16/07/2026
La pendule affichait 3h12 du matin, mais elle gardait les yeux grands ouverts, fixés sur le plafond invisible.
Dans sa poitrine pesait encore le goût amer de la veille. Ce moment précis où elle aurait dû parler, dire « non », ou peut-être dire « je pars ». À la place, elle avait baissé les yeux, lissé sa jupe et souri poliment. Le silence de la lâcheté ordinaire.
Elle tourna la tête vers la fenêtre où passait la lueur des réverbères. Demain, non, dans quelques heures, le soleil se lèverait.
Elle ferma les yeux et prit une longue inspiration, visualisant l'aube comme une promesse. Elle n'attendait pas un miracle, juste un léger décalage dans les rouages de son cœur. Elle imaginait ses paupières s'ouvrir à sept heures, non pas avec la lourdeur de l'habitude, mais avec une colonne vertébrale un peu plus droite, une voix un peu plus ferme.
« Demain », chuchota-t-elle dans le noir, comme on jette une pièce dans une fontaine.
Elle se glissa sous les draps, serrant les poings, prête à dormir pour enfin devenir celle qu'elle avait manqué d'être aujourd'hui.
Parfois on attend de se réveiller demain matin avec le courage qu'on n'a pas eu aujourd'hui ! Mais le courage ne se fabrique pas dans nos rêves, il se fabrique quand on ose !