Muriel et Élodie " A VOS CÔTÉS "

Muriel et Élodie  " A VOS CÔTÉS " Aide à la personne dans son quotidien afin de préserver son autonomie dans la bienveillance.

Bonjour, j'ai trouvé cette photo très bien faite, je vous la  partage, bon wd à vous
22/08/2026

Bonjour, j'ai trouvé cette photo très bien faite, je vous la partage, bon wd à vous

THÈME INFIRMIER : LA PRÉVENTION DES ESCARRES CHEZ LES PATIENTS ALITÉS« Prévenir vaut mieux que guérir. Chaque changement...
08/08/2026

THÈME INFIRMIER : LA PRÉVENTION DES ESCARRES CHEZ LES PATIENTS ALITÉS

« Prévenir vaut mieux que guérir. Chaque changement de position protège la peau et préserve la dignité du patient. »

Les escarres sont des lésions de la peau et des tissus sous-jacents causées par une pression prolongée sur une partie du corps. Elles surviennent principalement chez les patients alités ou à mobilité réduite et peuvent entraîner des douleurs, des infections graves et un allongement de la durée d'hospitalisation.
La prévention des escarres est une responsabilité essentielle de l'infirmier(ère) et de toute l'équipe soignante.

Les principales mesures de prévention
🔹 Changer la position du patient toutes les 2 à 3 heures ou selon son état clinique.
🔹 Inspecter quotidiennement la peau, notamment les zones à risque.
🔹 Maintenir la peau propre, sèche et bien hydratée.
🔹 Utiliser un matelas ou un coussin anti-escarres lorsque cela est possible.
🔹 Assurer une alimentation équilibrée, riche en protéines, et une bonne hydratation.
🔹 Encourager la mobilisation et les exercices adaptés dès que possible.
🔹 Éviter les frottements et les cisaillements lors des mobilisations.
🔹 Utiliser des draps propres, secs et sans plis.
🔹 Documenter les observations et signaler rapidement toute rougeur ou lésion.
Les zones les plus exposées
📍 Occiput (arrière de la tête)
📍 Omoplates
📍 Coudes
📍 Sacrum
📍 Hanches
📍 Talons
📍 Chevilles

Pourquoi prévenir les escarres ?
✔️ Réduire la douleur et les souffrances du patient.
✔️ Prévenir les infections et les complications.
✔️ Favoriser une cicatrisation optimale.
✔️ Améliorer le confort et la qualité de vie.
✔️ Réduire la durée d'hospitalisation et les coûts des soins.

À l'Hôpital Régional de Labé, chaque geste de prévention compte. La vigilance, la compétence et l'engagement des infirmiers et infirmières sont essentiels pour protéger la santé et la dignité des patients.

N'oublions jamais :

« Une rougeur détectée à temps peut éviter une escarre. La prévention commence par une surveillance attentive et des soins de qualité. »

QUESTION DU JOUR :
Selon vous, quelle est la mesure la plus importante pour prévenir les escarres chez un patient alité ?

Partagez votre avis en commentaire !

07/08/2026

Texte de tof ton stetho

🩺 CHRONIQUE DE TOURNÉE : LES PATIENTS QUI T’ACCUEILLENT COMME SI T’ÉTAIS DE LA FAMILLE… OU UNE LAMPE IKEA

Quand tu débutes en libéral…

Tu crois que tu vas toujours rester :

« Monsieur l’infirmier Tof. »

Avec une certaine distance.

Un peu de solennité.

Le respect de la blouse.

😂

Quelle naïveté.

Parce qu’au bout de quelques années…

Chez certains patients, tu n’es plus vraiment un soignant.

Tu fais partie de la maison.

Mais attention.

Il y a deux façons de faire partie de la maison.

Soit tu deviens le petit-enfant adopté.

Soit tu deviens la lampe IKEA du salon.

Présente.

Utile.

Et à qui personne ne dit bonjour.

---

☕ PREMIÈRE CATÉGORIE : LA FAMILLE

Eux…

Tu n’as même pas coupé le moteur qu’ils sont déjà au portail.

