14/08/2026
BIENVENUE DANS MON MONDE
En parlant avec de plus en plus de femmes, je réalise à quel point nous sommes nombreuses à vivre certaines choses pendant des années sans vraiment comprendre pourquoi.
Le TDAH et la dyslexie, aujourd’hui, on en parle beaucoup. Mais quand on les vit de l’intérieur, ce ne sont pas simplement des mots ou des étiquettes.
C’est chercher ses mots.
En dire parfois un à la place d’un autre.
Bloquer presque toute une journée parce qu’un rendez-vous est prévu plus t**d.
Angoisser avant une soirée.
Couper la parole — non pas parce qu’on n’écoute pas, mais parce qu’on sait que si cette pensée n’est pas dite tout de suite… elle risque de disparaître.
C’est aussi avoir un cerveau qui ne s’arrête jamais.
Penser, analyser, anticiper, disséquer… encore et encore.
Avoir parfois des obsessions, une idée ou un sujet qui prend toute la place, que l’on retourne dans tous les sens et dont il est difficile de décrocher.
Et il y a cette impulsivité
Cette impulsivité que, personnellement, je ne maîtrise pas toujours.
Ma dyslexie, je la connaissais.
Mon TDAH, je l’ai découvert bien plus t**d.
Et à 55 ans, beaucoup de choses ont pris un autre sens.
Mon enfance.
Cette impression de me sentir différente.
Mon besoin de m’isoler.
Ces situations sociales qui pouvaient me demander énormément d’énergie.
Et toutes ces choses qui semblaient si simples pour les autres et qui, pour moi, demandaient parfois un véritable effort.
Mettre des mots dessus n’a pas changé qui je suis.
Mais cela m’a permis de comprendre autrement une partie de mon histoire.
Et avec l’âge — parfois aussi avec la périménopause ou la ménopause — certaines difficultés peuvent devenir plus visibles, notamment la concentration et la mémoire.
Alors peut-être qu’on ne devient pas plus compliquée avec les années.
Peut-être qu’on commence simplement, enfin, à comprendre qui l’on a toujours été.
Et vous, avec l’âge, avez-vous compris certaines choses sur votre façon de fonctionner ?