29/09/2026
𝒟𝒜ℒℰ𝒯ℋ — ד — ℒ𝒜 𝒫𝒪ℛ𝒯ℰ
Il y a des portes que l’on n’ouvre pas.
Des portes devant lesquelles on s’arrête simplement.
Celle-ci, je l’avais photographiée ici, en Corse, au début du mois de janvier.
Aujourd’hui, je la retrouve.
Toujours là.
Dressée entre la pierre et la montagne.
Et elle me ramène à Daleth, ד, quatrième lettre de l’alphabet hébreu, associée symboliquement à la porte et au passage.
Une porte sépare deux espaces.
Elle dessine un avant et un après, un dedans et un dehors, le connu et ce qui demeure encore invisible.
Pourtant, tout passage ne demande pas nécessairement d’ouvrir une porte.
Certaines sont peut-être là simplement pour nous rappeler qu’un seuil existe.
Dans ma prière à Daleth, ces mots résonnent aujourd’hui autrement :
« Ô Daleth, toi qui es la Porte sacrée,
que cette porte ouverte me guide
vers la découverte des mystères de l’inconnu. »
Et plus loin :
« Permets-moi de rester ouvert aux leçons de la vie,
à accueillir les défis comme des opportunités de croissance,
et à comprendre que chaque pas sur ce chemin
est une invitation à élargir ma conscience. »
Peut-être est-ce cela, finalement, la symbolique de Daleth.
La porte extérieure nous rappelle une porte intérieure.
Un passage ne consiste pas toujours à aller quelque part.
Il peut être un changement de regard, une compréhension nouvelle, l’abandon de quelque chose qui n’a plus à être porté.
Le seuil est devant nous.
Le passage, lui, se fait en nous.
Et cette dernière prière à Daleth prend alors tout son sens :
« Que ma vie soit une porte ouverte,
un lieu de refuge et de partage,
où je puisse accueillir les autres avec amour
et offrir la lumière de ma présence
à ceux qui en ont besoin. »
ד
Certaines portes ne sont peut-être pas faites pour être ouvertes.
Mais pour nous rappeler que nous sommes, nous aussi, en passage.chisa
#ד