Laura Baudelocque

Laura Baudelocque ✨ Thérapeute, Sexothérapie conjugual,coach de vie ,
Parentalité & Allaitement Alchimiste de Potentiels Retour à Soi. spécialiste des Atypies.

experte en violence Conjugales et intrafamiliales, infantiles ✨

Dans une relation, deux personnes peuvent vivre exactement la même situation… sans du tout la ressentir de la même maniè...
08/09/2026

Dans une relation, deux personnes peuvent vivre exactement la même situation… sans du tout la ressentir de la même manière.

L’un peut avoir l’impression qu’on lui reproche constamment quelque chose, pendant que l’autre cherche simplement à être entendu.

L’un peut se sentir étouffé, pendant que l’autre cherche désespérément à être rassuré.

L’un peut voir des réactions « excessives », pendant que l’autre vit une véritable peur du rejet ou de l’abandon.

Et petit à petit, chacun réagit non seulement à ce que l’autre fait, mais aussi à ce que la situation vient réveiller en lui.

Derrière un conflit, il y a parfois bien plus que les mots prononcés : des besoins qui ne sont pas exprimés, des blessures anciennes, des peurs, des attentes ou des façons différentes de créer du lien.

Comprendre le vécu de l’autre ne signifie pas accepter tous ses comportements. Mais cela peut permettre de sortir du « qui a raison ? » pour commencer à se demander : « Qu’est-ce qui est réellement en train de se jouer entre nous ? »

Parce qu’avant de chercher à avoir raison, il faut parfois apprendre à s’entendre.

03/09/2026

On se croit parfois « difficile à aimer » alors qu’on a surtout appris à se protéger.

Quand on a dû se consoler seul(e), gérer ses blessures sans soutien ou vivre avec la peur que les autres finissent par partir, certaines protections peuvent s’installer.

On ne demande plus d’aide, même lorsqu’on en aurait besoin.
On garde une partie de soi à distance.
On anticipe l’abandon avant même qu’il existe.
On doute de l’amour qu’on reçoit.
On peut reculer dès que quelqu’un s’approche un peu trop près.

Ce n’est pas forcément que l’on n’aime pas l’autre. Parfois, c’est simplement que notre histoire continue de parler à travers nos réactions.

Certaines blessures anciennes peuvent nous faire réagir à une situation présente comme si le passé risquait de se reproduire.

Et cela peut donner cette impression : « Je suis trop compliquée. Je suis difficile à aimer. »

Mais peut-être que la vraie question n’est pas : « Pourquoi suis-je comme ça ? »

Peut-être qu’elle est plutôt : « Qu’est-ce que j’ai vécu pour avoir autant besoin de me protéger aujourd’hui ? »

Comprendre ses mécanismes ne signifie pas tout excuser. C’est commencer à mettre du sens sur ce qui se joue en nous, pour progressivement apprendre à créer des relations dans lesquelles on peut aimer sans être constamment sur ses gardes.

Toutes les excuses ne réparent pas.On peut dire « pardon » tout en minimisant ce qui s’est passé, en rejetant la respons...
01/09/2026

Toutes les excuses ne réparent pas.

On peut dire « pardon » tout en minimisant ce qui s’est passé, en rejetant la responsabilité sur l’autre ou en cherchant simplement à mettre fin à la discussion.

« Tu es trop sensible. »
« Je plaisantais. »
« Désolé(e) si tu l’as mal pris. »
« Je me suis déjà excusé(e), on passe à autre chose. »

Ces phrases ressemblent à des excuses, mais elles peuvent laisser la personne blessée avec le sentiment de ne pas avoir été réellement entendue.

Une excuse sincère, ce n’est pas seulement prononcer les bons mots. C’est être capable de reconnaître ce que l’on a fait, d’écouter l’impact que cela a eu sur l’autre et de prendre sa part de responsabilité.

Et surtout, lorsque c’est nécessaire, c’est faire en sorte que les actes qui suivent soient cohérents avec les mots prononcés.

Parce qu’un « pardon » répété sans changement finit parfois par perdre tout son sens.

Et vous, est-ce qu’on vous a déjà présenté des excuses qui n’en étaient pas vraiment ?