— « Tof ! T’es en re**rd de trente-sept secondes ! J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose ! »

Tu rentres.

Le café est servi.

Les biscuits sont ouverts.

La chaise est prête.

Et avant même d’avoir sorti ton matériel :

— « Alors… Gérard a encore quitté Monique, le voisin s’est fait enlever une verrue et la boulangère est enceinte. »

Tu étais venu faire une glycémie.

Tu repars avec l’intégrale de la saison 8 du quartier.

---

Au bout de quelques années…

Tu connais tout le monde.

Les enfants.

Les petits-enfants.

Les arrière-petits-enfants.

Le chien.

Le chat.

Le canari.

Et même Kevin.

Tu n’as jamais rencontré Kevin.

Mais tu sais qu’il a divorcé deux fois, qu’il travaille à Toulouse et qu’il ne téléphone pas assez à sa mère.

---

Parfois, l’intégration familiale va beaucoup trop loin.

7 h 12.

Tu prépares une injection.

— « Tiens, goûte ma blanquette. »

Pardon ?

— « Elle est meilleure réchauffée. »

Madame…

Il est 7 h 12.

Je n’ai même pas encore digéré mon dentifrice.

---

Et puis il y a le chien.

Au début, il voulait te dévorer.

Six mois plus tard…

Tu entres.

Il ouvre vaguement un œil.

Te regarde.

Et semble penser :

— « Encore lui… Il connaît le chemin. »

Encore six mois…

C’est toi qui lui ouvres pour qu’il aille pi**er.

Voilà.

Tu n’es plus infirmier.

Tu es officiellement de la famille.

---

Et puis…

🚪 IL Y A L’AUTRE CATÉGORIE.

Ceux qui ont tellement pris l’habitude de te voir…

Qu’ils ont oublié un léger détail :

Tu es un être humain.

---

Tu sonnes.

Rien.

Tu ressonnes.

Toujours rien.

Tu sais qu’il est là.

La télé hurle à l’intérieur.

Tu finis par pousser la porte.

Et depuis le fond de la maison :

— « C’EST OUVERT ! »

Oui Roger.

J’avais remarqué.

Je suis actuellement dans ta cuisine.

---

Tu cherches le patient.

Salon ?

Personne.

Cuisine ?

Personne.

Chambre ?

Personne.

Tu fais le tour de la baraque avec ta mallette…

On dirait Pékin Express spécial IDEL.

Puis tu le trouves.

En caleçon.

Devant Questions pour un champion.

Volume 74.

— « Bonjour Roger. »

— « Mmmh. »

Et il tend le bras.

Sans te regarder.

Comme au péage de l’autoroute.

---

Tu fais ton soin.

Julien Lepers aurait pu revenir présenter l’émission en direct dans le salon…

Roger n’aurait toujours pas tourné la tête vers toi.

Tu termines.

Tu ranges.

Tu désinfectes.

Tu fermes ta mallette.

— « Au revoir Roger. »

— « Mmmh. »

Magnifique.

Quelle richesse dans nos échanges.

---

Et parfois…

On franchit encore un niveau.

Parce que tu n’es plus seulement transparent.

Tu deviens le personnel de maison.

— « Fermez la porte en partant. »

Bon.

Normal.

Puis :

— « Descendez la poubelle. »

Tiens donc.

— « Le courrier est sur la table, vous le mettrez dans la boîte. »

Ah.

— « Faites sortir le chien. »

Très bien.

Autre chose ?

La vidange de la Clio ?

Les joints de la salle de bain ?

Un petit coup de taille-haie avant le prochain patient ?

---

Parfois, je regarde discrètement ma carte CPS.

Juste pour vérifier.

Infirmier diplômé d’État.

C’est bon.

Il n’y a toujours pas écrit :

Plombier.

Électricien.

Informaticien.

Facteur.

Dresseur de chien.

Technicien télécommande.

Livreur Amazon.

Et responsable des ordures ménagères.

---

Une fois…

J’avais terminé le soin.

Rangé mon matériel.

Dit au revoir.

