30/05/2026
A l’école, j’étais une élève “facile”.
Pas de vagues.
Pas de problèmes.
Des points corrects… sans trop d’efforts (voir pas du tout 🫢).
Le genre d’élève qui rassure les adultes.
Mais personne n’a vu.
Personne n’a vu que je me sentais seule.
À côté. En décalage constant.
Personne n’a vu que ça n’avait aucun sens pour moi.
Que je venais, j’écoutais, je repartais… sans jamais vraiment être là. 💭
J’ai appris à fonctionner comme ça.
À faire “ce qu’il faut”.
Sans jamais me sentir à ma place.
C’est ça, le décrochage dont on ne parle pas.
Celui qui ne dérange pas.
Celui qui ne fait pas de bruit.
Et pourtant… il abîme. 🌪️
Aujourd’hui, je travaille dans une école en tant qu’assistante sociale.
Et avec le recul, je comprends quelque chose de fort : une partie de moi est là pour réparer. Réparer les enfants abîmés par le système, et probablement réparer une partie de l’enfant que j’étais. ❤️🩹
Je pense que je suis devenue l’adulte que j’aurais aimé rencontrer quand j’étais ado.
Celle qui regarde au-delà des points, au-delà des comportements, au-delà des mots.
Celle qui essaie de comprendre, vraiment.
Celle qui dit : “Tu as ta place, même si tu ne rentres pas dans les cases.” 🧩💛
Quand j’écoute Mentissa et sa chanson « Les enfants difficiles », ça me serre un peu le cœur.
Parce que ces “enfants difficiles”… ce sont souvent simplement des enfants incompris.
À l’approche des examens, de l’attente de ces foutus résultats de fin d’année, j’ai envie de te dire ça :
Un bulletin ne raconte pas toute une histoire.
Des points ne mesurent pas une valeur.
Et encore moins un potentiel.
Regarde ton enfant autrement.
Écoute-le. Ressens-le.
Demande-toi s’il est bien… avant de te demander s’il réussit.
Parce qu’un enfant épanoui ira toujours plus loin qu’un enfant juste “performant”. ✨