La Criée

La Criée La Criée : Collectif de Recherche sur l'Institutionnel et l'Ethique. Qu'est-ce que la Criée ? https://www.editions-eres.com/nos-auteurs/49599/chemla-patrick

La Criée (Collectif de réflexion sur l'institutionnel et l'éthique) a été fondée à Reims en 1985 par des professionnels du champ psychiatrique adossés au Centre Antonin Artaud et rejoint par des soignants d'autres équipes, des psychanalystes et des psychiatres libéraux. D'entrée de jeu, il s'agissait de créer un lieu d'échange et de recherche inscrit dans la transmission de la Psychothérapie Insti

tutionnelle, et la volonté de promouvoir une psychiatrie respectueuse du sujet en souffrance. La psychiatrie française avait en effet connu une vague de progrès depuis l'après-guerre, avec l'apport de la psychanalyse et d'une volonté politique de construire le Secteur, autrement dit d'offrir des soins de proximité tout en luttant contre l'enfermement et les processus de ségrégation des malades mentaux. Mais nous constations déjà un reflux avec une tendance qui est allée en s'alourdissant de mesurer les pratiques humaines avec des normes issues de l'industrie. Cette tendance est aujourd'hui dominante qui promet de tout mesurer de la souffrance et du désir humain, alors que toute notre expérience témoigne de l'incommensurable de l'esprit humain. Tous nos séminaires et colloques qui se tiennent depuis cette époque reprennent ce souci de l'autre en l'articulant avec une analyse des pratiques et des confrontations nécessaires entre des professionnels de toutes disciplines.Très tôt nos colloques rémois ont accueilli des soignants venant de toute la France, et même d'autres pays francophones et la qualité des échanges nous a permis une publication régulière aux Éditions ERES. Depuis le discours d'Antony en décembre 2008 où Nicolas Sarkozy traitait les malades comme des criminels potentiels, la Criée se mobilise aux côtés de tous les collectifs et associations, pour la promotion de pratiques émancipatrices. Retrouvez tous les ouvrages collectifs de la Criée publiés aux Éditions Érès !

01/06/2026

La vidéo de la Conférence-débat de la Criée : Patricia Janody " L'odeur de Mayotte Une clinique des frontières" est là !
Patricia Janody y raconte son trajet et sa découverte de Mayotte, sa rencontre avec l'île et avec les personnes se présentant à la consultation de psychiatrie. Sur un mode narratif et au travers de moments cliniques, elle nous fait partager son abord du symptôme et de ce qui se dévoile de la complexité d'une souffrance psychique inscrite également dans la fracture coloniale et les silenciations de la grande Histoire. L'intime intrication de la clinique et du politique se construit ainsi sur la mode du "bricolage" que permet le contexte et l'entourage des personnes.

🔗 :

41èmes Rencontres de Saint-Alban : "Le corps dans l'Âme"📅Vendredi 19 & Samedi 20 juin 2026📍CH François Tosquelles, 48120...
14/05/2026

41èmes Rencontres de Saint-Alban : "Le corps dans l'Âme"

📅Vendredi 19 & Samedi 20 juin 2026
📍CH François Tosquelles, 48120 ST ALBAN

Argument :
« Une psychiatrie sans corps est aujourd’hui une position intenable sinon dangereuse pour les patients, pour les soignants, mais également pour la psychiatrie elle-même » écrivait Pierre Delion en 2010. Il nous paraît d’autant plus nécessaire de le rappeler qu'aujourd'hui, le corps est devenu le corps-objet de la science.

L’hygiénisme codifié des "bonnes pratiques", le scientisme, le simplisme (un symptôme = un médicament), le refus de la complexité ont le vent en poupe, pour des raisons de domination idéologique et financière (recueil des données personnelles sur les plateformes, les centres-experts…).

Pourtant, dans l’accueil des personnes en souffrance psychique dans les différents espaces de soins au sein desquels nous travaillons, le corps est là. Corps des patients et corps des soignants se rencontrent, se parlent, se croisent. Corps porteurs de présence, corps habités ou désertés, espace de contact physique et psychique, vecteur – ou non – de rencontre avec l’autre. Lieu d’habitation du sujet, le corps n’est pas une simple collection d’organes et opérer cette réduction c’est passer à côté de la personne. Dans nos métiers, nous sommes dans l’obligation éthique d’accueillir l’autre dans son entièreté, ce qui implique aussi l’accueil du corps.

Tosquelles avait coutume de dire que la psychiatrie n'était pas une branche de la médecine, mais que c'était la médecine qui était une branche de la psychiatrie...

Ce corps, c'est un rapport qui se constitue au fil du développement. Le petit d’homme se rencontre dans le miroir, porté, regardé, parlé par un autre, permettant ainsi la construction d’un corps unifié, désirable et désirant. Cette constitution d’un corps de désir et non plus d’un simple corps d’organes ne se fait pas sans l’autre, son regard et son langage, son attention aimante, son désir.

