07/08/2026
Aujourd’hui, je vous présente un ouvrage quelque peu différent de mes lectures habituelles.
Délaissant pour un temps mes terrains de "prédilection", je me suis laissé séduire par la littérature japonaise contemporaine avec ce roman de Genyû Sôkyû, moine zen et écrivain japonais, lauréat du prestigieux prix Akutagawa en 2001.
Le roman raconte les derniers jours d'une octogénaire originaire d'Osaka, atteinte d'un cancer incurable.
Alitée dans une chambre d'hôpital, entourée de sa fille Sayoko et de son gendre Jiun, un b***e exerçant dans un temple bouddhiste, elle se trouve confrontée à l'inéluctable proximité de la mort.
L'essentiel du roman repose sur de longs dialogues où se croisent réflexions spirituelles, considérations scientifiques et interrogations existentielles.
D'abord gagnée par l'angoisse, la vieille femme s'interroge sur ce qui l'attend au-delà de l'existence terrestre. Son gendre entreprend alors de lui exposer sa vision de l'au-delà, mêlant réflexions spirituelles, traditions bouddhistes et considérations plus inattendues sur l'énergie que pourrait représenter le passage de la vie à la mort.
À travers les échanges avec ses proches, nous assistons à ses dernières conversations. Peu à peu, elle accueille avec davantage de sérénité l'échéance qui approche.
Les paroles du b***e l'aident progressivement à appréhender autrement ce passage vers l'inconnu. Mais, à mesure que son état se dégrade, le récit lui-même se transforme. La narration devient plus fragmentée, parfois déroutante. Les souvenirs, les rêves et les hallucinations se mêlent au présent ; les repères temporels s'effacent peu à peu tandis que la protagoniste semble glisser vers une autre dimension de l'expérience.
S'inspirant de son vécu de moine zen, mais puisant également dans d'autres traditions religieuses et dans certaines spéculations issues de la physique contemporaine, Genyû Sôkyû propose une méditation singulière sur la vie et la mort.