Sébastien Perron - Naturopathe

Itinéraire Site Web Contacter le cabinet

Sébastien Perron - Naturopathe Naturopathe - Méthode du Dr.Donatini

14/09/2026

Une étude a suivi un bodybuilder pendant sa préparation pour une compétition et pendant sa récupération. En analysant les données de l'étude, je me suis amusé à vérifier s'il y avait des corrélations entre la T3, l'hormone thyroïdienne active, et d'autres mesures ; les résultats sont vraiment intéressants.

Tu veux savoir où tu en es de ta santé ? On a créé un questionnaire gratuit qui analyse les axes les plus importants. Ça ne prend que quelques minutes pour y répondre. Écrit "bilan" en commentaire pour le recevoir.

25/08/2026

Retour à des basiques, parce que tout le monde est concerné !

Et si ce sujet t'intéresse go voir notre formation : digestion, microbiote et pathologies associées

18/08/2026

CRP bloquée autour de 3 mg/L depuis des années : pourquoi ne redescend-elle pas ?

Une piste parfois négligée : l’axe intestin–immunité.

Le microbiote participe au maintien de la barrière intestinale. Quand cet écosystème est perturbé, la perméabilité intestinale peut augmenter : les jonctions serrées entre les cellules de l’intestin deviennent moins efficaces.

Certains composants microbiens, comme les lipopolysaccharides (LPS), peuvent alors davantage traverser la barrière et stimuler le système immunitaire. À répétition, ce signal peut contribuer à une inflammation systémique de bas grade et participer à l’élévation de marqueurs comme la CRP.

Mais nuance essentielle : une CRP à 3 ne permet pas de diagnostiquer une dysbiose, un « intestin perméable » ou un SIBO. La CRP est un marqueur non spécifique. Surpoids viscéral, santé bucco-dentaire, troubles du sommeil, infection persistante, maladie inflammatoire, tabac, stress, entraînement intense ou pathologie métabolique peuvent aussi entrer en jeu.

Cas clinique : chez une personne suivie avec des symptômes digestifs attribués depuis longtemps à un syndrome de l’intestin irritable, le bilan a orienté vers un SIBO. Après une prise en charge individualisée sur près de 6 mois, le test s’est normalisé et la CRP est passée sous 1 mg/L.

Cela ne prouve pas que le SIBO expliquait tout. Mais c’était un élément pertinent de son tableau.

En consultation, on cherche les facteurs qui entretiennent l’inflammation (sibo, surpoids etc) et on essaye d'agir dessus.

Intéressé par un accompagnement ? Réserve ton appel gratuit de 15 min : lien en bio.

13/08/2026

Entre les repas, le complexe moteur migrant (CMM) se déclenche à jeun. Toutes les 90 à 120 minutes environ, il coordonne des vagues de contractions entre l’estomac, le duodénum et l’intestin grêle. Sa phase la plus active propulse vers l’aval les résidus alimentaires, les sécrétions et une partie du contenu microbien.

Mais dès que tu apportes des calories, tu repasses en phase digestive et le CMM est interrompu.

Snacks, boissons caloriques, sucre, repas rapprochés : si tu manges en continu, tu réduis mécaniquement les fenêtres où ce système interdigestif peut s’exprimer.

Deuxième mécanisme : le frein iléal, aussi appelé réflexe iléo-gastrique.

Quand des nutriments arrivent trop abondamment dans l’iléon, surtout des lipides mais aussi des glucides non ou mal absorbés, l’intestin envoie un signal de freinage à l’estomac. Via des voies nerveuses et hormonales, notamment GLP-1 et PYY, la vidange gastrique et le transit proximal ralentissent.

C’est un mécanisme normal : ton corps ralentit le flux pour optimiser digestion et absorption.

Le problème apparaît quand une partie importante des sucres échappe à l’absorption. En cas de malabsorption ou de fermentation anormale dans l’intestin grêle, les bactéries produisent des gaz. La lumière intestinale se distend, la paroi est étirée et les signaux de freinage digestif peuvent s’amplifier.

Résultat possible : lourdeur, ballonnements, satiété prolongée, digestion lente et terrain favorable aux déséquilibres de motricité.

La base reste simple : évite de grignoter entre les repas. Attention au surplus calorique chronique (ne force pas ta capacité digestive pour prendre plus de poids)

On explique tout ces mécanismes dans notre dernière formation "Digestion, microbiote et pathologies associées"

Tu souhaites un accompagnement ? Réserve ton appel gratuit. Lien en bio.

10/08/2026

Ton intestin ne sert pas seulement à digérer. Il dialogue en permanence avec ton cerveau.