Mais vivre avec son corps, l’exister, ça ne va pas de soi.

Un corps habité, c’est un corps traversé de contacts, de paroles, environné par un monde connu et reconnu, dans lequel il circule. Mais si la décompensation psychotique a provoqué chez un patient une dépersonnalisation, pas étonnant que le corps résonne alors comme absent, déshabité, presque immobilisé, pesant. « Je suis le lierre, vous êtes le tuteur », « vous les soignants, vous devez être des murs, des portes et des fenêtres », paroles de patients.

Comme soignants, prendre le parti de prendre en considération les patients dans leur unité de personne – corps compris si l'on peut dire – c'est aussi se laisser toucher par ce que disent ces corps, les accueillir comme venant dire quelque chose des existences des sujets qui les incarnent.

La psychose, ça se passe dans le corps. C'est par les sensations corporelles incohérentes des liens familiaux que quelque chose est transmis d'un trauma pris dans la filiation. « Impressions retranchées » dit Françoise Davoine. La bouche du psychotique par sa voix dit une douleur venue d'ailleurs, « car l'homme qui crie sa douleur ne choisit pas la bouche qui nous le dit ». Notre travail, c'est nommer ces sensations qui torturent le corps du patient. C'est un abord de la psychothérapie des psychoses, qui travaille aussi sur les moments où l'Histoire s'affole, broie corps et âme chacun d'entre nous. Car l'idéologie dominante, dans son offensive, ne cherche pas à comprendre quoi que ce soit de l'existence du sujet réduit à ses symptômes, elle se moque du fait que les gens soient enfermés ou finissent à la rue. Ce n’est pas dit officiellement, mais un pouvoir qui laisse se dégrader notre système de santé à ce point montre bien que ses préoccupations sont ailleurs.

Autre abandon. Si la logique actuelle est de rechercher dans le corps les gènes ou la biologie, paradoxalement, dans les moments paroxystiques, ce corps semble difficile à penser : plus personne, tout le monde s’échappe. Face à des scarifications massives, des violences, de l’incurie importante, quel abord dans le soin ? Plâtrer la totalité du corps pour empêcher les scarifications ? Contentionner les violences ? Laver le corps sale ? Mais qu’en fait-on ?

Tout au long de ces Rencontres, nous vous invitons à venir témoigner et écouter ce travail d’accompagnement et d’accueil, corps compris."

✏️Inscription (formation individuelle) : https://cemea-formation.com/promo/2026/June/SAINT-ALBAN-SUR-LIMAGNOLE/stage/AN-FRM26ALB3

✏️Inscription (formation continue) : https://cemea-formation.com/promo/2026/June/SAINT-ALBAN-SUR-LIMAGNOLE/stage/AN-FAM26F251

« Les pratiques collectives en santé sont-elles une source de transformation sociale? », par les Ateliers pour la refond...
14/05/2026

« Les pratiques collectives en santé sont-elles une source de transformation sociale? », par les Ateliers pour la refondation du service public hospitalier et du soin.
📅Le 1er juillet 2026, de 9h à 17h30
📍MucemLab, 201 quai du port, Marseille.

Argument :
"Cette journée d’étude est organisée dans un contexte de mobilisation des centres et maisons de santé communautaire contre la remise en cause du dispositif de financement expérimental SECPA (structures d’exercice coordonné participatives) et pour sa transposition dans le droit commun. Nous souhaitons nous saisir de ce moment pour mettre en discussion la question des pratiques collectives en santé comme source possible de transformation sociale. La discussion sera menée à partir d’interventions d’actrices/acteurs (usagèr.es et professionnel.les) de lieux de soin psychique, primaire, palliatif et de chercheuses et chercheurs travaillant sur le sujet. Notre projet est que cette journée d’étude puisse ouvrir sur une série de rencontres au cours de l’année 2026-27, cela dans la perspective de poursuivre et travailler les grandes questions qui auront été soulevées le 1er juillet et pour que, ensemble, nous puissions contribuer à élaborer une vision politique renouvelée de la santé et du soin."

Avec la participation du Collectif Artaud !

✏️ Attention, l’inscription est gratuite mais obligatoire en raison du nombre limité de places. S’inscrire à l’adresse : [email protected]

25ème journée de psychiatrie d'Abbeville:  "Même pas morts !" (en hommage à Claude Nachin), par le Collectif psychiatriq...
14/05/2026

25ème journée de psychiatrie d'Abbeville: "Même pas morts !" (en hommage à Claude Nachin), par le Collectif psychiatrique abbevillois, avec Renaud Evrard.