J’étais remonté dans la voiture.

Téléphone.

Roger.

— « Vous venez quand aujourd’hui ? »

Silence.

— « Roger… »

— « Oui ? »

— « Je viens de partir de chez vous. »

Silence.

— « Ah. »

Voilà.

J’étais officiellement devenu invisible.

---

Et soyons clairs.

Ces patients-là…

On les soigne exactement comme les autres.

Le pansement est fait correctement.

L’injection aussi.

La surveillance aussi.

La qualité du soin ne change pas.

Parce que c’est notre métier.

Mais humainement…

Ce n’est pas pareil.

Tu ne vas pas forcément rester cinq minutes de plus.

Tu ne vas pas t’asseoir pour discuter.

Tu fais ton travail.

Correctement.

Professionnellement.

Et tu repars.

Parce qu’à force d’être traité comme un meuble…

Tu finis forcément par te comporter un peu comme un meuble.

Sauf que la commode, elle, n’a pas dix-huit patients derrière.

---

Et c’est là qu’on comprend à quel point les autres sont précieux.

Ceux qui disent simplement :

— « Bonjour Tof. »

— « Merci d’être venu. »

— « Vous voulez un café ? »

Ou :

— « Prenez soin de vous aussi. »

Rien d’extraordinaire.

Juste du respect.

Juste de l’humain.

---

Parce qu’en libéral…

On ne demande pas une haie d’honneur à chaque injection.

On ne veut pas de tapis rouge.

On n’attend pas que la Patrouille de France passe au-dessus de la maison quand on arrive.

😂

Un bonjour.

Un merci.

Un sourire.

Ça suffit largement.

---

Et finalement…

Après toutes ces années de tournée…

J’ai compris une chose.

Chez certains patients, je suis devenu presque un membre de la famille.

Chez d’autres…

Je suis une lampe IKEA.

Je rentre.

Je fais mon boulot.

J’éteins en sortant.

Et parfois…

Je mets la poubelle devant la porte d'entrée

😂

🩺 Et vous, collègues ?

Vous êtes plutôt :

☕ le petit-enfant adopté ?

🐕 celui qui connaît mieux le chien que la famille ?

🛠️ le SAV officiel de la maison ?

🛋️ La lampe IKEA du salon?

27/06/2026

🚨😡 TÉMOIGNAGE D’UNE INFIRMIÈRE EN COLÈRE 😡🚨

👩‍⚕️ « Je m’appelle Emma , infirmière depuis 25 ans dans un hôpital public dans le Nord 🇫🇷🏥.

Aujourd’hui, j’en ai marre. 😤💢🤬 Je suis épuisée 😩🥵, écœurée 🤢💔, et surtout en colère 😡🔥. Une colère qui monte depuis des années 📈 et qui explose 💥 à chaque canicule 🌡️☀️🔥.

Pendant que Macron 🇫🇷👔 reçoit Trump 🇺🇸🤝 à Versailles 🏰✨ pour un dîner qui a coûté entre 350 000 et 700 000 euros d’argent public 💶💸💰💸, avec asperges au homard 🦞🍽️, caviar 🥂✨, volaille à la truffe 🍗🍄, tarte au chocolat 🍫🍰, privatisation du château 🏰🔒, traiteur haut de gamme 👨‍🍳✨ et sécurité renforcée 🚔👮‍♂️🚨…

Nous, on scotche des couvertures de survie 🥵🥶🪟 aux fenêtres des chambres pour essayer de protéger les patients de la chaleur. ☀️🔥🌡️

😳 Oui, vous avez bien lu.

🆘 Des couvertures de survie.
📆 Comme en 2003.
⚰️ Comme pendant la canicule qui avait tué des milliers de personnes.
🤯 On en est encore là en 2026.
😷 La canicule à bon dos, comme pendant la pandémie Covid, ou vous nous applaudisiez👏👏👏 tous les soirs à 20h et que nos élus nous promettaient que des moyens allaient etre mis pour les hopitaux...

Ajoues’hui, dans mon service 🏥, il fait entre 32 et 35 °C 🌡️🔥🥵 dans les chambres.

