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PROTHÈSE 100 % SANTÉ : LE DEVIS GLOBAL EST-IL POUR AUTANT À 0 € ?C'est une distinction essentielle lorsqu'on parle d'acc...
27/08/2026

PROTHÈSE 100 % SANTÉ : LE DEVIS GLOBAL EST-IL POUR AUTANT À 0 € ?

C'est une distinction essentielle lorsqu'on parle d'accès financier aux soins dentaires.

Le 100 % Santé permet, sous les conditions applicables, une prise en charge intégrale des prothèses appartenant au panier concerné.
Mais cela ne signifie pas nécessairement que l'ensemble du parcours figurant sur le devis est sans reste à charge.

J'ai sous les yeux plusieurs devis dentaires réels.
L'un d'eux est particulièrement parlant.
- Prothèse amovible résine : 1 100 €
- Panier indiqué sur le devis : 1 – 100 % Santé

Mais le même devis comporte également :
- « Montage directeur sur moulage d'étude » : 400 € – NR
- « Enregistrement des rapports maxillomandibulaires » : 1 000 € – NR
- « Rebasage de prothèse amovible complète » : 1 200 € – NR
TOTAL DU DEVIS : 3 700 €

Montant remboursé par l'Assurance Maladie obligatoire indiqué sur le devis : 109,65 €.

Montant indiqué comme non remboursé par l'Assurance Maladie obligatoire : 3 590,35 €.

⚠️ Soyons précis.

3 590,35 € non remboursés par l'Assurance Maladie obligatoire ne signifient pas nécessairement 3 590,35 € restant définitivement à la charge du patient.

Une complémentaire peut intervenir selon le contrat et selon la nature des prestations.

Et la présence d'un acte non remboursé ne signifie pas davantage que cet acte serait nécessairement injustifié : certaines situations cliniques peuvent nécessiter des interventions particulières.

Mais cet exemple met en évidence quelque chose d'important :
pour mesurer l'accessibilité économique réelle d'un parcours prothétique, regarder uniquement la ligne « 100 % Santé » ne suffit pas.

Il faut regarder le devis dans son ensemble.
Et distinguer :
- le prix et le régime de prise en charge de la prothèse ;
-les soins et actes cliniques nécessaires ;
- les éventuelles prestations complémentaires ;
- les actes non remboursés par l'Assurance Maladie ;
- l'intervention éventuelle de la complémentaire ;
- et, finalement, ce que la personne paie réellement.

C'est aussi pourquoi le débat actuel sur le ticket modérateur ne doit pas masquer une question beaucoup plus large.

Quel est le coût réel d'un parcours prothétique complet ?

Et surtout :
quelle part de ce coût correspond au dispositif, aux soins nécessaires, aux prestations complémentaires, aux déplacements, au temps mobilisé et au reste effectivement supporté par la personne ?

C'est précisément ce que devraient permettre de mesurer des projets pilotes territoriaux : non pas présumer qu'une organisation coûte moins cher, mais comparer objectivement les parcours, leur composition, leur coût global et leurs résultats.

Car l'objectif du 100 % Santé ne devrait pas seulement être visible sur une ligne du devis.

Il doit être effectif pour la personne dans son parcours réel.

À RELIRE AUJOURD’HUI À LA LUMIÈRE DES DOCUMENTS.En septembre 2024, Dentaire365 relayait l’affirmation selon laquelle la ...
26/08/2026

À RELIRE AUJOURD’HUI À LA LUMIÈRE DES DOCUMENTS.

En septembre 2024, Dentaire365 relayait l’affirmation selon laquelle la formation de denturiste serait illégale en France, en reprenant la position de l’Ordre des chirurgiens-dentistes.

Deux ans plus t**d, et alors que je publie actuellement plusieurs documents sur le fonctionnement et les prises de position de l’Ordre, cet article mérite d’être relu.

Pourquoi ?

Parce qu’un élément essentiel précède ces déclarations publiques : le courrier de 2023 et la réponse qui lui a été apportée, alors que l’existence de la formation et de l’activité était déjà connue.

Il faut donc désormais remettre les documents dans leur ordre chronologique et comparer ce qui était connu, ce qui a été écrit, puis ce qui a été publiquement affirmé.

Et surtout distinguer trois choses très différentes :

➡️ une affirmation publique ;
➡️ l’annonce d’une plainte ;
➡️ une décision de justice.

À ma connaissance, je n’ai à ce jour reçu notification d’aucune décision judiciaire déclarant ma formation illégale.

