spectaculaire, tout est concret :

1. établir un profil du parent et du contexte familial avant de commencer et pas seulement un profil de l'enfant,
2. laisser le parent choisir ses objectifs,
3. traiter l'organisation de la participation comme une partie du travail plutôt que comme un prérequis,
4. travailler explicitement la régulation émotionnelle du parent,
5. réduire le nombre de compétences enseignées,
6. viser l'automatisation par la répétition,
7. prévoir un plan de maintien et des séances de rappel.

Très peu d'équipes rapportent avoir consulté des parents avec TDAH sur la conception de ces programmes.

Rien dans ce travail ne justifie de restreindre l'accès à la guidance parentale aux parents avec TDAH, et rien n'établit non plus qu'un programme standard leur suffise.

La question opérationnelle reste entière : lesquels n'ont besoin d'aucune adaptation, lesquels d'un aménagement léger, lesquels d'un accompagnement substantiel.

En attendant, deux réflexes ne coûtent rien : interroger le TDAH parental au moment de l'orientation plutôt que de le découvrir en séance dix, et considérer les obstacles d'engagement comme un objet de travail et non comme un indicateur de motivation. Un parent qui oublie n'est pas un parent qui refuse.

J'ai développé tout cela dans un article Substack. Le lien est en commentaire 👇

Le Centre de Formation Clinique ouvre deux postes de formateur pour son pôle Parentalité pour l'année 2027 : l'un sur le...
25/08/2026

Le Centre de Formation Clinique ouvre deux postes de formateur pour son pôle Parentalité pour l'année 2027 : l'un sur le burnout parental, l'autre sur l'accompagnement des parents d'enfant présentant un trouble du spectre de l'autisme.

Le burnout parental est souvent perçu comme une variante domestique de l'épuisement professionnel, l'accompagnement parental comme une déclinaison de la guidance éducative générale. Les travaux de Roskam et Mikolajczak conduisent plutôt à traiter le burnout parental comme un syndrome à part, qui ne se confond ni avec la dépression ni avec le burnout professionnel, et dont les déterminants tiennent pour beaucoup au déséquilibre entre les contraintes de la parentalité et les ressources dont le parent dispose.

Du côté du TSA, les programmes d'accompagnement parental forment un champ constitué, avec ses protocoles et ses résultats propres, qu'il faut savoir présenter pour ce qu'ils établissent comme pour ce qu'ils n'établissent pas.

C'est cette précision-là que je cherche chez les personnes qui viendront former les professionnels de la santé et de l'éducation.

Concrètement : deux jours de formation par thème (à discuter évidemment), en ligne, en français. Le formateur en conçoit le contenu (plan, support, questionnaire d'évaluation, documentation complémentaire) puis le finalise avec moi avant diffusion. Une expérience avérée de la formation professionnelle en ligne et un numéro de déclaration d'activité sont nécessaires.

Le dossier comprend un CV et une proposition de trame accompagnée d'une dizaine de diapositives d'introduction.

⚠Ces documents restent la propriété de leur auteur : quelle que soit l'issue de la candidature, rien de ce qui m'est transmis ne sera réutilisé, adapté ou diffusé. Demander un travail de conception à des candidats engage celui qui le demande.⚠

Candidatures jusqu'au 30 septembre 2026, à [email protected].

Le numéro 107 de Focus TDAH est parti ce matin, après sept semaines d'interruption. La lettre reprend. Chaque semaine, l...
24/08/2026

Le numéro 107 de Focus TDAH est parti ce matin, après sept semaines d'interruption. La lettre reprend.

Chaque semaine, la lettre réunit trois choses. Des données récentes, présentées avec le niveau de preuve qui leur correspond, une méta-analyse n'est pas une étude isolée, un effet significatif n'est pas nécessairement un effet cliniquement pertinent, et une association n'est pas une causalité. Des repères cliniques directement transposables en consultation. Et un atelier clinique, qui porte moins sur les réponses que sur les questions à poser.