👵👴 Les personnes âgées.
❤️ Les cardiaques.
👶 Les bébés.
🧒 Les enfants.
🩹 Les opérés récents.

Tous transpirent 😓💦, suffoquent 😮‍💨🥵, se déshydratent 💧🚱.

Les ventilateurs 🌀🌀🌀 qu’on déplace de lit en lit 🛏️➡️🛏️ ne servent presque à rien. 😔

On supplie 🙏 les familles d’apporter leur propre ventilateur.
On distribue des glaçons 🧊🧊.
On remplit des gants de froid 🧤🧊.
On ferme les volets 🚪🪟 dès 10 h.
Et on prie 🙏🌙 pour que la nuit tombe.

Pendant ce temps…

👶🏥 Les bébés en pédiatrie luttent contre la chaleur.
🩺 Les opérés récupèrent moins bien.
💉Les urgences satures, faute de lits disponibles( combien nos elus en ont suppromés depuis 20 ans?)😭😭😭
👩‍⚕️👨‍⚕️Les médecins terminent leur garde avec des migraines 🤕💥 les soignants épuisés avec des nausées 🤢 et certains font des malaises 😵..

Nos hôpitaux 🏥🏚️ tombent en ruine.
⚙️ Les équipements vieillissent.
❌❄️ Beaucoup de bâtiments n’ont même pas la climatisation.

Et même lorsqu’on construit un nouvel hôpital 🏗️🏥, certains décident de ne pas en installer.

🌍♻️ « Pour l’écologie », paraît-il.

Pendant ce temps…

💰💸 Des centaines de milliers d’euros partent en une soirée.
🥂🍾🍽️✨
Pour les puissants.
Pour les milliardaires.
Pour les invités VIP.

🤦‍♀️🤦‍♂️

Quelle honte. 😡💢🚨

On nous parle de sobriété 🌱♻️.
On nous parle d’efforts.
On nous parle de sacrifices.

Mais la sobriété, c’est toujours pour les mêmes. 👥💔

👩‍⚕️ Pour les soignants.
👵 Pour les retraités.
👨‍👩‍👧‍👦 Pour les familles.
🏫 Pour les écoles où des enfants s’évanouissent sous la chaleur.

Pendant que certains vivent dans le luxe 👑🏰✨ avec l’argent des contribuables 💶💸.

On peut recevoir un chef d’État avec dignité 🤝 sans tomber dans l’outrance.

Mais avant les banquets 🍾🍽️✨, pourquoi ne pas :

✅ Climatiser les hôpitaux ❄️🏥
✅ Rénover les bâtiments 🏗️
✅ Isoler correctement les chambres 🪟
✅ Embaucher du personnel 👩‍⚕️👨‍⚕️
✅ Préparer le pays aux futures canicules 🌡️🔥

Car elles vont revenir.
Encore.
Et encore.
Et encore. 🔥🔥🔥

Pendant que Versailles brille ✨🏰✨, des personnes âgées souffrent 👵💔, des patients étouffent 🥵😮‍💨, des soignants craquent 😭💔.

Et après chaque catastrophe :

⚰️ On compte les morts.
📄 On rédige des rapports.
😔 On s’indigne quelques jours.
🤷 Puis on oublie.

Jusqu’à la prochaine.

Moi, je suis fatiguée. 😞💔

Fatiguée de travailler dans des conditions indignes. 🏥💥
Fatiguée de voir mes collègues craquer. 😢
Fatiguée de voir des patients souffrir inutilement. 💔
Fatiguée de ce mépris que beaucoup ressentent. 🚨
Fatiguée de voir que de l’argent, il y en a, pour les guerres et pour reprimer les citoyens et les syndicats n’ont corompuent qui luttent😭😭😭

Monsieur le Président,

Pendant que vous trinquez 🥂🍾, nous essuyons le front des malades 💦🤒.

Pendant que vous dînez 🍽️✨, nous essayons simplement d’empêcher des personnes fragiles de s’effondrer sous la chaleur. 🌡️🔥🥵

✋🚨 ÇA SUFFIT. 🚨✋

👥❤️ Le peuple et les soignants ne sont pas des variables d’ajustement.

