02/10/2026
Octobre Rose…
Je sais que ce que je vais écrire ne va peut-être pas plaire à tout le monde.
Mais depuis quelque temps, cette campagne me dérange de plus en plus.
Et cette année, j’ai envie d’expliquer pourquoi.
Je ne veux pas simplement mettre un petit ruban rose sur mes réseaux parce que c’est Octobre.
Je préfère vous dire ce que je pense vraiment.
Déjà, une chose importante :
je ne nie absolument pas le cancer du sein.
Je sais que cette maladie existe.
Je sais qu’elle touche énormément de femmes.
Je sais à quel point la recherche est importante et à quel point les traitements peuvent être nécessaires et sauver des vies.
Et je ne suis pas non plus en train de dire aux femmes de ne pas se faire dépister.
Ce n’est pas mon propos.
Ce qui me dérange, c’est surtout la façon dont on parle de santé pendant ce mois.
Parce qu’on parle énormément de dépistage…
et beaucoup moins de prévention.
Et pour moi, ce n’est pas la même chose.
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Dépister n’est pas prévenir
Une mammographie permet de rechercher une anomalie et de détecter certains cancers à un stade précoce.
C’est du dépistage.
Et le dépistage peut évidemment avoir des bénéfices importants.
Mais une mammographie ne va pas empêcher un cancer d’apparaître.
Elle permet de le détecter plus tôt.
Et je trouve dommage que le mot « prévention » soit si souvent associé au dépistage alors qu’on pourrait aussi parler de tout ce qui se passe avant.
Notre alimentation.
Notre sommeil.
Le mouvement.
L’alcool.
Le tabac.
Notre poids.
Notre environnement.
Notre rythme de vie.
Notre façon de vivre avec notre corps.
L’Institut National du Cancer identifie d’ailleurs plusieurs facteurs liés aux modes de vie qui peuvent augmenter le risque de cancer du sein et estime qu’une partie des cancers pourrait être évitée en agissant notamment sur certains de ces facteurs.
Et pourtant, j’ai parfois l’impression qu’on parle beaucoup plus de :
🎀 « Pensez à vous faire dépister »
que de :
🌿 « Comment prenez-vous soin de votre santé aujourd’hui ? »
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Et puis il y a le surdiagnostic…
C’est une chose qui m’a vraiment fait réfléchir en me renseignant davantage.
Certaines lésions découvertes grâce au dépistage peuvent évoluer très lentement, voire ne jamais provoquer de problème au cours de la vie de la personne.
Le problème, c’est qu’au moment où on les découvre, on ne sait pas toujours lesquelles vont évoluer et lesquelles n’auraient finalement jamais posé de problème.
Alors une anomalie peut entraîner tout un parcours :
examens…
biopsie…
diagnostic…
surveillance…
et parfois traitements.
Chirurgie.
Radiothérapie.
Hormonothérapie.
Chimiothérapie.
Je ne dis évidemment pas que ces traitements sont inutiles.
Quand une femme a un cancer qui nécessite un traitement, heureusement qu’ils existent.
Mais ce qui me bouleverse, c’est de savoir qu’il existe aussi des situations de surdiagnostic et de surtraitement.
L’Institut National du Cancer reconnaît d’ailleurs que cela fait partie des limites du dépistage.
Et derrière le mot « surdiagnostic », il n’y a pas seulement un chiffre dans une étude.
Il y a une femme.
Une vraie femme.
Qui peut apprendre qu’elle a un cancer.
Qui peut avoir peur.
Subir des examens.
Une opération.
Des traitements.
Des effets secondaires.
Et peut-être que cette lésion n’aurait finalement jamais évolué suffisamment pour lui poser problème.
Je trouve ça vertigineux.
Et je trouve qu’on devrait pouvoir en parler.
Pas pour faire peur.
Pas pour dire « ne vous faites pas dépister ».
Mais simplement pour que les femmes aient accès à une information complète.