Les grandes leçons d'éducation ne se transmettent pas toujours dans les grands discours.Elles naissent souvent dans les ...
20/08/2026

Les grandes leçons d'éducation ne se transmettent pas toujours dans les grands discours.

Elles naissent souvent dans les petits moments du quotidien.

Un verre renversé.
Une mauvaise note.
Un oubli.
Une erreur.

À ces instants-là, nous avons un choix.

Faire grandir la peur de se tromper...

Ou apprendre à notre enfant qu'une erreur peut être réparée.

La façon dont nous réagissons aujourd'hui deviendra souvent la façon dont il se parlera demain.

Parce qu'un enfant qui grandit en entendant :
"Cherchons une solution."

a plus de chances de devenir un adulte qui se dira :
"Je peux apprendre. Je vais y arriver."

Nos mots ne disparaissent pas.

Ils deviennent peu à peu sa voix intérieure.

Et c'est peut-être l'un des plus beaux héritages que nous puissions lui transmettre. 🤍

💬 Quel est le message que tu aimerais que ton enfant garde toute sa vie ?

15/08/2026

Je peux être très sociable et avoir besoin de plusieurs heures de silence après avoir vu du monde.
Je peux comprendre profondément les émotions des autres et avoir beaucoup plus de mal à mettre des mots sur les miennes.
Je peux analyser chaque détail d’une situation et me retrouver complètement démunie face à quelque chose qui paraît pourtant « simple » aux yeux des autres.

C’est aussi ça, la neuroatypie : **des paradoxes que l’extérieur ne voit pas toujours.**

Je suis autiste Asperger. Je suis HPE, THPI et TDAH.

Ce ne sont pas des étiquettes que je brandis pour justifier qui je suis. Ce sont des clés qui m’ont permis de comprendre pourquoi, pendant si longtemps, j’ai eu l’impression de devoir fournir beaucoup plus d’efforts pour évoluer dans un monde qui ne fonctionnait pas comme moi.

Pendant des années, j’ai essayé d’être moins.

Moins intense.
Moins directe.
Moins sensible.
Moins profonde.
Moins « compliquée ».

J’ai appris à masquer, à m’adapter, à donner l’impression que tout allait bien… quitte à rentrer chez moi complètement épuisée.

Aujourd’hui, je ne cherche plus à devenir une version de moi-même plus confortable pour les autres.

Et mon fonctionnement influence aussi profondément ma manière d’accompagner mes patients.

Quand je rencontre un enfant neuroatypique, je ne vois pas un enfant « difficile ».
Quand une personne est submergée, je ne vois pas quelqu’un de « trop sensible ».
Quand un comportement interroge, je cherche ce qu’il raconte.

**La surcharge derrière la crise.
Le besoin derrière le comportement.
La blessure derrière le silence.
L’histoire derrière le symptôme.**

Parce que derrière ce que nous jugeons parfois trop rapidement se trouve souvent une réalité que nous n’avons pas encore comprise.

Alors non, je ne suis pas « trop ». Je suis entière.

Je ne suis pas forcément froide. Je peux être saturée.

Je ne suis pas à corriger. **Je suis à comprendre.**

Et si, plutôt que de demander aux personnes neuroatypiques de passer leur vie à apprendre à fonctionner comme tout le monde, nous apprenions aussi à comprendre leur façon de fonctionner ?

Être parent, ce n'est pas pouvoir tout empêcher.On ne peut pas enlever toutes les peurs.Éviter toutes les blessures.Empê...
13/08/2026

Être parent, ce n'est pas pouvoir tout empêcher.

On ne peut pas enlever toutes les peurs.
Éviter toutes les blessures.
Empêcher chaque erreur ou chaque déception.

Mais on peut offrir quelque chose d'encore plus précieux.

Un regard qui rassure.
Des bras où revenir.
Une présence qui apaise.
Un amour qui ne dépend ni des réussites, ni des échecs.

Nos enfants n'ont pas besoin de parents parfaits.

Ils ont besoin de savoir qu'ils seront aimés dans les jours faciles… comme dans ceux qui le sont beaucoup moins.

