04/09/2026
🥥 150 litres d’huile de coco perdus en quelques minutes… voire plus ?
Nous ne connaissons pas encore le chiffre exact. Mais ce matin, une partie des 4 000 € de matière première contenue dans notre IBC a bien failli finir dans les égouts.
Tout avait pourtant été anticipé.
Pour continuer à proposer des prix compétitifs à nos clients, nous devons parfois commander nos matières premières en très grande quantité. Cette fois-ci : un IBC de 1 000 litres d’huile de coco.
📦 Un achat de cette ampleur ne s’improvise pas.
Nous mobilisons le budget, organisons toute la logistique et demandons à l’entrepôt d’installer quatre palettes afin de placer l’IBC suffisamment haut.
Après de nombreuses recherches et plusieurs échanges avec des industriels du secteur, nous choisissons un fonctionnement par gravité. Le pompage par le dessus s’est révélé trop coûteux, trop complexe et loin d’être une science exacte.
Il nous reste alors à trouver une vanne extrêmement spécifique.
Introuvable.
Après plusieurs jours de sourcing et en faisant jouer notre réseau, nous finissons par la trouver en Angleterre : 232 € au total, dont 108 € de frais de livraison.
Nous pensions avoir tout prévu.
Ce matin, l’IBC arrive. La livraison se déroule parfaitement.
Nous installons la vanne… mais sa bague de raccordement n’est pas compatible avec notre IBC.
🔧 Retour à la case départ.
Nous nous rendons immédiatement dans un magasin spécialisé dans les raccords pour IBC et trouvons une bague adaptable.
Mais rien ne s’emboîte comme prévu.
Alors nous nous débrouillons.
Nous imaginons et réalisons nous-mêmes un montage d’adaptation totalement artisanal. Ce n’est clairement pas le système prévu par le fabricant, mais la finalité est exactement la même : parvenir à actionner le crown cutter, percer proprement la membrane et raccorder la vanne.
Après toutes ces recherches, ces déplacements et ces adaptations, nous nous disons enfin :
« Ça y est, le plus dur est derrière nous. » 😌
Quelques minutes plus t**d, tout bascule.
Alors que l’huile de coco commence à fondre, la pression exercée par près d’une tonne de produit fait céder le système.
🚨 La vanne s'ouvre. L’huile se déverse.
Quelques minutes d’absence seulement…
Nous intervenons aussi vite que possible, remettons le système en place et récupérons ce que nous pouvons. Surtout, nous évitons de justesse qu’une grande quantité d’huile ne finisse dans les égouts.
Nous ne connaîtrons la perte exacte qu’une fois l’IBC entièrement vidé et tous les seaux comptabilisés.
150 litres ? Peut-être davantage ?
Nous le saurons à la fin.
Une chose est certaine : chaque litre perdu représente une perte sèche pour l’entreprise.
Voilà aussi ce qu’est l’entrepreneuriat.
Ce n’est pas uniquement la réussite, les beaux projets, le succès et le panache que l’on montre sur les réseaux.
En coulisses, ce sont énormément de recherches, d’investissements, de débrouillardise, d’itérations, d’adaptations, de déconvenues et, surtout, beaucoup d’apprentissage.
On peut anticiper, consulter des spécialistes, mobiliser son réseau et penser avoir tout sécurisé… Il restera toujours une part d’imprévu.
Ces moments-là sont rarement montrés. Pourtant, ils font pleinement partie de l’aventure. Nous trouvions donc important de partager aussi cette réalité avec notre communauté et nos clients.
Aujourd’hui, nous nettoyons, nous sécurisons définitivement l’installation et nous tirons les enseignements de cette expérience.