23/05/2026
Cette semaine, j’ai eu peur.
Une vraie peur.
Depuis lundi, mes jambes m’ont complètement arrêtés. Une douleur musculaire tellement forte que marcher quelques pas devenait presque impossible. Mes jambes étaient faibles, comme si elles ne voulaient plus me porter. À certains moments, je devais m’appuyer sur mes filles pour avancer… et intérieurement, je me demandais : “Et si cette douleur restait ? Et si mon corps lâchait vraiment ?”
Quand on vit avec un syndrome chronique, on apprend à vivre avec un certain niveau de fatigue, de douleurs, de limitations. On apprend à faire “avec”. À continuer malgré tout.
Mais parfois, les signes ont en a pas. Donc on vit, on fait. Parce qu’on veut vivre normalement.
Et puis le corps finit par dire stop, sans me prévenir pour le coup.
Je crois que ce qui m’a le plus bouleversée avec cette douleur, c’est la peur.
La peur de ne plus pouvoir marcher normalement.
La peur de perdre cette liberté si simple qu’on oublie totalement quand tout va bien. La peur davoir mal à vie de cette manière la.
Alors quand la crise commence doucement à s’apaiser… même un peu… quelque chose change à l’intérieur.
La gratitude arrive d’un coup. Vraie. Profonde.
Être reconnaissante juste de pouvoir me lever.
De marcher jusqu’à la cuisine, de profiter du soleil.
De sentir mes jambes me porter.
Des choses tellement banales… jusqu’au jour où elles deviennent difficiles. Et comme ci le cerveau veut se rzssurer pour se dire vas y c'est bon, c'est maintenant que tu as envie de courir 10 km.
Cette semaine, j’ai beaucoup arrêté. Beaucoup pleuré aussi.
Je suis encore presque totalement allongée, à récupérer doucement, mais je sais que mon énergie reviendra.
Et au fond, cette épreuve m’a rappelé quelque chose d’essentiel : on passe notre vie à courir après ce qu’on n’a pas encore… sans réaliser la valeur immense de ce qu’on possède déjà.
Aujourd’hui, je remercie sincèrement pour ce que j’ai.
Mon corps, même fragile.
Mes jambes.
Mes proches qui m’ont tenue quand je n’y arrivais plus seule.
La possibilité de marcher, de vivre, de ressentir.