Mélissa Vidal - Psychologue, enseignante en Méditation de Pleine Conscience

Mélissa Vidal - Psychologue, enseignante en Méditation de Pleine Conscience Page dédiée à la psychologie et à la méditation de pleine conscience. Consultations au sein de mon cabinet à Toulouse ou en visio.

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Ces derniers jours, je pense à Mathilde et Nicolas, à cet accident qui a interrompu brutalement deux vies et probablemen...
21/08/2026

Ces derniers jours, je pense à Mathilde et Nicolas, à cet accident qui a interrompu brutalement deux vies et probablement fracturées plusieurs autres par ricochet. Alors que quelques instants auparavant, chacune suivait encore son cours ordinaire. Je pense aussi à toutes celles et ceux qui ont vécu un événement similaire. À celles et ceux qui ont perdu brutalement la vie ou des proches. Le nombre serait incalculable. Et je pense à cette frontière entre un avant dans lequel nous faisions encore des projets et un après dans lequel plus rien ne pourra être exactement comme prévu. Nous savons toutes et tous que la vie est fragile et que nous ne disposons pas d’un temps infini. Mais, cette connaissance reste suffisamment lointaine pour que nous continuions à prévoir l’avenir, en reportant certaines choses au moment où nous aurons davantage de temps ou l’esprit plus disponible.

Dans ma pratique, j’observe combien nous vivons une partie de notre existence tournés vers ce qui viendra ensuite. Nous attendons que l’angoisse diminue, que les difficultés passent, que les enfants grandissent ou que les conditions soient enfin réunies pour nous autoriser ce qui compte. Nous avons besoin d’un avenir pour avancer et donner du sens. Seulement, à trop préparer la suite, nous pouvons oublier que notre vie est déjà en train d’avoir lieu. Je ne crois pas qu’il faille vivre chaque journée comme si elle était la dernière. Cette injonction peut devenir une pression supplémentaire, celle de devoir profiter de chaque instant et de ne rien gâcher. Je crois davantage qu’il nous faut surtout nous souvenir que cette journée-ci ne reviendra pas,afin de retrouver la valeur de ce qui, à force d’être quotidien, peut finir par nous sembler acquis. Parce que nous ne savons jamais quelle place un moment ordinaire prendra un jour dans notre histoire, quelles conversations deviendront des souvenirs, quelles habitudes nous manqueront, ni quels instants nous souhaiterions un jour pouvoir revivre.

J’observe que le moment présent est inestimable parce que la vie que nous attendons de vivre plus t**d est déjà celle qui est en train de se passer.

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Il y a quelques semaines, une personne me racontait combien certains changements qu’elle avait longtemps espérés pour el...
19/08/2026

Il y a quelques semaines, une personne me racontait combien certains changements qu’elle avait longtemps espérés pour elle-même étaient finalement venus bousculer ses relations. Elle avait appris à dire davantage ce qu’elle pensait, à moins accepter certaines choses par peur de déplaire et à ne plus être systématiquement celle qui s’adaptait. Elle se sentait davantage à sa place dans sa propre vie. Néanmoins, autour d’elle, tout le monde ne semblait pas s’en réjouir.

Dans ma pratique, j’observe que nous parlons de ce que le changement transforme en nous, et peut-être pas assez de ce qu’il vient changer dans nos liens. Alors qu’il s’agit, bien souvent, d’un élément qui participe au figement : la peur de perdre des liens, de ne plus être aimé.e. Elle qui était toujours disponible l’est devenue moins. Et celles et ceux qui comptaient sur cette disponibilité ont réellement perdu quelque chose. Elle qui évitait les désaccords a commencé à dire ce qu’elle pensait. Et certains échanges sont devenus, pendant un temps, plus inconfortables. Elle qui occupait une place précise dans sa famille, ses liens amicaux, a progressivement pris une autre place. Et les autres ont dû apprendre à la rencontrer autrement. Mais leur réaction ne signifiait pas toujours qu’ils refusaient de la voir évoluer. Ils avaient besoin de temps car ils étaient déstabilisés. Certaines personnes,au contraire, préféraient la version d’elle qui leur demandait moins de changements. Rien de tout cela ne se prévoit vraiment. Nous le découvrons après coup, à mesure que certains liens se défont d’eux-mêmes et que d’autres tiennent, sans que nous ayons pu le savoir à l’avance.

