27/06/2026
J’ai eu l’honneur et la chance d’assister à la lecture musicale de La Forteresse des âmes mortes, portée par Juliette Binoche et Pascale Berthelot, d’après le texte de Sandrine Chenivesse.
Une expérience singulière et profondément captivante. Ethnologue et sinologue, mais également psychanalyste, spécialisée dans le roman familial transgénérationnel, cette écrivaine nous entraîne à la frontière de deux mondes : celui des vivants et celui des morts.
À travers son récit, j’ai été replongée dans mes propres souvenirs et expériences. Ce voyage initiatique au pays du Soleil-Levant éclaire avec délicatesse les mystères de l’existence, du deuil et des liens invisibles qui unissent les âmes d’ici et de l’au-delà.
Au fil de son récit se tissent les liens entre pulsion de vie et angoisse de mort, intuition, connexion à l’invisible, accueil du deuil et intrication de ces différents processus. Une invitation à se rencontrer avec authenticité, face à soi-même et devant cette mystérieuse Forteresse des âmes mortes.
Dans la salle comble du Méjan, nous avons partagé un véritable moment hors du temps, profondément humain et collectif.
Face au deuil, nous faisons tous l’expérience d’un détachement, comme si une part de nous-mêmes disparaissait, laissant place à un vide intérieur abyssal. Pourtant, c’est souvent de ce vide que peut renaître une nouvelle lumière pour celui ou celle qui accepte de traverser cette épreuve.
Un immense merci à Marguerite Dumas Recalde pour son invitation, ainsi qu’à ces trois femmes d’exception pour cette magnifique exploration de la vie intérieure.
Et vous, pensez-vous que le deuil transforme notre manière d’habiter le monde et de percevoir les liens qui nous unissent à ceux qui nous ont quittés ?