Quand la barrière intestinale est fragilisée et que l’inflammation s’installe, les conséquences ne se limitent potentiellement pas au confort digestif. L’intestin possède son propre réseau neuronal, le système nerveux entérique, et communique notamment avec le cerveau via le nerf vague.

Le point clé : une grande partie des informations du nerf vague remonte du corps vers le cerveau. Autrement dit, l’état de ton système digestif peut influencer les signaux que reçoit ton système nerveux central.

C’est là qu’intervient la microglie : les cellules immunitaires du cerveau. Lorsqu’elles s’activent de façon prolongée, la neuro-inflammation est étudiée comme l’un des mécanismes pouvant être associés, selon les personnes et les contextes, au brouillard mental, à l’anxiété ou à certains symptômes dépressifs.

Intéressé par un accompagnement avec notre équipe ? réserve ton appel gratuit (lien dans ma bio)

07/05/2026

La plus grosse erreur santé, ce n'est pas le sucre.

C'est de vouloir tout faire parfaitement.

Tu supprimes totalement le gluten. Tu fuis les pesticides. Tu traques les métaux lourds, le plastique, les ondes. Tu mets de la crème solaire dès que le soleil pointe. Tu refuses le resto, la soirée, le verre.

Tu crois te protéger. En réalité tu te désadaptes. L'environnement est pollué, oui. Mais tu peux pas le fuir. Tu peux adopter de bonnes habitudes sans tomber dans l'extrême et culpabiliser au moindre écart.

À force de fuir tout stress et tout toxique, ton corps n'apprend plus rien. Il ne se renforce pas, il s'atrophie. Ton système nerveux ne sait plus encaisser un imprévu. Au moindre dépassement, tout se dérègle.

Nassim Taleb a un mot pour ça : fragile.

Le fragile casse sous le stress. Le robuste encaisse. L'antifragile se renforce. C'est le poison qui fait la dose, et une petite dose de poison entraîne un stress hormétique, une adaptation, un renforcement. Le muscle se déchire pour grandir. L'os se densifie sous la charge. Les polyphénols irritent la cellule, qui répare et devient plus forte. Le froid, le jeûne court, le soleil dosé, l'effort, les microbes du quotidien, c'est ça qui te construit.

Le problème, c'est pas le stress. C'est sa disparition totale.

Et pendant que tu optimises chaque variable, tu t'isoles. Tu refuses la vie. Tu construis ta propre prison. Un auto-contrôle qui te rend docile. Tu finis par croire que le but de la vie, c'est d'être en bonne santé. Alors que la santé, c'est juste le moyen de vivre à fond.

Fais correctement 80% du temps sur quatre choses : ce que tu manges, ton sommeil, ton mouvement, tes vraies pauses. Lâche le reste. C'est du bruit.

Si ce Reel résonne, dis-moi ton ressenti en commentaire.

30/04/2026

La fatigue surrénalienne n'existe pas dans la littérature scientifique. Et pourtant, des milliers de patients sont fatigués en permanence. Voici ce qui se passe vraiment.

La glande surrénale n'est pas épuisée. Elle est même souvent hypertrophiée en phase précoce. Le problème est ailleurs : la signalisation de l'axe HPA est cassée, et les récepteurs aux glucocorticoïdes ne reçoivent plus correctement le message.

Trois mécanismes alimentent cette dysrégulation :

La dysbiose intestinale. Quand le microbiote est déséquilibré, le LPS bactérien passe en circulation. Les cytokines pro-inflammatoires activent l'axe en continu et désensibilisent les récepteurs immunitaires.
Les infections virales latentes (EBV, herpès, post-COVID). Inflammation chronique de bas grade qui maintient le système sous tension.
Le nerf vague. C'est lui qui freine l'axe HPA. Quand il est lésé par un virus ou par l'inflammation, le frein lâche. Chez le rat, sectionner le vague produit la même activation hormonale que le stress aigu (Keller et al, 2021).
Le paradoxe : selon le stade évolutif, le cortisol peut être élevé (phase précoce, hypercortisolisme) ou abaissé (phase tardive, ME/CFS, fibromyalgie, post-COVID). Dans les deux cas, la glande reste fonctionnelle. Le verrou est central et moléculaire, pas surrénalien.

L'hydrocortisone dans tout ça ?

Indispensable et vitale dans les vraies insuffisances surrénaliennes (Addison, post-chirurgie hypophysaire, sevrage cortico). Aucun débat.