Les bénéfices.
Les limites.
Les incertitudes.
Tout.
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Et puis… le business du rose
C’est l’autre chose qui me dérange énormément.
Pendant un mois, tout devient rose.
Les vêtements.
Les cosmétiques.
Les crèmes.
Le maquillage.
Les pâtisseries.
Les bonbons.
Les boissons.
Les produits alimentaires.
Les vitrines.
Les emballages.
Les promotions.
Et parfois je regarde certaines choses et je me demande vraiment :
quel rapport avec la santé ?
Une pâtisserie pleine de sucre devient rose.
Des bonbons deviennent roses.
Un produit transformé devient rose.
Un cosmétique devient rose.
Et parce qu’il y a un petit ruban dessus, on a soudain l’impression de participer à une bonne action.
Je ne dis pas que toutes les opérations sont mauvaises.
Certaines entreprises reversent réellement une partie de leurs ventes à des associations.
Et cet argent peut permettre de financer de vrais projets de recherche ou d’accompagnement.
Mais quand même…
à quel moment la sensibilisation devient-elle aussi une opération commerciale ?
C’est ce qu’on appelle notamment le pinkwashing.
Et même la Ligue contre le cancer alerte depuis plusieurs années sur les communications opportunistes qui peuvent se développer autour d’Octobre Rose.
Alors oui…
ça me dérange.
Parce qu’on parle de maladie.
De femmes.
De leur corps.
De leur peur.
De leur santé.
Et en même temps…
on vend.
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Et l’argent dans tout ça ?
C’est aussi une question que je me pose.
On nous demande de donner.
D’arrondir notre ticket de caisse.
D’acheter un produit parce qu’une partie sera reversée.
De participer à telle ou telle opération.
Je comprends parfaitement que la recherche coûte cher.
Je comprends que les associations aient besoin de moyens.
Je comprends que les dons puissent financer de vrais projets.
Mais je trouve quand même assez étrange que, pour une maladie qui représente un enjeu majeur de santé publique, on demande encore autant aux citoyens de financer la recherche et l’accompagnement à travers leurs achats et leur générosité.
Pour moi, la santé publique devrait aussi être une responsabilité collective, avec un financement public important.
Et je trouve sain de pouvoir se demander où commence la solidarité…
et où commence le marketing.
Parce qu’à force de mettre un ruban rose sur tout, j’ai parfois peur qu’on finisse par confondre :
soutenir une cause
et
acheter quelque chose estampillé « bonne cause ».
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Et c’est là que je trouve le sujet vraiment complexe
Je ne pense pas que les médecins soient là pour faire du profit sur le dos des femmes.
Je ne pense pas que les chercheurs cherchent à rendre les gens malades.
Et je ne veux surtout pas résumer tout le système de santé à ça.
Mais il existe bien un énorme écosystème économique autour de la maladie.
Les examens.
Les équipements.
Les médicaments.
Les traitements.
La recherche.
Les établissements.
Les associations.
La communication.
Les entreprises.
Et donc oui…
la maladie représente aussi de l’argent.
Je trouve qu’on doit pouvoir regarder cette réalité sans tomber dans les théories simplistes.
Et justement, quand on sait qu’il existe un risque de surdiagnostic et de surtraitement, je trouve légitime de poser des questions.
Comment mieux distinguer ce qui doit réellement être traité de ce qui n’aurait peut-être jamais évolué ?
Comment continuer à améliorer le dépistage ?
Comment éviter autant que possible de traiter inutilement ?
Comment informer les femmes de manière honnête, avec les bénéfices et les limites ?
Ce sont de vraies questions.
Et derrière ces questions, il y a des femmes.
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Et si on parlait davantage de ce qui se passe avant ?
C’est là que je reviens à ce qui m’intéresse vraiment.
La prévention.
Pas la prévention dans le sens :
« Faites tout parfaitement et vous ne serez jamais malade. »
Je ne crois absolument pas à ça.