Les documents ont une mémoire. Et leur chronologie aussi.

La suite permettra d’en comprendre toute l’importance.

https://www.dentaire365.fr/actualites/formation-denturiste-illegale-france/

DENTAIRE : LE TICKET MODÉRATEUR VA AUGMENTER. MAIS EST-CE VRAIMENT LÀ QUE SE SITUE LE PROBLÈME ?Le décret n° 2026-809 du...
24/08/2026

DENTAIRE : LE TICKET MODÉRATEUR VA AUGMENTER. MAIS EST-CE VRAIMENT LÀ QUE SE SITUE LE PROBLÈME ?

Le décret n° 2026-809 du 21 août 2026 vient d’être publié au Journal officiel.
À compter du 1er janvier 2027, il modifie le cadre de participation des assurés pour les honoraires des chirurgiens-dentistes et certains actes de soins dentaires.

La fourchette réglementaire prévue à l’article R.160-5 du Code de la sécurité sociale passe de 35–45 % à 50–60 %.

C’est une évolution importante.
Mais il faut regarder précisément ce qu’elle signifie.

Une augmentation du ticket modérateur correspond d’abord à une modification de la répartition du financement entre l’Assurance Maladie obligatoire, les organismes complémentaires et, selon la situation de la personne, un éventuel reste à charge.

Elle ne signifie pas que le coût réel d’un parcours dentaire diminue.
Et en matière de prothèse dentaire, la question est encore différente.
Le dispositif 100 % Santé continue d’organiser la prise en charge des prothèses qui relèvent de son panier et remplissent les conditions applicables.

L’impact de cette évolution sur les travaux prothétiques relevant de ce dispositif devrait donc être beaucoup plus limité que ne pourrait le laisser penser la seule lecture du nouveau taux de participation.

Mais surtout, il ne faut pas confondre :

- le ticket modérateur ;
- le tarif et le régime de remboursement de la prothèse ;
- les éventuels actes ou prestations complémentaires figurant sur un devis ;
- et le reste à charge réellement payé par la personne à la fin du parcours.

Ce sont quatre choses différentes.
C’est précisément pour cette raison que le débat sur la soutenabilité du système de santé ne peut pas se limiter à une question :

« Qui doit payer ? »

Il faut également poser celle-ci :

« Combien coûte réellement le parcours, comment est-il organisé et quelles ressources mobilise-t-il ? »

En prothèse amovible, cela signifie notamment regarder le parcours dans son ensemble : examens et soins nécessaires, étapes prothétiques, déplacements, temps mobilisé dans les cabinets, suivi, adaptations, réparations, renouvellements et éventuelles prestations complémentaires.

Déplacer une partie du financement de l’Assurance Maladie vers les complémentaires peut modifier la répartition de la dépense.

Cela ne réduit pas la dépense elle-même.

La soutenabilité passe aussi par l’organisation.

Et lorsque du temps médical est rare, que les besoins augmentent et que certaines populations rencontrent déjà des difficultés d’accès, mieux répartir les fonctions et réserver le temps clinique aux examens, diagnostics et soins qui le nécessitent devient également une question économique.

C’est précisément l’un des sujets que nous souhaitons mettre sur la table avec les projets pilotes territoriaux de parcours prothétique amovible coordonné.

𝐒𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧 𝐚𝐦𝐨𝐧𝐭, 𝐩𝐥𝐮𝐭𝐨̂𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐩Le rapport conjoint de l’Inspection gé...
21/08/2026

𝐒𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧 𝐚𝐦𝐨𝐧𝐭, 𝐩𝐥𝐮𝐭𝐨̂𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐩

Le rapport conjoint de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), consacré à la lutte contre la fraude aux prescriptions et aux facturations à l’Assurance Maladie, met en évidence un enjeu majeur : 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐢̂𝐧𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐜𝐫𝐢𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐞𝐭 𝐟𝐚𝐜𝐭𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.

Parmi ses orientations, le rapport préconise notamment une évolution des contrôles de l’aval vers l’amont, afin de prévenir les anomalies avant le paiement plutôt que de rechercher ensuite les indus.

Cette réflexion dépasse largement la seule question de la fraude.

Elle pose une question plus générale d’organisation du système de santé :
sommes-nous capables de tracer simplement ce qui a été prescrit, ce qui a réellement été réalisé, par qui, ce qui a été délivré et ce qui a finalement été facturé ?

Dans le domaine de la prothèse dentaire amovible, cette question mérite également d’être posée.

