01/10/2026
🌑 ENTRER DANS OCTOBRE — EN MOUVEMENT
« Les étoiles parlent de nous. »
— Hubert Reeves
Il y a une semaine à peine, l’équinoxe nous offrait l’image presque parfaite d’un équilibre entre le jour et la nuit.
Un point dans l’espace-temps.
Or, ce point d’équilibre ne s’est maintenu qu’un bref instant.
Depuis, les jours raccourcissent. La pleine lune des moissons a traversé notre ciel du week-end, puis elle a commencé à décroître.
Là-haut aussi, rien ne se fige.
Le ciel change, la lumière change, les saisons avancent. Tout bouge, tout se transforme.
Et peut-être les étoiles parlent-elles aussi de nous en cela.
Car ici non plus, rien de vivant n’est réellement immobile.
Même lorsque nous nous tenons debout, apparemment parfaitement stables, notre corps effectue continuellement d’infimes ajustements.
Marcher est une succession de déséquilibres : à chaque pas, nous risquons de nous effondrer, et pourtant tout notre corps s’organise pour nous porter dynamiquement vers le suivant.
Et puis il y a le souffle.
Il vient.
Il repart.
Il revient.
Depuis notre premier instant jusqu’au dernier, il accompagne ce mouvement permanent du vivant.
L’équilibre n’est donc pas l’immobilité.
Il est peut-être notre capacité à nous ajuster à ce qui change, à retrouver un appui quand nous l’avons quitté, à chercher de nouveau notre centre sans prétendre y demeurer figés.
Et c’est aussi dans cette direction que Wild Yoga Sessions entre dans l’automne.
Cette rentrée marque une évolution dans notre manière d’envisager la pratique.
Le Hatha Yoga demeure notre terrain d’exploration : force et souplesse, ancrage et élan, effort et juste relâchement. Habiter davantage son corps pour mieux entendre ce qui s’y passe, reconnaître ce qui y vibre encore, accueillir ce qui émerge.
Mais cette année, deux autres chemins viennent prolonger cette recherche.
🌙 Avec le Yin Yoga, nous explorons l’autre versant de l’effort : celui de la détente. Se poser. Cesser progressivement de tenir. Laisser le corps trouver une autre disponibilité. Découvrir qu’après avoir appris à contracter, soutenir, résister, il est tout aussi précieux d’apprendre à relâcher.
Il ne s’agit pas d’opposer le Yin au Yang, l’immobilité au mouvement ou la détente à l’effort, mais d’explorer leurs complémentarités. Notre équilibre se construit aussi dans cette capacité à passer de l’un à l’autre.
🪑 Avec le Yoga sur chaise, la pratique s’adapte à d’autres réalités du corps. Parce que nos corps changent. Ils connaissent la fatigue, les blessures, les accidents, parfois la diminution ou la perte temporaire de certaines mobilités.
Parce que tout le monde ne peut pas — ou ne souhaite pas — s’installer au sol, prendre appui sur ses poignets ou ses genoux, s’allonger puis se relever.
La chaise devient alors un support pour continuer à bouger, respirer, délier, renforcer, retrouver de l’amplitude et de la confiance dans le mouvement.
Finalement, ces trois directions parlent d’une seule et même chose.
Nos corps traversent la vie. Ils portent nos histoires, nos élans, nos fatigues, nos blessures, nos transformations.
Ils ne sont pas immobiles.
Notre pratique ne peut donc pas l’être tout à fait non plus.
Il n’y a pas une seule manière de pratiquer le yoga.
Il y a différents chemins pour revenir vers cette expérience très simple : être ici, maintenant, dans son corps, respirer et sentir la vie circuler en soi.
Le ciel poursuit sa course.
La saison change.
Nos corps changent.
Et nous avançons avec eux.
🍂 Octobre commence, notre pratique se poursuit.
Une saison après l’autre.
Un mouvement après l’autre.
Un souffle après l’autre.