30/08/2026
📞 La semaine dernière, nous avons appris que nous n’étions « vraiment pas cool ». 😅
Début d’après-midi, le téléphone sonne à la pharmacie.
Catherine décroche.
Au bout du fil, une dame nous explique qu’on lui a volé son sac.
Plus de carte Vitale.
Plus d’ordonnance.
Et surtout… plus de son anxiolytique.
Bon. 😬
Déjà, par téléphone, ce genre de situation n’est pas forcément simple à évaluer.
Quand la personne est devant nous, on peut discuter, poser des questions, vérifier certains éléments, essayer de comprendre la situation…
Au bout du fil, c’est forcément encore un peu plus compliqué.
La dame nous précise qu’elle vient toujours chez nous.
Alors forcément, on vérifie.
Dernier passage à la pharmacie : mars.
Presque 6 mois.
Donc aucune ordonnance récente chez nous permettant de confirmer un traitement en cours.
Et là arrive la demande :
👉 « Vous pouvez me dépanner d’une boîte ? »
Eh bien… non.
Un anxiolytique, ce n’est pas du Spasfon.
Dans ce cas précis, il s’agit d’un médicament de liste I, soumis à prescription médicale, avec une durée maximale de prescription de 12 semaines.
Pour ceux qui suivent…
12 semaines.
Son dernier passage chez nous remonte au mois de mars. Et la dernière délivrance de l'anxiolytique en question remonte à....décembre 25.
On est donc quand même assez loin du compte. 😅
À cela s’ajoute :
❌ une demande faite uniquement par téléphone
❌ aucune ordonnance récente à notre disposition
❌ pas de carte Vitale permettant de vérifier facilement la situation, ni d'éventuelles autres délivrances chez les confrères
Alors bien sûr : si le vol a réellement eu lieu, la situation est pénible et inconfortable pour la patiente.
On peut parfaitement le comprendre.
Mais malheureusement, la pharmacie n’est pas le bureau des miracles. 😅
Une situation compliquée ne fait pas disparaître les règles de délivrance.
Et ces règles sont d’autant plus importantes lorsqu’on parle de médicaments comme les anxiolytiques, pour lesquels les prescriptions et les délivrances sont volontairement encadrées.
On lui propose donc la solution la plus logique : se rapprocher de son médecin généraliste.
Et ça tombe plutôt bien : il reçoit justement sans rendez-vous l'après-midi même de son appel.
Réponse :
👉 « Non, je n’ai pas que ça à faire. Vous n’êtes vraiment pas cool. »
Alors non.
On n’est peut-être pas « cool ».
On passe peut-être pour des casse-pieds.
Mais notre rôle n’est pas de contourner les règles pour rendre service à tout prix.
Notre rôle, c’est aussi de savoir dire non lorsqu’on ne dispose pas des éléments nécessaires pour délivrer un médicament en toute sécurité.
Surtout pour ce type de traitement.
Même si ça nous vaut parfois un :
« Vous n’êtes vraiment pas cool. » 😂
On devrait s’en remettre. 😉