Une organisation clairement structurée peut permettre d’identifier successivement :
𝒑𝒓𝒆𝒔𝒄𝒓𝒊𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏 → 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒗𝒆𝒏𝒂𝒏𝒕 → 𝒆́𝒕𝒂𝒑𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒂𝒍𝒊𝒔𝒆́𝒆𝒔 → 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒇 𝒎𝒆́𝒅𝒊𝒄𝒂𝒍 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒆𝒔𝒖𝒓𝒆 → 𝒇𝒂𝒃𝒓𝒊𝒄𝒂𝒏𝒕 → 𝒓𝒆𝒎𝒊𝒔𝒆 → 𝒂𝒅𝒂𝒑𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒆𝒕 𝒔𝒖𝒊𝒗𝒊 → 𝒇𝒂𝒄𝒕𝒖𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏.

L’objectif n’est pas d’ajouter de la complexité administrative.
Il est au contraire de favoriser des parcours plus lisibles, plus traçables et plus vérifiables, au bénéfice de la personne, des professionnels, des établissements et des financeurs.

Nous souhaitons notamment mettre en discussion cette dimension de l’organisation des parcours : accès, continuité, utilisation des compétences, temps rendu aux soins, proximité lorsque celle-ci est pertinente, mais aussi traçabilité et sécurisation de la dépense.

La qualité d’un parcours ne se mesure donc pas seulement au résultat final.
Elle tient aussi à la capacité de savoir qui a fait quoi, pourquoi, sur quelle prescription, pour quel dispositif et avec quelle continuité de suivi.

Rapport IGF–IGAS : La lutte contre la fraude aux prescriptions et aux facturations à l’assurance maladie, octobre 2025

https://igas.gouv.fr/sites/igas/files/2026-08/Rapport%20Igas-IGF%20La%20lutte%20contre%20la%20fraude%20aux%20prescriptions%20et%20aux%20facturations%20%C3%A0%20l%27assurance%20maladie%20%282025%29.pdf

ORDRE DES CHIRURGIENS-DENTISTES : QUAND LE CONTRÔLE DÉPASSE LA MISSION ORDINALELes critiques adressées au fonctionnement...
17/08/2026

ORDRE DES CHIRURGIENS-DENTISTES : QUAND LE CONTRÔLE DÉPASSE LA MISSION ORDINALE

Les critiques adressées au fonctionnement ordinal ne sont pas restées de simples observations de la Cour des comptes.

En 2018, la Cour de discipline budgétaire et financière examine la campagne nationale « Sauvons nos dents », financée par l’Ordre.

Elle considère que certains messages portant sur la tarification et le remboursement des soins relevaient de la défense des intérêts matériels de la profession, donc du rôle des syndicats — et non des missions légales de l’Ordre.

La juridiction qualifie alors la dépense d’étrangère aux missions légales de l’ONCD.

🔗 Arrêt n°224-800 du 29 novembre 2018 — Cour de discipline budgétaire et financière :
https://www.ccomptes.fr/fr/publications/ordre-national-des-chirurgiens-dentistes-oncd

En 2020, nouvelle étape.

L’Autorité de la concurrence sanctionne le Conseil national de l’Ordre à hauteur de 3 millions d’euros pour des pratiques visant à entraver l’activité de réseaux de soins dentaires.

Parmi les pratiques relevées :

encouragement de plaintes contre des praticiens adhérant à certains réseaux ;
utilisation de conciliations pour les inciter à résilier leur partenariat ;
pratiques de boycott ;
rôle déterminant du Conseil national dans leur mise en œuvre.

🔗 Décision 20-D-17 du 12 novembre 2020 — Autorité de la concurrence :
https://www.autoritedelaconcurrence.fr/fr/decision/relative-des-pratiques-mises-en-oeuvre-dans-le-secteur-de-la-chirurgie-dentaire

Et ce n’était pas une première : dès 2009, des pratiques de boycott avaient déjà fait l’objet d’une sanction.

La question est donc simple :

À partir de quel moment la mission de régulation et de déontologie devient-elle une intervention dans la défense du périmètre économique de la profession ?

C’est précisément pourquoi le débat actuel sur le contrôle des ordres ne peut pas être réduit à la formule :

« Bercy veut nationaliser l’Ordre ».

Il s’inscrit dans une histoire beaucoup plus longue.

📄 Newsletter spéciale France-Denturiste — Août 2026
https://france-denturiste.org/wp-content/uploads/2026/08/Newsletter_Speciale_France_Denturiste_Aout_2026.pdf

La Cour de discipline budgétaire et financière rend public, le 29 novembre 2018, un arrêt n°224-800 « Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD) ».

