10/06/2026
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🌈 Je vois encore passer l’idée qu’un diagnostic d’autisme, surtout à l’âge adulte, ne servirait pas à grand-chose.
Alors évidemment, le diagnostic ne règle pas tout. Il ne fait pas disparaître la fatigue, les années de doute, les stratégies qu’on a mises en place pour tenir, ni les situations qui restent difficiles au quotidien.
Mais dans ma pratique, je vois quand même à quel point ça peut changer plein de choses.
On change de regard et on utilise d’autres mots. Il y avait avant « je suis trop sensible », « je suis bizarre », « je ne fais jamais comme il faut », « tout le monde y arrive donc je devrais y arriver », « je suis épuisée mais je ne comprends pas pourquoi »…
Et parfois, le diagnostic permet de déplacer un peu le regard. e comprendre que certains besoins ne sont pas des caprices, ni des choses à supprimer à tout prix. Qu’ils peuvent être accompagnés, aménagés, pris en compte. Que ce n’est pas la personne qu’il faut « corriger » mais ses croyances qui se sont installés malgré elle, son environnement, le rythme, les attentes, les accompagnements proposés…
Ça peut aussi permettre de mieux choisir les professionnel.les vers qui se tourner, d’éviter des prises en charge à côté du sujet, de mieux expliquer certaines limites ou simplement d’arrêter de chercher la cause uniquement du côté de sa volonté.
Donc non, un diagnostic ne sert pas à se mettre dans une case. Il peut servir à sortir d’une mauvaise case, justement. Celle de la constance autocritique et des conséquences des jugements des autres.
Et ça, quand on a passé des années à ne pas comprendre ce qui se jouait, ce n’est pas rien 💙