18/07/2026
RÉARMEMENT d’une SSI
Qui a le droit de réarmer un SSI après une alarme ?
Un week-end, faute d'agent en poste, une responsable administrative réarme seule le SSI après une alarme. Mais réarmer, est-ce une affaire de diplôme SSIAP ? La vraie réponse tient au niveau d'accès au matériel, pas au grade.
Réarmer, ce n'est pas "couper la sonnerie"
Premier malentendu à lever : arrêter le signal sonore et réarmer le SSI sont deux choses différentes.
Trois opérations se succèdent après une détection, et il ne faut pas les confondre :
1.
La levée de doute : aller vérifier sur place l'origine de l'alarme (feu réel ou déclenchement intempestif). C'est le préalable obligatoire.
2. L'acquittement : accuser réception de l'information sur le tableau et arrêter la signalisation sonore. Pendant la temporisation, il permet de stopper l'alarme générale avant qu'elle ne retentisse, mais il ne remet rien en veille.
3. Le réarmement : remettre effectivement l'ECS, le CMSI et les DAS en position de veille, une fois le danger écarté.
Alors, qui peut réarmer ?
La bonne réponse n'est pas un grade, c'est un statut : la personne désignée et formée par l'exploitant, disposant de l'accès niveau 2, et qui réarme après une levée de doute aboutie. En pratique, c'est très souvent l'agent SSIAP 1 au poste de sécurité ; ce peut aussi être un personnel désigné non titulaire d'un SSIAP, là où le service incendie n'est pas obligatoire. Ce qui est exclu, c'est qu'une personne ni désignée, ni formée, sans accès attribué vienne réarmer l'installation.