MAI 2023. DÉJÀ.Il y a un peu plus de trois ans, j’étais l’invité de Nicolas Doze sur BFM Business pour présenter l’intér...
16/08/2026

MAI 2023. DÉJÀ.

Il y a un peu plus de trois ans, j’étais l’invité de Nicolas Doze sur BFM Business pour présenter l’intérêt de développer la pratique de denturiste en France.

À l’époque, plusieurs enjeux étaient déjà clairement posés :
faciliter l’accès aux prothèses dentaires ;
permettre aux chirurgiens-dentistes de consacrer davantage de temps aux examens et aux soins ;
rapprocher certaines étapes prothétiques des personnes, notamment en EHPAD ou à domicile ;
réduire certains déplacements évitables ;
mieux répondre aux besoins liés au vieillissement de la population.

Trois ans plus t**d, ces questions n’ont rien perdu de leur actualité.
Mais le travail a considérablement avancé.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de défendre une idée ou une pratique professionnelle.

Il s’agit de proposer une organisation territoriale concrète, dans laquelle chacun reste strictement dans son champ de compétence :
Le chirurgien-dentiste assure l’examen, le diagnostic, les soins, la prescription et les décisions cliniques.
Le denturiste assure le parcours prothétique, de l’empreinte à la fabrication, puis aux adaptations, réparations et au suivi prothétique.

Avec toujours la personne au centre du parcours.

Trois ans plus t**d, ce travail se poursuit et prend aujourd’hui une dimension beaucoup plus concrète, notamment autour de nouvelles organisations territoriales destinées à améliorer l’accès et la continuité du parcours prothétique.

Parfois, il est utile de revenir quelques années en arrière pour mesurer le chemin parcouru.

Et surtout constater que les problèmes identifiés en 2023 sont toujours devant nous si nous ne décidons pas, enfin, de tester concrètement d’autres organisations.

L’interview BFM Business de mai 2023 :
https://www.bfmtv.com/economie/replay-emissions/hashtag-jmleco/favoriser-l-acces-aux-protheses-dentaires-avec-les-denturistes_AB-202305300308.html

Pour retrouver d’autres interviews, articles, publications et prises de parole consacrés aux denturistes :
https://france-denturiste.org/mediatheque/

[CONTENU PARTENAIRE] Pour donner plus d’autonomie aux prothésistes dentaires, Thierry Supplie a mis en place des formations pour les former à l’activité de denturiste, où le professionnel s’occupe de tout ce qui concerne la prothèse adjointe.

ORDRES DE SANTÉ : QUI CONTRÔLE CEUX QUI CONTRÔLENT ?En juillet-août 2026, l’Ordre national des chirurgiens-dentistes aff...
15/08/2026

ORDRES DE SANTÉ : QUI CONTRÔLE CEUX QUI CONTRÔLENT ?

En juillet-août 2026, l’Ordre national des chirurgiens-dentistes affirme :

« Bercy veut nationaliser l’Ordre. »

Mais le débat ne commence pas en 2026.

Cour des comptes, décisions de justice, Autorité de la concurrence, IGF, travaux du Sénat : depuis plusieurs années, la gouvernance, les missions et les pouvoirs des ordres de santé font l’objet de critiques et de contrôles officiels.

Au même moment, l’Ordre demande encore un rôle renforcé dans le contrôle des qualifications professionnelles.

La question mérite donc d’être posée :

Peut-on demander davantage de pouvoirs pour contrôler les autres sans accepter davantage de contrôle sur ses propres pouvoirs ?

France-Denturiste publie une Newsletter spéciale — Août 2026, avec chronologie, sources officielles, décisions, analyse et propositions.

Un monopole légal n’est pas une indépendance absolue.

📄 Le dossier complet est à parcourir directement dans cette publication.

L'article sur le site : https://france-denturiste.org/reforme-ordres-sante-2026/

Cour des comptes, sanctions, IGF et Sénat : France-Denturiste analyse la réforme des ordres de santé et leurs pouvoirs de contrôle en 2026.

29 % des Français sans consultation dentaire depuis trois ans.60 à 100 millions d’euros de fraudes estimées en 2024.Pend...
14/08/2026

29 % des Français sans consultation dentaire depuis trois ans.
60 à 100 millions d’euros de fraudes estimées en 2024.

Pendant que le débat se concentre sur le passage éventuel du remboursement des soins dentaires de 60 % à 50 %, ces deux chiffres de la Cour des comptes posent une question beaucoup plus large.

