28/11/2024
Le grand saut dans l'inconnu, prenant plusieurs formes effrayantes, consiste au final à « se vivre un peu plus ». C’est alors que la vie nous raconte une fois de plus que c'est en faisant ses pas dans le vide que le chemin se déplie.
Cela nécessite de s'autoriser à sortir du carcan matérialiste, consumériste et scientiste, pour laisser la place à une perception qui part du coeur, et ainsi rétablir en soi l'équilibre dont manque dangereusement le monde actuel.
L'exploration introspective révèle, à celui qui le cherche sincèrement, les brèches donnant sur un état de transcendance, une autre manière de naître chaque jour au monde, à l'autre, d'accoucher de soi, et dont une des caractéristiques principales est une incroyable lenteur. Elle nous révèle entre autres, dans notre chair et au-delà de l'aridité du mental, que toute souffrance est accouchement, que tout deuil est transmutation.
Il y a je crois, pour déclencher ce processus qui convoque la survenance d'une mystérieuse présence — dont les synchronicités sont cailloux blancs — la nécessité de se connecter au corps, et faire face à un degré de d'inconfort, de courage et de confiance. C’est ce dont la séparation collective de la nature nous distancie depuis des siècles.
C'est cette "magie" dont parlent toutes les traditions spirituelles depuis des millénaires : découvrir l'existence d'une disposition personnelle favorable au vivant, de sympathie avec le mouvement universel, de cohérence avec le rythme des vagues qui nous emportent.
🙏 Stephan Schillinger©️ 📚 Extrait des livres « Par un Curieux Hasard » disponibles sur curieuxhasard.com/boutique 📸 instagram.com/paruncurieuxhasard 🎬 youtube.com/c/paruncurieuxhasardstephanschillinger (illustration : anonyme)