Investissez d’abord dans les hôpitaux 🏥, les EHPAD 👵🏠, les écoles 🏫 et les services publics 🤝.

Parce que la dignité humaine ❤️ vaut plus qu’un banquet. 🍽️

📢💥 À partager massivement si vous pensez que la santé publique doit être une priorité. 🏥❤️🇫🇷

Emma 👩‍⚕️😡
Infirmière en colère. 🔥💢🏥

Je partage cette publication, prenez soin de vous et de vos personnes âgées 🙏🙏🙏"En tant qu'auxiliaire de vie, je me pose...
27/06/2026

Je partage cette publication, prenez soin de vous et de vos personnes âgées 🙏🙏🙏

"En tant qu'auxiliaire de vie, je me pose une vraie question.

Pourquoi, en pleine canicule, continue-t-on à nous envoyer faire 1 h 30 de ménage dans des appartements où il fait plus de 30 °C, parfois pour un logement déjà propre qui pourrait attendre quelques jours ?

Pendant ce temps-là, combien de personnes âgées ou fragiles auraient besoin d'un simple passage pour boire un verre d'eau, être rafraîchies, rassurées, ou simplement qu'on vérifie qu'elles vont bien ?

Notre priorité devrait être la prévention : hydrater, surveiller, accompagner. Une poussière peut attendre. Un coup de chaleur, lui, n'attend pas.

Nous sommes sur le terrain. Nous voyons la réalité. Nous savons que quelques minutes peuvent parfois faire toute la différence.

Il va falloir que les choses bougent. En période de canicule, l'organisation des interventions doit s'adapter aux besoins réels des bénéficiaires. La santé et la sécurité des personnes vulnérables doivent passer avant le ménage non urgent.

Ce message n'est pas une critique envers les bénéficiaires, mais un appel à faire évoluer nos pratiques pour protéger les plus fragiles... et aussi les professionnels qui interviennent dans des logements où les températures deviennent parfois insupportables.

J'espère que nous serons nombreux à porter cette réflexion. Parce que prendre soin, c'est aussi savoir adapter nos priorités."



26/06/2026
24/06/2026

Aide à domicile : la réalité des journées de canicule ☀️

Nous passons nos journées de maison en maison pour accompagner les bénéficiaires dans leur quotidien.
Entre chaque intervention, nous avons souvent une quinzaine de minutes pour rejoindre le domicile suivant. Certains se déplacent à pied, d'autres en bus , d'autres encore en voiture.
Sur le téléphone, cela semble être un moment de pause. Dans la réalité, c'est souvent un temps de trajet passé sous une chaleur écrasante.
🥵Pour celles et ceux qui utilisent leur voiture, le problème est bien connu : stationnée en plein soleil, elle devient rapidement un véritable four. Après une heure d'intervention chez un bénéficiaire, ouvrir la portière revient parfois à entrer dans une étuve. Le volant brûle, l'air est irrespirable et il faut pourtant repartir immédiatement vers la prochaine visite.
Au fil de la journée, la fatigue s'accumule. La chaleur ne nous quitte jamais vraiment : elle nous accompagne sur la route, dans les déplacements et même dans les logements.
Nous aimons notre métier. Nous savons pourquoi nous le faisons. Mais pendant les périodes de forte chaleur, il faut reconnaître que chaque déplacement demande un effort supplémentaire.
Un sourire, un verre d'eau proposé par un bénéficiaire, un mot gentil... ce sont parfois de petites choses qui font une grande différence.
Derrière chaque intervention, il y a aussi des professionnels qui continuent d'avancer malgré la fatigue, parce qu'ils ont à cœur d'être présents pour les personnes qu'ils accompagnent.
❤️ Courage à tous les aides à domicile qui poursuivent leur tournée malgré la canicule.


