09/09/2026
Je les enlève encore et encore...
Peut-être.
Parfois.
Il semblerait.
Peut. Peuvent. Pourrait. Pourraient.
À force de les retrouver tout le temps dans les textes que ChatGPT me propose, j’ai fini par regarder le cœur du problème.
ChatGPT a été construit pour ne pas affirmer n’importe quoi avec une assurance totale. Exprimer l’incertitude quand elle existe, être plus prudent lorsque l’erreur peut avoir des conséquences : jusque-là, logique.
Le problème arrive quand cette prudence devient la nôtre alors qu’il reformule une pensée déjà construite et décidée.
J’écris :
« Cette façon de faire affaiblit la pensée. »
Il me propose :
« Cette façon de faire peut parfois affaiblir la pensée. »
Il n’a pourtant aucune information nouvelle qui justifie ce changement.
Simplement, son degré de prudence a complètement dilué ma formulation.
Quand j’affirme quelque chose, je le fais depuis ce que j’ai vécu, observé, réfléchi.
Ce n’est pas une vérité universelle.
Mais quelque chose que, moi, je sais de mon expérience et de ma réflexion.
Alors cette prudence ajoutée modifie d’abord la formulation et affaiblit, l’air de rien, le degré d’affirmation de la pensée, et de l’expérience.
Cette prudence utile au fonctionnement de ChatGPT devient problématique lorsqu’elle modifie, systématiquement et sans raison, le statut d’une pensée humaine qu’il est simplement chargé de formuler.
Alors, patch obligatoire pour vérification :
« Repère dans ce texte les “peut-être”, “parfois”, “il semblerait”, “peut”, “peuvent”, “pourrait”, “pourraient” et propose, pour chacun, une formulation sans cette atténuation.
Ne modifie rien d’autre.
Je déciderai quelle version correspond réellement à ce que je veux dire. »