📅Jeudi 4 juin 2026, de 9h à 17h.
📍Garopole, Abbeville

Argument :
"Madame D. a revêtu le sweat de son défunt mari et dit ne pas cesser de penser avec horreur aux stades de décomposition du corps sous la dalle de marbre. Et dans le même temps, elle l’aperçoit intact dans son salon, non sans frayeur. Que reste-t-il du corps du mort ? Que lui veut le mort ?

L’expression « faire son deuil » peut sonner comme une injonction à renouer avec la réalité, une injonction à « l’acceptation », dernière étape du processus selon la culture populaire, comme s’il s’agissait d’un mouvement non seulement linéaire mais uniforme. Or des variations d’intensités et de tonalités s’opèrent en fonction de la vie. Le deuil est considéré comme un travail de séparation des vivants et des morts, or c’est à ce moment-là que surgissent les fantasmes inconscients qui relient l’endeuillé au mort. C’est un temps d’ouverture fantasmatique avec toute l’angoisse que cela peut susciter.

La perte peut devenir traumatique. Un événement qui ne passe pas. Quelles sont les spécificités des deuils issus de violences politiques, collectives, et quand il n’y a plus de traces, plus de corps ? Comment faire le deuil de ceux qui sont investis mais dont on ne se souvient pas ? Quelles sont les figures des fantômes ? Et enfin, que se joue-t-il dans le transfert entre le thérapeute et son patient endeuillé ?"

✏️Inscription : https://www.helloasso.com/associations/cemea-picardie/evenements/25eme-journee-de-psychiatrie-d-abbeville-du-collectif-du-psy-abbevillois

SÉMINAIRE DE LA CRIÉE 2025-2026 La Criée est ravie de vous convier à la prochaine séance du séminaire Quand ?⏱️Le mardi ...
08/05/2026

SÉMINAIRE DE LA CRIÉE 2025-2026

La Criée est ravie de vous convier à la prochaine séance du séminaire
Quand ?⏱️Le mardi 19 mai 2026 à 19h30 (⚠️Attention à ce changement d’horaire habituel⚠️)

Où ?📍Au Centre Antonin Artaud, 40 rue Talleyrand, Reims

Cette séance ainsi que celle du mois de juin seront consacrées à la lecture et à la discussion de l’œuvre de Fanon.
En particulier « Peau noire, masques blancs ».

Le 19 mai nous procéderons à une première lecture de ce livre inaugural, et en particulier du chapitre « L’expérience vécue du noir » qui fut publié en primeur dans la r***e Esprit en 1951. Fanon y exprime tout son déchirement par rapport à son expérience vécue, et sa discussion ininterrompue avec Jean-Paul Sartre qu’il désigne comme son ami mais aussi comme « son Autre ». Ce déchirement entre une expérience vécue et un désir d’existence au monde constitue à bien des égards un point de fondation critique de son parcours ultérieur, et son point de vue paradoxal sur la désaliénation .

Lynda Bensid, psychiatre, interviendra dans le cours de cette séance à partir d’une prise en charge clinique.

Nous poursuivrons en Juin avec une intervention de Sabrina Bouchair, psychiatre.

⚠️La date du séminaire de Juin change en raison des lectures théâtrales du Centre Antonin Artaud ! 🎭
Le séminaire de Juin se tiendra donc le mardi 16 juin à 19h30.

02/05/2026

Faire un don au profit de MOUVEMENT DU PRINTEMPS DE LA PSYCHIATRIE - Soutien au Printemps de la psychiatrie

30/03/2026
Webinaire de la CIPPA (Coordination Internationale entre Psychothérapeutes Psychanalystes et membres associés s’occupant...
27/03/2026

Webinaire de la CIPPA (Coordination Internationale entre Psychothérapeutes Psychanalystes et membres associés s’occupant de personnes Autistes), le lundi 30 mars 2026 à 18h30

LES PRÉMICES DE LA VIE PSYCHIQUE – Suite

Les enfants autistes ne peuvent pas être seulement considérés comme une mosaïque de fonctions à rééduquer les unes indépendamment des autres. Comme tout enfant, comme toute personne ils ont une vie psychique qui s’exprime sur différents plans.
Ce 2ème webinaire se penchera plus particulièrement sur les prémices de cette vie psychique.

Programme :

18h30 – Introduction, Bernard Golse
18h45 – L’écoute malléable : à la rencontre des mouvements archaïques de la psyché, Dominique Mazéas et Marie Dessons
19h15 – Discussion
19h30 – À la recherche des ancrages psychiques perdus dans l’oeuvre de Georges Perec, Isée Bernateau
20h00 – Discussion
20h15 – Le vibratoire : proposition conceptuelle de premières transformations psychiques, Émilie Pain
20h45 – Discussion
21h00 – Fin du webinaire

Programme et renseignements : https://cippautisme.com/les-premices-de-la-vie-psychique-2/
Psynem

Adresse

40 Rue De Talleyrand
Reims
51100

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque La Criée publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager