22/08/2026
La cohérence n'est pas une règle. C'est un ajustement permanent.
Nous aimerions parfois que les relations humaines fonctionnent comme les mathématiques.
Une règle.
Une application.
Un résultat.
Mais nous ne sommes pas des équations.
Éduquer un enfant ne consiste pas simplement à lui imposer des règles.
Manager une équipe ne consiste pas simplement à faire appliquer un fonctionnement.
Aimer quelqu'un ne signifie pas décider à sa place de ce qui est bon pour lui.
Vivre à deux ne signifie pas renoncer à ses propres désirs.
Comprendre que nos points de vue n'ont de réalité que pour nous.
Et prendre soin de soi ne signifie pas faire passer systématiquement ses besoins avant ceux des autres.
Dans toutes ces situations, nous cherchons en permanence un équilibre entre nos besoins, ceux des autres et ce que nous souhaitons réellement construire.
Un équilibre qui évolue parce que nous évoluons nous-mêmes et que les personnes avec lesquelles nous sommes en relation évoluent également.
C'est peut-être pour cela que la cohérence demande autant de vigilance.
Il n'existe pas toujours de bonne réponse.
Il existe parfois simplement la réponse la plus juste que je puisse trouver dans la situation présente.
Et demain, avec de nouvelles informations, de nouvelles expériences ou de nouveaux besoins, il faudra peut-être l'ajuster.
Pour moi, la cohérence, c'est aussi rester fidèle à l'idée de la personne que j'aimerais incarner, tout en étant suffisamment ouvert et honnête pour remettre cette idée en question lorsqu'elle ne correspond plus à la réalité de ma vie.
Car quelle vie idéale cherchons-nous réellement à construire ?
Une vie imaginée dans notre tête ?
Ou une vie réaliste, vivante et cohérente avec les personnes avec lesquelles nous partageons — ou souhaitons partager — notre vie ?
La cohérence n'est donc pas de rester fidèle à une règle que j'aurais définie une fois pour toutes.
C'est rester suffisamment attentif pour pouvoir me demander :
« Est-ce que ce que je fais aujourd'hui est encore en accord avec la personne que je souhaite être et avec ce que je souhaite réellement construire ? »
Et lorsque la réponse est non, il ne s'agit pas forcément de se juger.
Il s'agit de regarder.
Comprendre.
Ajuster.
Et recommencer.
Peut-être que la qualité de vie se trouve aussi dans cette capacité à s'ajuster sans cesse, sans se perdre soi-même.