J’observe que devenir davantage soi-même ne signifie pas que les autres aimeront toujours la personne que nous devenons. Et que leur déception ne signifie pas nécessairement que nous nous sommes trompés de chemin.

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J’observe que nous déposons une partie de notre mémoire en dehors de nous.Dans Les Mémoires de la forêt, de Mickaël Brun...
16/08/2026

J’observe que nous déposons une partie de notre mémoire en dehors de nous.

Dans Les Mémoires de la forêt, de Mickaël Brun-Arnaud, Ferdinand Taupe est atteint de la maladie de l’Oublie-Tout, qui évoque avec beaucoup de délicatesse la maladie d’Alzheimer. Alors que ses souvenirs commencent à lui échapper, il part à la recherche d’un livre qu’il a lui-même écrit : ses mémoires. Ferdinand espère y retrouver une partie de son histoire, mais aussi la trace de Maude, sa femme, dont il ne sait plus ce qu’elle est devenue. J’ai trouvé très belle cette idée qui traverse le roman : lorsque sa mémoire ne peut plus lui raconter son histoire, Ferdinand part la chercher dans les mots qu’il a laissés. Nous écrivons à partir de ce dont nous nous souvenons. Mais avec le temps, le mouvement peut s’inverser : ce sont les mots écrits autrefois qui viennent nous rappeler ce que nous avons vécu, pensé ou ressenti.

Dans ma pratique, j’observe que l’écriture peut aussi devenir un endroit où déposer ce que nous traversons. Pas nécessairement pour comprendre immédiatement ce qui nous arrive, mais simplement pour donner une place à ce qui est en train d’être vécu. Et lorsque nous retrouvons ces mots plusieurs années plus t**d, nous découvrons qu’ils ont gardé ce que notre mémoire avait laissé s’éloigner. Mais notre histoire existe aussi dans la mémoire des autres. Nous connaissons d’ailleurs une partie de l’enfant que nous avons été parce que quelqu’un nous l’a racontée. Avant même de pouvoir nous souvenir de notre propre histoire, d’autres en avaient déjà commencé la mémoire. Une vie se conserve peut-être ainsi à plusieurs endroits : en nous, dans la mémoire de ceux avec qui nous l’avons partagée, mais aussi dans les mots laissés un jour sans savoir ce qu’ils représenteraient plus t**d.

J’observe que nous écrivons peut-être aussi pour cela : confier aux mots une part de ce que nous avons vécu, afin qu’ils puissent un jour nous relier avec ces parts de nous.

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Melissa | La Psy qui sort du cadre ☀️

J’observe que toutes les minutes n’ont pas la même taille.Demain soir, beaucoup d’entre nous lèveront probablement les y...
12/08/2026

J’observe que toutes les minutes n’ont pas la même taille.

Demain soir, beaucoup d’entre nous lèveront probablement les yeux vers le ciel pour regarder la Lune passer devant le Soleil. Cela ne durera finalement que quelques minutes. Et pourtant, il est possible que nous nous en souvenions longtemps. Je trouve étrange notre manière d’éprouver le temps. Certaines journées semblent passer sans véritablement laisser de trace, alors que quelques minutes peuvent parfois rester avec nous pendant des années : un ciel particulier, une conversation dans une voiture, une lumière aperçue depuis une fenêtre, un fou rire, un animal rencontré au détour d’un chemin. Le souvenir n’a pas toujours besoin de beaucoup de temps pour prendre beaucoup de place.

Dans ma pratique, j’observe combien nous parlons souvent du temps en quantité. Nous en manquons, nous en cherchons, nous essayons d’en gagner. Pourtant, notre expérience du temps ne dépend peut-être pas seulement de sa durée, mais aussi de ce qui, à l’intérieur de cette durée, rencontre réellement notre attention. L’émerveillement appartient peut-être à ces expériences qui nous arrêtent suffisamment pour que nous remarquions que nous sommes en train de les vivre. Demain soir, des personnes sortiront sur un balcon, rejoindront un jardin ou s’arrêteront quelques instants simplement pour regarder le ciel. Peut-être oublierons-nous une grande partie de ce que nous aurons fait de cette journée. Mais peut-être nous souviendrons-nous du ciel.