24/06/2026

🥵 CANICULE : adaptons nos interventions !
Pour préserver notre santé et celle des personnes accompagnées, certaines tâches d'entretien peuvent être reportées en période de fortes chaleurs :
❌ Passer l'aspirateur ❌ Faire du repassage ❌ Nettoyer les carreaux
💧 Pensez à vous hydrater régulièrement, à faire des pauses lorsque cela est nécessaire et à rester attentif(ve) aux signes de fatigue liés à la chaleur.
Prendre soin des autres commence aussi par prendre soin de soi. Restons vigilants pendant cet épisode de canicule. ☀️🌡️💙



23/06/2026

🩺 CHRONIQUE DE TOURNÉE : CES PATIENTS QUI DEVIENNENT DES MORCEAUX DE TA VIE

Quand tu débutes en libéral, tout le monde te sert le même conseil.

Comme une tradition.

Comme une vieille recette transmise de génération en génération.

— « Ne t'attache pas. »
— « Garde de la distance. »
— « Protège-toi. »

Alors tu réponds :

— « Bien sûr. »

Tu es motivé.

Tu es professionnel.

Tu es convaincu que tu sauras faire la part des choses.

Après tout, ce sont des patients.

Des soins.

Du travail.

Rien de plus.

Du moins, c'est ce que tu crois.

---

Puis un matin de printemps, tu passes devant l'étal d'un maraîcher.

Des fraises rouges, brillantes, parfaites.

Et avant même de penser à les acheter pour toi, une idée traverse ton esprit :

— « Ginette me dirait qu'à ce prix-là, c'est du vol. »

Et là...

Tu réalises que quelque chose s'est produit.

Quelque chose de discret.

De progressif.

Presque sournois.

Ces gens sont entrés dans ta tête.

Et probablement un peu dans ton cœur aussi.

---

Au début pourtant, ils n'étaient que des noms.

Une adresse.

Une ordonnance.

Un pansement.

Une injection.

Un rendez-vous à 7h10.

---

Puis les jours se sont empilés.

Les semaines se sont transformées en années.

Et sans même t'en apercevoir, les patients sont devenus des repères dans ton existence.

---

Tu sais que Ginette est déjà derrière sa fenêtre quand tu tournes dans la rue.

Pas parce qu'elle t'a vu.

Parce qu'elle t'attend.

Depuis dix minutes minimum.

Vingt les jours de pluie.

Trente quand tu es en re**rd.

---

Tu sais que Marcel parlera météo.

Même lorsqu'il ne se passe absolument rien dans le ciel.

---

— « Ça tourne à l'orage. »

— « Marcel, il fait grand soleil. »

— « Justement. C'est louche. »

---

Tu sais que Roger commencera par :

— « Je vais pas vous retenir. »

Et qu'à partir de cet instant, toute notion du temps devient purement théorique.

---

Tu connais leurs enfants.

Leurs petits-enfants.

Leurs arrière-petits-enfants.

Les divorces.

Les réconciliations.

Les secrets de famille.

Les recettes de cuisine.

Les opérations.

Les chiens.

Les chats.

Et parfois même le prénom de la vache du voisin.

---

Tu sais où est la clé cachée.

Tu sais quelle marche de l'escalier grince.

Tu sais quel fauteuil personne n'a le droit d'occuper.

Tu sais où sont dissimulés les gâteaux interdits par le diabétologue.

Et tu sais aussi que le patient sait que tu sais.

Mais que personne n'en parlera.

---

Avec le temps, tu assistes à leur vie.

Vraiment.

---

Tu arrives le lendemain d'une naissance.

Tu partages la joie d'un mariage.

Tu écoutes les inquiétudes avant une opération.

Tu célèbres une bonne nouvelle.

Tu encaisses une mauvaise.

---

Et parfois, au détour d'une phrase banale, ils te confient bien plus qu'une douleur ou un symptôme.

Ils te confient leurs peurs.

Leurs regrets.

Leur solitude.

Leurs souvenirs.

---

Parce qu'à certaines heures du matin, dans certaines cuisines encore plongées dans l'obscurité, l'infirmier devient parfois le premier visage que quelqu'un voit de la journée.

Et parfois le seul.

---

Les années passent.

