27/07/2026
🔥 𝐈𝐧𝐜𝐞𝐧𝐝𝐢𝐞𝐬 : conséquences respiratoires de l’inhalation de fumée chez les chevaux
La fumée d’incendie contient des particules fines, du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote et de nombreux composés organiques. Les particules les plus fines pénètrent jusqu’aux bronchioles et aux alvéoles pulmonaires, où elles peuvent induire des 𝐥𝐞́𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐢𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬, à l’origine de :
• toux, jetage, augmentation de l’effort respiratoire, sifflements ;
• diminution des mécanismes de défense pulmonaires (altération de la clairance mucociliaire et de la fonction immunitaire), favorisant les infections respiratoires secondaires ;
• aggravation des signes cliniques chez les chevaux atteints d’asthme, avec risque accru de complications, notamment de pneumonie bactérienne.
𝐑𝐞𝐜𝐨𝐦𝐦𝐚𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 :
✅ Suspendre tout exercice tant que la fumée est présente ou que la qualité de l’air reste dégradée (AQI élevé). Éviter les déplacements et les concours.
✅ Attendre au moins 2 semaines avant de reprendre le travail après disparition des dernières fumées. La cicatrisation complète des voies respiratoires nécessite généralement 4 à 6 semaines.
✅ Mettre de l’eau fraîche à disposition à côté des fourrages afin d’augmenter la consommation d’eau et limiter la sécheresse des voies respiratoires.
✅ Réduire au maximum l’exposition aux poussières : privilégier un fourrage peu poussiéreux, foin stérilisé, enrubanné ou foin trempé.
✅ Soutenir l’organisme avec une alimentation riche en antioxydants (vitamine E, vitamine C, oméga-3…) après avis de votre vétérinaire.
✅ Tout cheval présentant de la toux, une augmentation de la fréquence ou de l’effort respiratoire, un jetage anormal ou de la fièvre doit être examiné rapidement afin de mettre en place un traitement médical adapté (bronchodilatateurs, anti-inflammatoires, nébulisations, fluidothérapie, antibiothérapie en cas de surinfection…).
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