Elle s'adresse aux professionnels de santé, psychologues, médecins, enseignants et éducateurs, mais aussi aux parents et aux étudiants qui cherchent une information sourcée plutôt qu'un contenu calibré pour retenir l'attention. Sur le TDAH plus qu'ailleurs, l'enjeu n'est pas seulement de disposer de meilleures affirmations : c'est d'apprendre à évaluer celles que l'on croise.

Chaque lundi, l'essentiel.

Le lien d'inscription est en premier commentaire.

La rentrée c'est aussi le moment des mises à jours !  En supervision, je lis beaucoup de comptes rendus d'évaluation. La...
24/08/2026

La rentrée c'est aussi le moment des mises à jours !

En supervision, je lis beaucoup de comptes rendus d'évaluation. La plupart sont sérieux : les données sont là, les conclusions sont prudentes, le vocabulaire est juste. Il leur manque pourtant presque toujours la même chose, et ce n'est pas un défaut de forme.

On ne voit pas comment le clinicien est arrivé à sa conclusion.

Les hypothèses concurrentes ont bien été envisagées, je le sais parce que nous en parlons ensuite, mais elles n'apparaissent nulle part dans le texte. Le médecin qui reçoit le rapport ne peut alors rien en faire d'autre qu'accorder ou refuser sa confiance. Il ne peut pas discuter le raisonnement, puisqu'il ne le voit pas.

La différence est de nature, pas de degré. Un rapport n'est pas le compte rendu de ce qu'on a fait pendant l'évaluation, c'est la démonstration de ce qu'on a conclu. Écrire que l'hypothèse d'un trouble anxieux a été considérée, qu'elle n'est pas retenue à titre principal parce que l'inattention est décrite depuis la maternelle et dans des contextes dépourvus d'enjeu évaluatif, prend trois lignes et change ce que vaut le document.

C'est pour cette raison que la formation Entretien clinique à visée diagnostique du TDAH s'enrichit d'un module consacré aux rapports écrits. Sept séquences vidéo, une architecture en sept sections, une échelle de formulation de l'incertitude, une grille de relecture, et quatre rapports complets commentés ligne à ligne.

Ces quatre rapports couvrent la profondeur d'une pratique. Une enfant de 8 ans chez qui l'inattention précède de trois ans les manifestations anxieuses. Un adolescent de 14 ans dont l'opposition est contextuelle là où l'inattention est transversale, et c'est cette dissociation qui dit lequel des deux troubles explique l'autre. Une femme de 31 ans déjà suivie pour un trouble de la personnalité borderline, chez qui la question devient de savoir ce qui persiste pendant les périodes de rémission.

Le quatrième porte sur un enfant de 6 ans, et il ne conclut pas. Il dit ce qui manque, dans quel ordre l'obtenir, et ce que chaque élément changera. C'est le rapport que la plupart d'entre nous redoutent le plus d'écrire, et c'est souvent celui qui protège le mieux l'enfant.

Une précision qui vaut d'être faite : ce constat vient de ce que je lis en supervision, pas d'une étude. C'est une observation de terrain, et je la présente comme telle. L'objectif n'est pas de formater des rapports mais bien de donner une reflexion permettant d'adapter son propre travail.

Le module est en ligne. Lien en premier commentaire.

Le 18 août dernier, Channel 4 a diffusé un documentaire intitulé « The Great ADHD Myth? », qui conclut devant plusieurs ...
23/08/2026

Le 18 août dernier, Channel 4 a diffusé un documentaire intitulé « The Great ADHD Myth? », qui conclut devant plusieurs millions de téléspectateurs que le TDAH serait une construction sociale et non un trouble du neurodéveloppement.