Au fond, ce dont ils se souviendront peut-être le plus, ce n'est pas de tout ce que nous avons fait pour eux.

C'est de la façon dont ils se sont sentis à nos côtés.

En sécurité.
Écoutés.
Et profondément aimés. 🤍

💬 Si tu pouvais transmettre une seule chose à ton enfant, laquelle choisirais-tu ?

07/08/2026

Il ne raconte pas ce qu'il t'a fait subir. Il raconte seulement la façon dont tu as réagi.

C'est une mécanique que l'on retrouve souvent dans les relations sous emprise.

Pendant des semaines, des mois, parfois des années, il y a les remarques humiliantes. Les mensonges. Les critiques. Les provocations. Les silences. Les manipulations.

Tu encaisses.

Tu te tais.

Tu essaies de comprendre.

Tu fais des efforts pour que ça s'arrête.

Puis un jour, tu craques.

Tu pleures. Tu cries. Tu te mets en colère.

Et c'est précisément ce moment-là qu'il montre aux autres.

Parce qu'une réaction, sortie de son contexte, est beaucoup plus facile à juger que des violences répétées, souvent invisibles.

C'est ce qu'on appelle parfois la violence réactive : une réaction de défense ou d'épuisement face à une accumulation de maltraitances. Cette réaction ne raconte pas toute l'histoire. Elle en est souvent la conséquence.

Si tu t'es déjà demandé :
"Pourquoi tout le monde pense que c'est moi le problème ?"

Rappelle-toi qu'une personne ne peut pas être résumée à sa pire réaction, surtout lorsque cette réaction est née d'un contexte de souffrance.

Prendre en compte le contexte ne revient pas à justifier tous les comportements. En revanche, c'est essentiel pour comprendre ce qui s'est réellement passé.

Si ces mots résonnent en toi, sache que tu n'es pas seul(e). Mettre des mots sur ces mécanismes est souvent la première étape pour sortir de la confusion et retrouver confiance en ton propre ressenti. 💛

04/08/2026

L'emprise ne commence presque jamais par la violence.

Si c'était le cas, la plupart des personnes partiraient dès les premiers jours.

L'emprise s'installe progressivement.

Au début, il y a souvent beaucoup d'attention, de présence, de compliments, de promesses. Tu as l'impression d'avoir enfin trouvé quelqu'un qui te comprend profondément.

Puis, petit à petit, les choses changent.

Une remarque blessante devient une "blague".

Une limite est franchie, puis une autre.

Tu te surprends à justifier certains comportements.

"Il est stressé."
"Il traverse une période difficile."
"Ce n'est pas vraiment ce qu'il voulait dire."

Ce qui te semblait inacceptable au départ devient progressivement ton nouveau "normal".

Puis vient une autre étape : l'isolement.

Tu t'éloignes parfois de tes proches, ou tu hésites à leur raconter ce que tu vis, parce que tu crains qu'ils ne comprennent pas… ou parce que toi-même tu ne sais plus très bien quoi penser.

À chaque fois que tu exprimes un besoin, que tu poses une limite ou que tu essaies de te défendre, tu reçois en retour de la colère, du silence, du mépris, du retrait d'affection ou de la culpabilisation.

Alors ton cerveau apprend quelque chose de très simple : se taire semble plus "sécurisant" que s'affirmer.

Avec le temps, tu finis même par douter de toi.

Tu remets en question tes émotions.

Tes souvenirs.

Ton intuition.

Tu te demandes :

"Et si c'était moi le problème ?"

C'est précisément ce mécanisme qui rend l'emprise si difficile à reconnaître… et encore plus difficile à quitter.

Si tu te reconnais dans ces lignes, rappelle-toi une chose essentielle :

Tu n'es pas faible. Tu n'es pas responsable. Et tu n'as pas "accepté" l'abus du jour au lendemain.

Ces mécanismes sont progressifs et profondément étudiés en psychotraumatologie. Les comprendre est souvent une première étape pour reprendre confiance en toi et retrouver ta liberté.

Si cette publication peut aider quelqu'un à mettre des mots sur ce qu'il vit, n'hésite pas à l'enregistrer ou à la partager. 💛

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