27/07/2026
LA FRANCE BRÛLE…
ET PENDANT CE TEMPS, ON CONTINUE DE REGARDER AILLEURS !!!
La France brûle. Des hectares de forêts partent en fumée, des animaux périssent, des familles sont contraintes de quitter leur maison, des paysages magnifiques disparaissent sous les flammes… et derrière chaque incendie, ce sont parfois des décennies, voire des siècles de patrimoine naturel qui sont anéantis en quelques heures.
Alors oui, aujourd’hui, j’ai envie de pousser un coup de gu**le.
Bravo les écolos ! Vous pouvez être fiers de vous !
À force de vouloir tout réglementer, tout interdire, tout sanctuariser, tout laisser « revenir à la nature », avons-nous oublié une chose essentielle : la nature a toujours eu besoin d’être entretenue ?
On nous explique qu’il ne faut plus couper les herbes hautes, qu’il faut laisser pousser, laisser faire, laisser la nature suivre son cours…
Mais lorsqu’arrive la sécheresse, lorsque les herbes deviennent complètement desséchées et que la végétation forme un véritable tapis inflammable, il ne faut peut-être pas s’étonner que le feu se propage à une vitesse effrayante !
Et pendant ce temps, on a progressivement fragilisé l’élevage et le pastoralisme.
Pourtant, depuis des générations, les chèvres, les moutons, les brebis et les vaches entretiennent naturellement les paysages. Ils pâturent, débroussaillent, limitent la végétation et participent à l’entretien de certains espaces ruraux et montagneux.
Le pastoralisme n’est pas l’ennemi de la nature.
Bien au contraire : il peut être l’un de ses alliés.
Dans certaines régions, les troupeaux jouent un véritable rôle dans la prévention des incendies en consommant une partie de la végétation combustible. Alors pourquoi ne pas davantage soutenir ces éleveurs qui entretiennent nos territoires ?
Pourquoi rendre la vie toujours plus difficile à celles et ceux qui travaillent la terre, élèvent leurs animaux et participent à l’entretien de nos campagnes ?
Pourquoi faudrait-il toujours opposer l’écologie et l’agriculture ?
L’écologie véritable devrait protéger les agriculteurs, les éleveurs, les forêts, les animaux et les hommes.
Et pendant que nos forêts brûlent, que faisons-nous ?
Nous dépensons des sommes considérables dans des politiques qui ne répondent pas toujours aux urgences de notre propre territoire.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas aider les autres peuples ou agir au niveau international. Mais la première responsabilité d’un gouvernement reste aussi de protéger sa propre population.
Alors oui, avant de multiplier certaines dépenses, ne faudrait-il pas investir davantage dans ce qui est immédiatement indispensable à notre pays ?
- Plus de moyens pour nos pompiers.
- Davantage de moyens aériens pour combattre les incendies.
- Une véritable politique de débroussaillement et d’entretien des forêts.
- Un soutien réel au pastoralisme et aux éleveurs.
- Des hôpitaux correctement équipés et des soignants soutenus.
- Une agriculture française protégée et respectée.
Et puis il y a une autre responsabilité, celle de chacun d’entre nous.
Parce qu'il faut aussi arrêter de chercher systématiquement un coupable du côté des politiques.
- À celles et ceux qui jettent leurs mégots dans la nature : réfléchissez !
- À ceux qui abandonnent des bouteilles en verre dans les fossés : réfléchissez !
- A ceux qui font du trial dans le chemin de la forêt: réfléchissez !
- À ceux qui allument des barbecues dans des zones à risque malgré les interdictions : réfléchissez !
- À ceux qui se promènent en forêt avec une cigarette au bec comme si de rien n’était : réfléchissez !
Un mégot jeté au sol, une étincelle, un barbecue mal maîtrisé, un comportement irresponsable… et quelques minutes peuvent suffire pour transformer une forêt en enfer.
Et que dire de ceux qui viennent faire la fête dans les bois en pleine nuit, parfois jusqu’à une ou deux heures du matin, sans se soucier de l’environnement, des nuisances sonores, des animaux ou des risques qu’ils font courir ?
- La forêt n’est pas une poubelle.
- La campagne n’est pas une discothèque.
- La nature n’est pas un terrain de jeu sans règles.
Nous avons reçu un magnifique héritage de nos parents et de nos grands-parents.
Une France de campagnes, de forêts, de petits villages, de rivières, de montagnes, de champs, d’élevages et de paysages magnifiques.
Une France qui, malgré ses défauts, avait encore une âme.
Et aujourd’hui, j’ai parfois le sentiment que nous sommes en train de laisser partir tout cela.
- Nous faisons la morale au monde entier.
- Nous expliquons aux autres comment il faudrait vivre.
- Nous multiplions les discours, les commissions, les réglementations et les grandes déclarations.
Mais pendant ce temps, nos agriculteurs souffrent, nos éleveurs disparaissent, nos campagnes se désertifient, nos forêts brûlent, nos pompiers prennent des risques considérables et nos services publics manquent de moyens.
Il serait peut-être temps de regarder la réalité en face.
L’écologie ne devrait pas être une idéologie déconnectée du terrain.
L’écologie devrait être du bon sens.
- Entretenir une forêt, ce n’est pas la détruire.
- Débroussailler, ce n’est pas massacrer la nature.
- Faire pâturer des animaux, ce n’est pas forcément nuire à l’environnement.
- Soutenir un éleveur, ce n’est pas être contre l’écologie.
Et protéger nos pompiers, nos hôpitaux, nos agriculteurs et nos territoires, ce n’est certainement pas être contre la planète.
Au contraire.
C’est protéger ceux qui vivent sur cette planète.
Alors cessons les querelles idéologiques et revenons peut-être à quelque chose de beaucoup plus simple : le bon sens, la responsabilité et l’amour de notre pays.
Parce qu'une fois qu'une forêt a brûlé, il ne suffit pas de planter quelques arbres pour effacer le désastre.
Il faudra des décennies pour retrouver ce qui a été détruit en quelques heures.
Et pendant ce temps, des animaux auront disparu, des familles auront perdu leur maison, des pompiers auront risqué leur vie et des générations futures ne connaîtront plus les paysages que nous avons eu la chance de connaître.
La France mérite mieux que cela.
- Elle mérite qu’on la protège.
- Elle mérite qu’on entretienne ses forêts.
- Elle mérite qu’on respecte ses agriculteurs et ses éleveurs.
- Elle mérite qu’on donne à ses pompiers les moyens de faire leur travail.
- Elle mérite que chacun de nous prenne enfin ses responsabilités.
Et surtout, elle mérite que nous arrêtions de nous diviser en permanence pour des raisons idéologiques.
La nature n’appartient ni aux écologistes, ni aux agriculteurs, ni aux politiques. Elle appartient à tous.
Alors protégeons-la réellement.
Pas avec des slogans.
Avec du travail, du bon sens, des moyens et de la responsabilité.
Parce que la France que nous laisserons à nos enfants dépend aussi de ce que nous déciderons de faire aujourd’hui.
À bon entendeur…
Daniel Namazu.