J’observe que certaines minutes ne durent pas plus longtemps que les autres. Elles laissent simplement davantage de traces.

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J’observe que nous cherchons souvent très loin le chant qui se compose déjà en nous.Dimanche dernier, dans ma lettre men...
08/08/2026

J’observe que nous cherchons souvent très loin le chant qui se compose déjà en nous.

Dimanche dernier, dans ma lettre mensuelle, je racontais un album jeunesse lu l’hiver dernier : Le voyage de la mésange bleue de Vern Kousky , aux Editions Nathan . Cette histoire m’a beaucoup touchée car elle dit simplement la façon dont nous cherchons notre propre voix. C’est l’histoire d’une petite mésange qui ne parvient pas à chanter comme ses sœurs, qui les écoute chaque matin depuis une branche, qui essaie de se joindre à elles, puis qui finit par croire qu’aucun chant n’est vraiment fait pour elle.
Alors sa mère lui dit qu’elle doit partir chercher un chant particulier, un chant unique, un chant qu’elle seule pourra chanter vraiment, et la petite mésange quitte son nid pour aller interroger le monde. Elle traverse le monde à la recherche de cette mélodie qu’elle croit perdue loin d’elle, comme si ce qui lui manquait devait nécessairement se trouver ailleurs.
Nous pensons qu’il faudrait trouver la bonne direction ou la bonne version de nous-mêmes. Mais notre voix, ou notre voie, est peut-être déjà en train de se former dans ce que nous avons traversé.

Dans ma pratique, j’observe que beaucoup de personnes ne souffrent pas seulement de ne pas savoir quelle voie prendre, mais aussi de ne pas encore reconnaître ce qui, en elles, cherche à se dire depuis longtemps sous une forme plus singulière que celle qu’elles imaginaient. Il faut parfois du temps pour comprendre que notre chant ne ressemble pas à celui que nous admirons ou envions, et qu’il ne devient reconnaissable que lorsque nous cessons de le mesurer à une autre voix que la nôtre.

J’observe que trouver son chant demande de ne plus interroger le monde sur la voix à avoir, pour entendre ce que nos propres traversées ont lentement composé en nous.

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J’observe que l’on me demande avec qui je pratique la Walking Therapy. J’ai reçu hier cette question sur la Walking Ther...
06/08/2026

J’observe que l’on me demande avec qui je pratique la Walking Therapy.

J’ai reçu hier cette question sur la Walking Therapy et je l’ai trouvée particulièrement intéressante. Peut-être parce qu’elle touche à une représentation que je rencontre encore régulièrement : celle d’une pratique qui serait réservée à certaines personnes, à certaines problématiques, voire à des souffrances moins importantes.

Dans ma pratique, sortir du cabinet ne signifie pas sortir du champ clinique. Je reste psychologue avec tout ce que cela implique : évaluer, observer, penser le cadre, tenir compte de l’état psychique de la personne, de ses ressources, de ce qu’elle traverse à cet instant de sa vie et de ce qui se joue dans notre travail. Il m’arrive ainsi de marcher avec une personne que j’accompagne depuis longtemps et de préférer, quelques semaines plus t**d, retrouver un cadre plus contenant. Il arrive aussi qu’une thérapie commence dans un cadre classique et que l’extérieur trouve progressivement sa place. Et puis, parler de Walking Therapy ne signifie pas que toute séance en extérieur doive nécessairement se dérouler en marchant. Nous pouvons ralentir, nous arrêter, nous asseoir. Le dispositif peut également être pensé et adapté en fonction de la mobilité, d’un handicap, d’une maladie, de la fatigue ou simplement de ce qui est possible pour la personne ce jour-là. L’extérieur est un cadre. La marche, une possibilité à l’intérieur de ce cadre.
C’est probablement ce que j’aime le plus dans cette manière de travailler : sa souplesse. Pouvoir penser le lieu, le mouvement, le rythme et la manière d’être ensemble à partir de la personne que j’accompagne et du moment qu’elle traverse. Parfois en face à face, parfois en côte à côte. Parfois en marchant, parfois à l’arrêt. Le cadre peut changer. Le chemin aussi. Le lien thérapeutique reste au centre.

Merci à la personne qui m’a envoyé cette question et m’a donné envie d’y répondre ici.

