16/02/2022
Rentrons dans le vif du sujet (mauvais jeu de mot pour les psychanalystes) : pour quoi qu'ils viennent me voir les gens qui viennent me voir ? 🔎
Il est important de préciser qu'au cabinet, je ne pose pas de diagnostic. Un diagnostic est un acte médical, or je suis psychologue, pas médecin.
Et moi le diagnotic, dans ma pratique, je m'en fiche : il sert surtout à diriger le traitement médicamenteux, qui n'est pas de mon ressort .. et on n'a pas besoin d'un diagnostic pour avoir un mal-être. PAR CONTRE, recevoir un diagnostic peut être important pour les patient•es, et dans ce cas évidemment c'est intégré au suivi ! Certain•es patient•es se sentent reconnu•es, légitimés avec le diagnostic : face à leurs proches, face à l'état, dans leur travail, leur suivi médical, face à eux/elles-mêmes... Il arrive aussi qu'on ressentent le besoin d'échanger avec des personnes qui ont un vécu similaire, voire de sentir qu'on peut appartenir à un groupe sur lequel s'appuyer. Les questions d'identité, d'identification, de reconnaissance, d'indépendance, de pathologisation, d'individuation... elles peuvent toutes se poser avant/pendant/après un diagnostic, et d'autres avec elles.
Au cabinet, il arrive que des patient•es viennent avec un diagnostic après être allé•es voir des médecins/psychiatres (c'est plutôt avec les troubles dépressifs parmi mes patient•es), et cherchent un accompagnement psychologique. Le tout début de cet accompagnement, souvent, ce sera de la psychoéducation : expliquer aux patient•es ce qui leur a été diagnostiqué. En quoi ça correspond à leur vécu, comment ça fonctionne, qu'est-ce que c'est un "trouble panique" ou une "dysthymie" ou un "SSPT" ou de "l'anxiété généralisée" ou un "burn-out", bore-out", "brown-out"... Et comment je peux les accompagner là-dedans.
✌😊