La question posée est légitime. On a le droit de se demander si les seuils diagnostiques sont bien placés, si les évaluations sont sérieuses, si certains diagnostics sont mal posés. Ce sont même des questions qu'il faut poser, et le programme en pose deux qui sont parfaitement fondées.

Ce n'est pas la question qui pose problème, c'est la démonstration. J'ai passé le programme au crible et relevé six endroits où il ne tient pas avec ce qu'il rapporte lui-même. Aucun de ces six points ne demande d'avoir un avis préalable sur le TDAH : ils se constatent en lisant le film.

Trois d'entre eux suffisent à donner le ton.

1. Le film construit sa démonstration autour d'un garçon de dix ans qui arrête son traitement, et se termine sur la décision de ne pas le reprendre ; un carton après le générique indique que l'enfant a repris son traitement deux mois plus t**d et que ses résultats scolaires se sont améliorés.

2. Dès la cinquième semaine d'arrêt, l'enseignant décrit un enfant plus agité, plus bavard, désengagé, en difficulté sur un travail qu'il terminait auparavant : la séquence est montrée, elle n'est jamais traitée comme une donnée qui pèserait contre la thèse du film.

3. L'arrêt du traitement s'accompagne de la suppression des écrans, d'un changement de régime alimentaire, de compléments, d'une routine de yoga, de plus de temps dehors et de plus d'attention parentale, avec une équipe de tournage, un coach et une nutritionniste à la maison.

Six paramètres au moins varient en même temps, ce qui interdit toute inférence causale sur l'un d'eux.

S'y ajoute que Katya Rubia, spécialiste de l'imagerie du TDAH depuis trente ans et seule chercheuse du champ à intervenir dans le film, a déclaré publiquement que sa contribution avait été sélectionnée et sortie de son contexte.

Restent des critiques que les chercheurs valident eux-mêmes. Par exemple, la qualité des évaluations, d'abord : le présentateur se fait diagnostiquer par visioconférence en moins d'une heure pour 1200£, sans recueil d'informations collatérales, sans histoire développementale, sans dépistage des comorbidités, quand les recommandations internationales demandent bien davantage.

Un point qui me semble plus important que le reste. Si vous prenez un traitement, ou si votre enfant en prend, ne modifiez rien après une émission de télévision, ni après un commentaire sur les réseaux, ni après cette vidéo. Une pause thérapeutique est une décision clinique légitime, mais elle se planifie et se suit avec le prescripteur.

Le TDAH ne se diagnostique pas sur une reconnaissance dans un reportage ni sur une liste de traits. Il suppose des difficultés durables, marquées, et un retentissement fonctionnel documenté dans plusieurs domaines de vie.

La chaîne YouTube du TDAH LAB a publié quinze vidéos en quatre mois, puis s'est arrêtée trois mois. Elle reprend bientôt...
22/08/2026

La chaîne YouTube du TDAH LAB a publié quinze vidéos en quatre mois, puis s'est arrêtée trois mois. Elle reprend bientôt, et elle a amélioré son visage entre-temps.

Quatre-vingt mille vues, trois mille nouveaux abonnés, dix mille heures de visionnage cumulé.

C'est le troisième chiffre qui m'intéresse réellement ! Dix mille heures représentent plus de quatre cents jours d'attention continue, sur des vidéos de vingt à soixante minutes consacrées au rôle de la noradrénaline dans l'attention, au métabolisme du fer ou à la place réelle de l'ergothérapie. La seule chose que ces chiffres établissent, c'est qu'il existe une audience disposée à rester longtemps sur une question technique, à condition qu'on ne lui promette pas davantage que ce que la littérature soutient. Cela suffit à justifier la suite.

Bannière, avatar, quinze vignettes et cinq sections ont été refaits sur une charte unique.

Les vidéos reprennent très bientôt.

TDAH LAB est une association de recherche qui vise à transmettre et participer à la création de connaissances autour du TDAH.

Adresse

1764 Avenue De Toulouse
Payrac
46350

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