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J’observe que le quotidien nous offre bien plus d’occasions de revenir au présent que nous ne le croyons.Le bruit de nos...
04/08/2026

J’observe que le quotidien nous offre bien plus d’occasions de revenir au présent que nous ne le croyons.

Le bruit de nos pas sur les feuilles mortes. L’odeur de la pluie après plusieurs semaines de chaleur. Les couleurs ocres de l’automne. Les premiers bourgeons du printemps. Le bruit des vagues. Une tasse chaude et fumante entre les mains au petit matin. Le goût de son plat préféré. Écouter sa chanson favorite. Une do**he chaude après une marche sous la pluie. Le rire de son enfant. La douceur et le poids d’un plaid sur le corps. La caresse de son animal de compagnie. Les pieds nus dans l’herbe encore fraîche. La légère brise sur le visage. Le poids d’une tête endormie contre l’épaule.
Le chant des oiseaux au lever du jour. Le silence d’un matin d’hiver. Un ciel rempli d’étoiles en plein été. La lumière qui traverse les arbres. Le parfum d’un livre que l’on ouvre. Le sourire reçu d’un·e inconnu·e. Toutes ces expériences sont si ordinaires que nous finissons parfois par ne plus les voir. Et pourtant, elles continuent de colorer notre quotidien.

Dans ma pratique, j’observe que nous cherchons souvent ce qui pourrait nous apaiser dans des changements importants. Pourtant, notre quotidien est déjà traversé par des expériences qui parlent directement à nos cinq sens, sans effort ni performance. Simplement parce que nous sommes vivants. Nous gardons en mémoire bien davantage que les événements que nous avons vécus. Des odeurs, des sons, des textures, des saveurs, ou des paysages peuvent rester associés à un moment de notre histoire et le faire ressurgir des années plus t**d. Nos sens sont aussi une porte d’entrée vers le présent.

J’observe que nous oublions que le monde prend aussi soin de nous, chaque fois que nous prenons le temps de le (res)sentir.

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J’observe que certains chemins semblent avoir été pensés pour nous apprendre quelque chose de la vie.Dans un petit bois ...
01/08/2026

J’observe que certains chemins semblent avoir été pensés pour nous apprendre quelque chose de la vie.

Dans un petit bois près de chez moi se trouve un endroit que j’affectionne beaucoup. Un escalier en bois, et un banc qui se trouve en bas de celui-ci. Je trouve cette disposition rassurante, le chemin nous proposant de nous asseoir quelques instants avant de poursuivre notre route. Les marches de cet escalier sont espacées , les gravir comme n’importe quel autre escalier demande plus d’effort. Notre façon habituelle de marcher ne fonctionne plus vraiment sans en ressentir un coût physique. Il devient plus intéressant de poser nos deux pieds sur chaque marche, reprendre notre équilibre avant de continuer et d’accepter que cette ascension se fasse à un autre rythme que celui auquel nous sommes habitués. Comme en montagne, il n’est pas vraiment possible de monter sans être pleinement présent à chacun de nos pas. J’ai imaginé que ce banc et cet escalier racontaient la même histoire mais à deux temps différents. Le banc dirait qu’il faut d’abord regarder. L’escalier, qu’il faut ensuite avancer une marche après l’autre.

Dans ma pratique, j’observe que nous aimerions continuer à vivre avec le même rythme, les mêmes repères et la même façon d’avancer. Mais lorsqu’un événement survient, nous découvrons qu’il est nécessaire de modifier quelque chose. Qu’il s’agisse d’une transition de vie, ou d’un événement inattendu, notre quotidien change. Et la distance entre les marches se transforme, au point de nous demander un tout autre rythme. Mais avec le temps je crois que l’on finit par regarder la vie autrement. L’épreuve n’est évidemment pas souhaitable, mais elle nous conduit à sentir notre existence avec une présence que nous ne connaissions pas auparavant. Lorsque l’on arrive en haut de cet escalier, le paysage vaste s’ouvre soudainement. Il était là depuis toujours, mais impossible de l’apercevoir depuis le bas.

J’observe que nous pensons que le courage consiste à gravir les marches. Mais je crois qu’il commence un peu plus bas, au moment où nous acceptons de nous asseoir, observer et faire confiance à nos pas sans connaître le paysage qui s’ouvrira devant nous.

