06/07/2026
Depuis quelque temps, je vois revenir partout la même explication : si une personne souffre en amour, c'est parce qu'elle souffre de dépendance affective. Et si elle souffre de dépendance affective, c'est qu'elle manque d'amour d'elle-même.
Je comprends pourquoi cette idée rencontre autant de succès. Elle est simple, facile à retenir et donne l'impression qu'il suffirait de mieux s'aimer pour aller mieux.
Pourtant, plus j'avance dans ma pratique de psychologue, plus cette lecture me paraît incomplète dans la mesure où les personnes que je rencontre en cabinet ne manquent pas toutes d'estime d'elles-mêmes. Beaucoup sont d'ailleurs autonomes, compétentes, investies dans leur travail, entourées par leurs proches. En revanche, lorsque leur relation amoureuse vacille, quelque chose de beaucoup plus profond s'effondre avec elle.
Et si ce que nous appelons dépendance affective parlait moins d'un manque d'amour de soi que d'une difficulté à conserver un sentiment de sécurité lorsque le lien est menacé ? Cette nuance change beaucoup de choses. Elle nous invite à regarder autrement notre histoire d'attachement, notre système nerveux, nos expériences relationnelles, mais aussi les attentes que notre société fait peser sur le couple. Nous demandons aujourd'hui à une seule relation ce que nous trouvions autrefois dans une multitude de liens.
C'est cette réflexion que j'ai eu envie de développer dans mon dernier article, en croisant psychologie de l'attachement, psychologie sociale, approche systémique et clinique du couple.
Je serais heureuse de connaître votre regard. Pensez-vous que nous expliquons aujourd'hui trop de souffrances amoureuses par la dépendance affective ?
Le lien vers l'article est en commentaire.
💚Je m’appelle Céline BERCION.
Dr en psychologie sociale et systémique, thérapeute de couple (en individuel ou à deux), s**othérapeute et spécialiste des états élargis de conscience, j’accompagne les personnes en pleine traversée : crise conjugale, séparation, perte de désir, blocage émotionnel ou quête de sens. Je vous reçois à Bordeaux ou en visio