Tu les vois vieillir.

---

Les gestes deviennent plus lents.

Les pas plus prudents.

Les fauteuils roulants remplacent les cannes.

Les rendez-vous médicaux remplacent les projets de vacances.

---

Et puis il y a ces matins étranges.

Ceux où tu franchis un portail et où tu sais immédiatement que quelque chose a changé.

Avant même un mot.

Avant même un regard.

---

Parce qu'après tant d'années, tu connais leurs silences autant que leurs voix.

---

Puis un jour...

Le nom disparaît du planning.

---

Plus de passage.

Plus de soin.

Plus de café préparé d'avance.

Plus de :

— « Faites attention sur la route. »

---

La maison est toujours là.

Le portail aussi.

Le jardin continue de fleurir.

Le monde continue de tourner avec une indifférence presque insolente.

---

Mais il manque quelqu'un.

---

Et pendant quelques jours, ton cerveau oublie.

---

Tu te surprends encore à penser :

— « Il faudra que je raconte ça à Marcel. »

Avant de te rappeler que tu ne le raconteras jamais.

---

Tu passes devant la maison.

Tu ralentis un peu.

Sans raison.

Enfin si.

Tu connais la raison.

---

Alors la tournée continue.

Parce qu'elle a toujours continué.

Et qu'elle continuera encore demain.

---

Mais certains matins, entre deux patients, un souvenir remonte à la surface.

Un fou rire devant un appareil auditif tombé dans une soupe.

Une discussion absurde sur la météo.

Une vieille blague racontée cinquante fois mais qui te faisait rire quand même.

---

Et tu souris tout seul dans ta voiture.

Comme un idiot.

---

Parce qu'au fond, après des années de domicile, on découvre quelque chose que personne ne nous avait expliqué à l'école.

---

On croit entrer dans la vie des patients.

---

Mais eux aussi entrent dans la nôtre.

---

Pas comme des amis.

Pas comme de la famille.

C'est différent.

---

Ils deviennent des voix que l'on reconnaîtrait entre mille.

Des habitudes.

Des souvenirs.

Des visages qui continuent de nous accompagner longtemps après le dernier soin.

---

Et quand certains s'en vont...

Ils ne laissent pas seulement un dossier vide.

---

Ils laissent un fauteuil.

Une tasse à café.

Une expression.

Une histoire.

Une place discrète dans un coin de notre mémoire.

---

Parce qu'après vingt ans de tournée, on ne compte plus vraiment le temps en années.

On le compte en visages.

En rencontres.

En portes franchies à l'aube.

En cafés bus trop vite.

En patients qui sont devenus, sans qu'on le décide, de petits morceaux de notre histoire.

Et ceux-là ne quittent jamais vraiment la tournée. 🩺❤️

Et vous...

Après toutes ces années de tournée...

Quel patient vous revient encore en mémoire aujourd'hui ?

Celui qui vous faisait toujours rire ? Celui qui vous attendait derrière sa fenêtre ? Celui qui avait toujours une histoire à raconter ? Ou celui qui a laissé un vide dans votre tournée le jour où son nom a disparu du planning ?

17/04/2026

Texte de TofTonStétho
Un peu d'humour 👌

"Aujourd'hui, je vais poser les choses direct.
Tout ce que je vous lâche là… ce n’est pas du scénario de film français.
C’est du **réel**, du brut, du sans-filtre.

Je l’ai souvent vécu. Je l’ai entendu.
Et parfois… j’aurais préféré ne pas être aussi bien réveillé tellement je ne m’y attendais pas 😄

Et le plus fou ? C'est que ce n'est pas l'exception. C’est le quotidien.

Avec les années, les milliers de kilomètres au compteur et les sandwichs mangés sur un coin de volant… il se passe un truc avec nos patients d'un certains âges.

On n'est plus "l’infirmier Tof". On devient le confident, celui qui entre dans la chambre, dans la salle de bain, dans l’intimité la plus totale.

Et souvent, les barrières tombent. Et là, accrochez-vous, on peut parler de tout.

Même de ça.