👉 Pourquoi une part aussi importante de la population reste-t-elle durablement éloignée des soins ?

👉 Et avant de transférer encore davantage de dépenses vers les complémentaires et les assurés, ne faut-il pas également s’interroger sur la pertinence des dépenses et l’efficacité des contrôles ?

Entre 2022 et le premier semestre 2025, la Cour des comptes relève également :

27,7 M€ d’actes frauduleux concernant 496 chirurgiens-dentistes
et
23,2 M€ concernant 210 centres dentaires.

Bien entendu, ces données ne peuvent pas être généralisées à l’ensemble de la profession.

Mais elles ne peuvent pas non plus être ignorées.

Le véritable débat devrait porter simultanément sur :

l’accès aux soins, la pertinence des actes, le contrôle des dépenses et la capacité à aller vers ceux qui restent aujourd’hui en dehors du parcours de soins.

📄 France-Denturiste publie un communiqué consacré à ces chiffres et à leurs implications.

👉 Article complet : https://france-denturiste.org/ticket-moderateur-dentaire-acces-soins-fraudes/
👉 Communiqué PDF :https://france-denturiste.org/wp-content/uploads/2026/08/Communique_France-Denturiste_Acces_soins_fraudes_Aout_2026.pdf

Avant de demander qui doit payer davantage, demandons aussi qui n’est toujours pas soigné.

29 % des Français sans consultation dentaire en trois ans et 60 à 100 M€ de fraudes estimées en 2024 : les données de la Cour des comptes posent une question plus large que celle du remboursement.

14/08/2026

👀 Mieux voir, mieux traiter : le numérique au service de la pratique
Cette conférence dynamique mettra en lumière le rôle essentiel des technologies numériques dans l’évaluation, la planification et la prise en charge des patients édentés. À travers une approche pratique, les participants découvriront les principales modalités d’imagerie et les outils numériques modernes qui s'offrent à nous.
Vous apprendrez à mieux vous orienter parmi les différentes technologies afin de comprendre leurs indications, leurs avantages, leurs limitations ainsi que leur intégration dans le flux de travail quotidien. L’objectif : optimiser la précision des traitements pour le patient, améliorer la prévisibilité clinique et renforcer la communication avec les différents professionnels de la santé grâce aux outils numériques.
Cette conférence offrira une vision concrète et stimulante, en démontrant comment les technologies digitales actuelles peuvent simplifier la pratique, augmenter la prévisibilité clinique et contribuer à des soins plus sécuritaires, précis et efficaces pour les patients partiellement ou totalement édentés.
🎤 Avec : Dre Katya Archambault
📅 Cette conférence donne droit à 2 heures de formation continue (HFC).
👉 Consultez le programme complet et inscrivez-vous dès maintenant sur le site du Congrès de la denturologie. Nous avons hâte de vous accueillir !
https://congresdeladenturologie.com/

CENTRES DENTAIRES : QUI CONTRÔLE LE CONTRÔLEUR ?L’Ordre national des chirurgiens-dentistes s’inquiète aujourd’hui, à jus...
10/08/2026

CENTRES DENTAIRES : QUI CONTRÔLE LE CONTRÔLEUR ?

L’Ordre national des chirurgiens-dentistes s’inquiète aujourd’hui, à juste titre, de l’identification des professionnels exerçant dans certains centres dentaires.

Un patient doit savoir qui le prend en charge, avec quelle qualification et sous quelle responsabilité.

L’Ordre demande désormais à pouvoir effectuer des contrôles inopinés dans ces centres.

Cette demande pose toutefois une autre question.
Au moment même où l’Inspection générale des finances préconise de renforcer le contrôle extérieur exercé sur les ordres de santé, l’ONCD sollicite de nouveaux pouvoirs de contrôle sur les structures et les professionnels.

Il ne s’agit pas de contester la nécessité des contrôles.
Il s’agit d’appliquer le même principe à tous :
Plus une institution dispose de pouvoirs de contrôle importants, plus l’exercice de ces pouvoirs doit lui-même être transparent, contradictoire et contrôlé.

C’est précisément l’une des questions abordées dans notre Newsletter spéciale d’août 2026 : “Ordres de santé : qui contrôle ceux qui contrôlent ?”

Le dossier complet et ses sources officielles :

https://france-denturiste.org/wp-content/uploads/2026/08/Newsletter_Speciale_France_Denturiste_Aout_2026.pdf

Adresse

14 Bis Avenue Des Fougeres
Pontault-Combault
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