25/07/2026
Je suis en colère.
En colère de voir la France et tant d’autres endroits partir en fumée. De voir des forêts disparaître, des animaux mourir, des familles évacuées et des pompiers risquer leur vie dans des conditions terribles.
Je suis triste de voir le vivant détruit en quelques heures. Triste de penser à tout ce qui ne repoussera pas, ou seulement dans plusieurs dizaines d’années.
Et je me sens profondément impuissante.
Oui, la canicule et la sécheresse rendent la situation explosive. Mais lorsque des incendies sont provoqués par la négligence, l’inconscience ou tout simplement la connerie humaine, ma tristesse laisse place à un immense sentiment d’injustice.
Comment peut-on encore jeter un mégot, allumer un feu ou prendre des risques alors que tout est sec et que les alertes sont partout ?
Combien de forêts faudra-t-il voir brûler ?
Combien d’animaux faudra-t-il sacrifier ?
Combien de personnes devront risquer leur vie avant que chacun comprenne enfin que ses actes ont des conséquences ?
Dans cette colère et cette tristesse, je veux aussi rendre hommage aux pompiers, aux forces de secours, aux bénévoles et à toutes les personnes mobilisées sur le terrain.
Merci à celles et ceux qui affrontent les flammes, protègent les habitants, sauvent les animaux et mettent leur propre sécurité en danger pour limiter les dégâts. Leur courage, leur engagement et leur dévouement méritent toute notre reconnaissance.
La nature n’est pas un décor que l’on peut détruire puis remplacer. Elle est notre refuge, notre équilibre, notre air, notre vie.
Aujourd’hui, je ressens de la colère, de la tristesse et une immense impuissance. Mais surtout, je refuse de considérer ces drames comme une fatalité.