On ne contrôle pas tout.
Le cancer est multifactoriel.
On peut avoir une très bonne hygiène de vie et tomber malade.
Et surtout, je ne voudrais jamais faire porter à une femme malade la responsabilité de sa maladie.
Ce serait profondément injuste.
Mais entre :
« je ne peux rien faire »
et
« je peux tout contrôler »
il existe un espace.
Un espace où l’on peut simplement devenir un peu plus actrice de sa santé.
Sans obsession.
Sans culpabilité.
Sans chercher la perfection.
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C’est là que l’Ayurveda me parle énormément 🌿
Dans la tradition ayurvédique, il existe une notion que j’aime beaucoup :
Svastha.
L’idée de préserver et maintenir la santé.
Prendre soin de ce qui va bien.
Observer.
Ajuster.
Avant que quelque chose ne devienne un problème.
L’Ayurveda s’intéresse beaucoup au quotidien.
À l’alimentation.
À la digestion.
Au sommeil.
Au rythme de vie.
Aux habitudes.
À l’environnement.
À la façon dont on vit.
Et c’est probablement pour ça que cette philosophie me parle autant.
Parce qu’elle pose une question toute simple :
Comment est-ce que je prends soin de ma santé quand je vais bien ?
Pas demain.
Pas quand quelque chose m’obligera à m’arrêter.
Aujourd’hui.
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Et c’est exactement ce qui m’a donné envie de proposer les consultations ayurvédiques
Je me rends compte que je parle beaucoup de massages ici, mais aujourd’hui, les consultations ayurvédiques prennent une place de plus en plus importante dans ce que j’ai envie de transmettre.
Parce qu’une consultation, ce n’est pas simplement venir « régler un problème ».
C’est prendre un temps pour regarder son quotidien autrement.
Son alimentation.
Son sommeil.
Sa digestion.
Son rythme.
Ses habitudes.
Son environnement.
Son équilibre, selon la lecture ayurvédique.
Et essayer de comprendre ce qui peut être ajusté, petit à petit.
Pas avec une routine parfaite.
Pas avec dix mille choses à changer du jour au lendemain.
Et surtout pas avec la promesse qu’on ne tombera jamais malade.
Mais avec l’idée de mieux se connaître et de devenir un peu plus actrice de sa santé.
C’est ça qui m’intéresse énormément dans l’Ayurveda.
Ne pas attendre que quelque chose aille mal pour commencer à s’occuper de soi.
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Alors non, je ne me reconnais pas vraiment dans Octobre Rose.
Pas parce que je nie le cancer.
Pas parce que je suis contre le dépistage.
Pas parce que je rejette la médecine.
Mais parce que j’aimerais qu’on puisse avoir une vision beaucoup plus large de la santé.
Moins de peur.
Moins de marketing autour de la maladie.
Plus d’information.
Plus de prévention.
Plus d’éducation à la santé.
Plus de compréhension du corps.
Et peut-être un peu moins de produits roses qu’on achète pendant un mois avant de reprendre notre vie comme avant.
Parce qu’au fond…
la prévention ne devrait peut-être pas commencer quand on cherche une maladie.
Elle pourrait aussi commencer quand tout va encore bien. 🌿
Et c’est cette vision-là que j’ai envie de développer aujourd’hui avec La Fée Védique, notamment à travers les consultations ayurvédiques, mais aussi les massages ayurvédiques.
Pas pour remplacer la médecine.
Pas pour promettre l’impossible.
Simplement pour offrir un autre espace pour observer son quotidien, mieux comprendre son fonctionnement et réfléchir à sa santé autrement.
🌿 La Fée Védique — Saint-Alban
Consultations ayurvédiques • Massages ayurvédiques
Si cette approche vous parle, vous pouvez m’écrire directement ou découvrir mes accompagnements sur lafeevedique.fr.