26/07/2026
Fini l'insouciance et la légèreté !
La forêt que nous traversions sur nos vélos pour aller au marché, la forêt que nous traversions pour aller à l'océan, le sable chaud sous nos pieds, l'odeur des pins et le bruit des vagues au loin.
Cette forêt disparaît sous mes yeux médusés et impuissants, dévorée par les flammes.
Cette forêt que nous traversions sur cette route unique qui nous menait à la presqu'île.
Cette route était déjà une promesse, une respiration, nous ouvrions la vitre et nous respirions le parfum des vacances, l'odeur des pins mêlée à l'odeur salée de l'océan.
Plus possible de respirer, tout n' est plus que fumée.
Cette route, je l'ai emprunté la 1ère fois en septembre 1998.
Nous avions choisi ce bout de terre entre océan et bassin pour notre voyage de noces. Le camping dans la pinède, la route à traverser, la dune puis la main de ma fille pour sauter dans les vagues, le vent qui séchait nos corps salés et le goût iodé des huîtres.
Je suis tombée immédiatement en amour de ce lieu, de sa lumière et j' y suis retournée tant de fois avec toujours cette sensation d'un refuge, d'un lieu qui apaise, qui console, qui ressource.
Ce refuge est en train de partir en fumée sous mes yeux incrédules et dans les flammes de ce brasier c'est l'insouciance et la légèreté que je vois s'envoler.