# # # 📍 Lucienne, 88 ans – Le toucher "expert"

Je suis sur son ulcère de jambe, concentré, la pince à la main.

Elle me fixe. Un silence de trois plombes.

— « Vous avez une main sacrément douce, vous... »
— « J’essaie de ne pas vous faire mal, Lucienne. »
— « Mon Gérard, c’était pareil. Mais il n’y avait pas que les mains. »

Je sens le virage arriver. Je tente de rester sur ma plaie.

— « Ah oui ? » (Erreur fatale).
— « Oh que oui. Le soir, il enlevait son bleu de travail... et il redevenait un lion. Un vrai. »

Je suis là, avec mon Hydrocellulaire, et je visualise Gérard en mode prédateur dans le Cantal. Merci Lucienne

---

# # # 📍Raymond, 92 ans – L’efficacité avant le Wi-Fi

— « Vous les jeunes, vous passez votre temps à… souipcher… »

— « Swiper Raymond 😅 »

— « Nous, pas de téléphone. Mais quand une cheville nous plaisait au bal… on ne ratait pas le coche. »

Je sens le piège. Mais j’y vais.

— « Et après ? »

— « Après ? On ne discutait pas 3 heures. Quand la machine était lancée… fallait suivre. Et ça suivait. »

Pause. Regard qui frétille.

— « Derrière l’église… dans la Simca 1000… dans le foin… partout ! »

🧠 Note mentale : ne jamais sous-estimer une génération qui a survécu au rationnement.

# # #📍 Les “Chérie”, “Mon cœur” –
L’affection sans préavis

Tu rentres.

— « Ahhh, te voilà mon chéri ! »

Tu regardes derrière toi.

Non. C’est bien pour toi.

— « Ça va Me Raymonde ? »

Même avec ta barbe et ta tête de lundi, tu comprends…que t’es plus juste un soigant, t’es devenu un repère, une envie.

# # # 📍 Le couple "All-Stars" – Sans sommation

Je rentre pour l'insuline. Ils sont tous les deux dans la cuisine.

— « Dis, Raymond, tu te souviens de la fois dans la grange chez les cousins ? »

— « Ah bah ! J’ai encore la paille qui me pique le dos rien que d’y penser ! »

— « Arrête, tu vas choquer le petit Tof ! »

Elle se tourne vers moi, hilare :
— « Ne l’écoutez pas, Tof. Mais profitez bien... parce qu'un jour, c'est le moteur qui lâche, et après on ne fait plus que regarder la météo ! »

**Moi :** Je fais mon injection en mode turbo. Je n'ai jamais été aussi rapide de ma vie.

# # # 📍 Ginette, 87 ans – L’entretien de la tuyauterie

Je lui pose le brassard de tension.

— « Vous avez de petits yeux ce matin... vous avez fait de l'exercice ? »

— « Non, juste beaucoup de dossiers hier soir, Ginette. »

— « Quel gâchis. À votre âge, faut s'entraîner. C’est comme les vieux volets : si on ne les actionne pas, ça rouille et ça grince. »

Elle me tape sur l'avant-bras avec un clin d'œil qui en dit long.

— « Nous, on a actionné jusqu'à 80 ans. C'est pour ça que j'ai encore bon pied bon œil ! »

# # # 💡 Pourquoi ils nous balancent ça ?

Ce n'est pas pour nous mettre mal à l'aise (enfin, pas seulement 😄).

C'est parce qu'ils sont **vivants**.

Parfois, derrière le "patient" du 12 rue des Fleurs, entre deux soins, tu te retrouves à sourire.
Parce que tu comprends une chose simple : le temps passe… les corps changent… mais le désir, lui… trouve toujours un chemin.

Franchement…
ces moments-là…
c’est un peu de poésie dans la tournée.
Avec un léger parfum de coquinerie. 😄

**Et toi, mon collègue de galère...**

Avoue : c'est quoi la phrase la plus "hors-piste" qu'on t'ait sortie pendant que tu préparais un pilulier ?

**Balance ton dossier (en restant anonyme, bien sûr) !

👇**"

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