J’observe que le soin emprunte parfois des chemins inattendus.Depuis plusieurs semaines, et pour faire face à la chaleur...
25/07/2026

J’observe que le soin emprunte parfois des chemins inattendus.

Depuis plusieurs semaines, et pour faire face à la chaleur écrasante, je dépose tous les jours des coupelles d’eau dans le jardin, pour les animaux. Je ne guette pas leurs visites, mais il m’arrive d’en surprendre quelques-uns, notamment un rouge-queue que j’ai surnommé « Éclair ». Fidèle à son nom, il ne fait souvent que passer. Quelques secondes à peine suffisent pourtant à me remplir de joie lorsque je l’aperçois boire ou faire sa toilette avant de reprendre son envol. Ce jour-là, je l’ai vu dans son bain et se sécher ensuite les ailes à l’ombre de mon olivier. Un moment suspendu au milieu d’une journée ordinaire.

Dans ma pratique, j’observe la place que nous accordons aux grands événements de la vie. Nous parlons des séparations, des deuils, des bouleversements et des épreuves que nous traversons. Mais bien plus rarement de toutes ces choses infiniment modestes qui continuent pourtant à prendre soin de nous. Nous sous-estimons la portée de nos gestes les plus simples. Quelques mots déposés auprès de quelqu’un, un repas préparé avec attention, une promenade en nature, un livre que l’on prête ou quelques centimètres d’eau déposés dans un jardin. Ces gestes n’ont rien d’incroyable. Ils rendent pourtant la vie bien plus douces. Je ne sais pas lequel de nous deux a le plus reçu ce jour-là. Lui, un moment de fraîcheur. Moi, un moment de joie inattendue et d’une simplicité bouleversante.
Peut-être oublions-nous que le soin ne se passe pas vraiment dans un seul sens.

J’observe qu’il arrive que ce dont nous prenons soin prenne soin de nous en retour.

📸 : La Promesse De l´Aube 💚 L’art de magnifier le vivant.

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J’observe que nous avons tous besoin d’un endroit où revenir.Ces derniers jours, une situation stressante m’a particuliè...
24/07/2026

J’observe que nous avons tous besoin d’un endroit où revenir.

Ces derniers jours, une situation stressante m’a particulièrement remuée. J’ai vu les pensées se mettre à tourner en boucle, les scénarios se construire et le processus de rumination s’installer peu à peu. Il m’arrive encore de me laisser happer par certaines pensées, de les suivre un peu plus loin que je ne le souhaiterais ou de croire, pendant quelques instants, tout ce qu’elles me racontent. Hier, dans le cadre des pauses méditatives proposées avec We Sit • Cours & retraites de méditation , j’ai guidé une méditation sur la cascade. Cette pratique invite à observer nos pensées comme une cascade qui plonge dans une rivière et à déposer, l’une après l’autre, celles qui nous collent le plus à la peau, sans chercher à les retenir ni à les rejeter. J’aime beaucoup cette image. Une pensée n’a pas besoin d’être combattue pour poursuivre son chemin. Elle n’a pas davantage besoin d’être suivie partout où elle souhaite nous emmener.

Dans ma pratique, je rencontre souvent des personnes qui entretiennent des attentes immenses vis-à-vis des outils qui prennent soin d’elles. Elles aimeraient que la méditation les préserve du stress, que la thérapie les protège de leurs blessures ou que la compréhension de leurs fonctionnements les dispense de certaines souffrances. Je me demande si nous ne confondons pas parfois aller mieux avec ne plus être traversés. Pourtant, nous continuons tous à nous éloigner de ce qui compte pour nous, à nous perdre dans nos pensées ou à être emportés par les mouvements de nos vies. Je crois que cela fait simplement partie de notre condition humaine. Peut-être est-ce cela, pratiquer. Cultiver notre capacité à revenir avec douceur vers nous-mêmes lorsque nous nous en sommes éloignés. Hier, cette méditation m’a rappelé que certaines pratiques ne transforment pas ce que nous vivons. Elles transforment parfois simplement la manière dont nous nous y rencontrons.

J’observe qu’il existe des chemins que nous sommes appelés à emprunter plus d’une fois dans une vie. Le chemin du retour en fait peut-être partie.

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