09/06/2026
Le paradoxe du « trop mais pas assez ».
C’est quand on vous dit que vous n’êtes pas assez ceci mais trop quand même ou alors trop cela mais pas assez non plus ! Cet espace de vide, cet entre deux, cette zone blanche où vous ne rentrez dans aucune case mais pourtant vous les cochez toutes !
Vous êtes intelligent-e et vous comprenez avant même d’avoir compris, trop en décalage avec le reste du monde mais pas assez pour être dit-e HPI.
Votre rapport au monde est sensible et fragile, vous ne comprenez pas toutes les interactions sociales mais vous savez vous adapter. On vous dit TSA léger.
Vous avez tendance à procrastiner, à vous concentrer difficilement sur certaines tâches ou dans certaines conditions mais vous n’êtes pas impulsif-ve. On vous dit TDAH léger.
Un peu comme si on vous disait : « Rien à signaler »!
Et on vous laisse, là, au bord de la route. Trop mais pas assez ! Pas de prise en compte ni de prise en charge. L’Ecole et les institutions vous diront qu’il y a "pire" que vous, que vous « ça va ». Pas besoin de suivi particulier et encore moins d’aide à proposer. Vous pouvez vous débrouiller et y arriver.
Et pourtant, c’est là. A cet instant là, que quelque chose se cristallise.
Des parents épuisés à qui l’on renvoie la responsabilité.
Des enfants et adolescent-es démuni-es et incompris-es face à leur propre fonctionnement.
Des parents qui abandonnent ou qui bricolent comme ils peuvent avec ce qu’ils ont.
L’enfant devient un-e adolescent-e puis un-e adulte plus ou moins abîmé-e de ne pas comprendre qui il ou elle est dans ce monde qui ne les regarde pas car trop mais pas assez…
Je vois de nombreuses personnes errant dans cette zone blanche. Pour moi, il existe un vrai vide thérapeutique qui laisse beaucoup trop de personnes seules, démunies et sans suivis.
Alors, moi, je ne vais pas vous vendre du rêve, des miracles, des programmes de transformation à plus de 1000€, du coaching intensif ou autre.
Moi, je veux vous dire que je suis là et que je vous vois.
Si ces quelques lignes résonnent pour vous, que vous vous reconnaissez, vous n’êtes pas seul-e et vous pouvez venir m’en parler.