21/08/2026
Nous voulons être heureux. Et ce désir d’un bonheur futur, c’est ce que l’on appelle la souffrance.
Pour être heureux, on nous propose différentes méthodes, parfois contradictoires : financières, affectives, psychologiques, spirituelles, etc. - devenir riche, célèbre, puissant, trouver l’amour, méditer, etc.
En agissant selon les méthodes que nous adoptons, nous restons généralement insatisfaits, tout en causant des problèmes en chemin : confusion, violence, malhonnêteté, etc.
C’est ce qu’on appelle l’incohérence : vouloir le bien-être tout en créant des problèmes.
Nous sommes remplis de confusion et de désirs insatisfaits, et le monde est plein de guerres et de famine. Nous disons : « Il faut faire quelque chose ! » Mais nous sommes déjà en train de le faire. Nous faisons de notre mieux en tant qu’êtres confus et égoïstes.
L’existence, en tant que ce mouvement de souffrance, n’a aucun sens.
Pouvons-nous nous améliorer avec le temps ? Y aura-t-il, dans le futur, un « moi » meilleur ? Le bonheur se trouve-t-il dans l’avenir ? Apprendrai-je un jour à vivre pleinement ? Ou n’y a-t-il jamais que maintenant ?
Il existe une division entre moi et mon expérience. Entre moi et ce que je veux. Entre moi et ce qui devrait être. Et ainsi, nous faisons sans cesse des efforts pour devenir ce que nous imaginons pouvoir être. Toujours en lutte, toujours en conflit avec la réalité.
S’il doit y avoir une révolution pacifique, elle doit être une transformation totale. Il ne peut y avoir de division entre moi et cette expérience consciente. La lutte contre la réalité repose sur un malentendu : moi - avec ma peur et ma violence - je ne suis qu’un des objets qui apparaissent dans la conscience. Tout comme le « moi » futur que j’imagine, tout comme le paradis, l’éveil, les tables, les chaises, etc.