05/06/2026
Pendant longtemps, je croyais que la fatigue était normale : j’avais choisi d’avoir 4 enfants, j’avais choisi de reprendre mes études…
Pas une “grande fatigue”.
Pas un effondrement spectaculaire.
Juste cette sensation de vivre constamment avec un moteur un peu trop chaud.
Je pensais que c’était ça, être adulte.
- Être sérieuse.
- Responsable.
- Investie.
Alors je continuais.
Je gérais :
- Les études puis le travail.
- Les rendez-vous.
- Les enfants.
- Les imprévus.
- Les émotions des autres aussi.
Et comme beaucoup de personnes que j’accompagne aujourd’hui, j’étais devenue très compétente dans un domaine précis : fonctionner… même fatiguée.
Le problème, c’est que le corps finit toujours par demander la note.
Je me souviens d’un moment très précis.
J’étais arrêtée à un feu rouge.
Et soudain, cette pensée étrange m’a traversée : “Je ne sais même plus ce que ça fait d’être profondément reposée.”
Une amie m’a prêté son chalet à la montagne - Camurac - Je me souviens, j’ai dormi 44 heures sur 48…
Mais ce n’est pas ça "être reposée"… ce n’est pas :
- “Dormir un peu plus”.
- “Prendre un week-end”.
Non.
Être réellement reposée intérieurement ?
Parce qu’à force de vouloir être partout, performante, disponible, solide… j’avais fini par considérer l’épuisement comme un mode de vie normal.
Aujourd’hui, dans mes accompagnements, je retrouve souvent cette même mécanique chez les personnes en burn-out : elles ne se sont pas effondrées d’un coup.
Elles se sont éloignées d’elles-mêmes… progressivement.
- Un peu moins de récupération.
- Un peu plus de pression.
- Un peu moins d’écoute intérieure.
- Un peu plus de “je dois tenir”.
Jusqu’au moment où le corps, les émotions ou le mental disent stop.
Depuis, j’ai changé une chose essentielle : je ne considère plus le repos comme une récompense après la performance.
Je le considère comme une condition de l’équilibre, un préalable indispensable à une journée bien remplie !
Et vous ?
À quand remonte la dernière fois où vous vous êtes senti(e) réellement reposé(e) ?