04/04/2026
L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une proposition de loi visant à interdire les sucres ajoutés dans les aliments destinés aux nourrissons et aux enfants de moins de trois ans. 👶
Concrètement, le texte interdit la fabrication, l’importation et la mise sur le marché de produits contenant des sucres ajoutés lorsqu’ils sont spécifiquement destinés aux tout-petits.
Sont concernés tous les sucres ajoutés lors de la transformation : sirops, miel, jus concentrés, ou tout ingrédient à visée édulcorante.
Des exceptions restent possibles, via un arrêté après avis de l’ANSES, notamment pour certains produits aux besoins nutritionnels spécifiques.
𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗹𝗼𝗶 𝗲𝘀𝘁 𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁𝗲 ?
Parce que les chiffres sont sans appel
𝗖𝗵𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀, 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ 𝗽𝗿𝗲́𝗼𝗰𝗰𝘂𝗽𝗮𝗻𝘁𝗲 :
17 % sont en surpoids et près de 6 % souffrent d’obésité.
Et surtout, les habitudes commencent très tôt.
Selon l’ANSES, 𝟳𝟱 % 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝟰 𝗮̀ 𝟳 𝗮𝗻𝘀 consomment déjà trois fois plus de sucres que les recommandations.
Une exposition précoce qui conditionne durablement les comportements alimentaires et augmente le risque de maladies chroniques : diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers.
Si le lien entre alimentation et obésité n’est pas systématique, il reste un facteur structurant, en particulier dans les premières années de vie.
Alors oui, cette loi va dans le bon sens.
C’est une mesure de santé publique essentielle.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝗺𝗲𝘂𝗿𝗲, 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟴 ?
Quand on parle de la santé de nos enfants, peut-on réellement se permettre d’attendre encore plusieurs années ?
Pourquoi laisser perdurer des pratiques que l’on reconnaît aujourd’hui comme problématiques ?
Entre signal politique et réalité sanitaire, l’écart reste encore trop grand.
Nous sommes sur la bonne voie, mais il faut accélérer. 📢