Trop souvent prescrite hors indication en médecine fonctionnelle pour traiter une "fatigue surrénalienne" non documentée biologiquement. Dans ce cas, elle agit comme un anti-inflammatoire pharmacologique qui masque les symptômes, freine l'axe endogène et n'a aucun effet sur la dysbiose, le virus latent ou le tonus vagal. Un dopage, pas un soin.

Les vraies cibles : restaurer le microbiote. Traiter l'inflammation chronique. Réveiller le nerf vague.

L'article complet à venir sur notre skool Evoscience ;)

cortisol nerfvague axeHPA dysbiose MECFS postCOVID sciencedela

23/04/2026

L'objectif de ce Reel n'est pas de parler d'un cas isolé.
C'est de te faire comprendre un mécanisme physiopathologique que la médecine conventionnelle sous-estime encore.
Les infections virales chroniques à tropisme nerveux (HSV-1, HSV-2, VZV, EBV, SARS-CoV-2 etc) ne disparaissent jamais vraiment.
Ce type de virus alternent des cycles de latences et de réactivation notamment en cas de stress et à chaque baisse d'immunité.
Chaque réactivation laisse une trace. Une micro-inflammation. Une destruction silencieuse.
Avec le temps, cela se traduit par :

une hypomotilité intestinale et un SIBO qui récidive
de l'anxiété ou une dépression par atteinte du nerf vague
une fatigue chronique qu'aucun bilan n'explique
des symptômes de dysautonomie

Le message est simple : il faut une immunité innée performante pour enrayer un virus avant qu'il ne cause trop de dégâts.
C'est difficile, il existe des solutions (individualisées en consultation), elles ne sont pas parfaites. Mais elles permettent très souvent de récupérer une meilleure immunité, un meilleur contrôle des virus et in fine moins de destruction. Ne jamais tolérer un herpès récurrent. C'est un signe de faiblesse immunitaire qu'il faut tenter de corriger.

Le cas d'Estelle est un exemple parmi d'autres.
Mais le message est universel : quand un symptôme résiste, il faut remonter jusqu'à la cause.
Et la cause est presque toujours plus en amont qu'on ne le croit.

13/04/2026
01/04/2026

Le cancer du côlon ne touche plus que les 50 ans+

Pendant des décennies, c'était une maladie de l'âge. Ce paradigme s'effondre. Aujourd'hui, les cas explosent chez les moins de 50 ans, parfois dès la trentaine.

Ce n'est pas un hasard. C'est le résultat direct d'un microbiote chroniquement appauvri et inflammé.

Pourquoi ?

L'alimentation ultra-transformée, les charcuteries, l'alcool, les sodas et le tabac sélectionnent des bactéries pro-inflammatoires comme E. coli souche pks+, productrice de colibactine, une génotoxine qui induit des cassures double brin de l'ADN des cellules intestinales, et Fusobacterium nucleatum.

Un manque chronique de fibres prive les bactéries protectrices de leur carburant. Moins de butyrate produit, moins de protection anti-tumorale sur la muqueuse intestinale.

La parodontite est associée à un risque accru de cancer colorectal : F. nucleatum, bactérie anaérobie buccale, migre vers le côlon via le tube digestif ou la voie hématogène et y crée un microenvironnement immunosuppresseur favorable aux tumeurs.

Ce qui protège :

Les fibres nourrissent les bactéries productrices de butyrate, un acide gras à chaîne courte aux propriétés anti-tumorales démontrées : induction de l'apoptose, inhibition de la prolifération, renforcement de la barrière intestinale.

La vitamine D, à taux optimal, est associée à une réduction de 33% du risque colorectal selon une méta-analyse de 9 études prospectives (RR 0,67 ; IC 95% : 0,54 à 0,80).

Les polyphénols (curcuma, thé vert, baies) exercent un effet anti-inflammatoire et prébiotique sélectif : ils réduisent les bactéries pro-inflammatoires et augmentent la production de butyrate par les espèces protectrices.

Une hygiène bucco-dentaire rigoureuse empêche F. nucleatum de proliférer dans la cavité buccale et de coloniser le côlon. Idéalement la prévention doit être précoce pour éviter que cette bactérie ne rejoigne le colon (via déglutition et par voie sanguine)

Ces leviers sont accessibles dès aujourd'hui. La question est de savoir quand vous commencez.

Sources :
PMID 32106218
PMID 40335416
PMID 32850497
PMID 38509359
PMID 36397380
PMID 38844824
PMID 21876081
PMID 32905583
PMID 40192116

Adresse

Saint-Rémy-de-Provence

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Sébastien Perron - Naturopathe publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter Le Cabinet

Envoyer un message à Sébastien Perron - Naturopathe:

Raccourcis

Partager

Catégorie