09/06/2026
Accepter n’est pas se résigner
Je vis avec une maladie chronique depuis quelques années.
Cela signifie des jours avec moins d’énergie, plus de fatigue, des douleurs. Et une vie à réajuster.
Il y a des jours où je lutte.
Des jours où mon corps me rappelle ses limites.
Des jours où je voudrais que tout soit comme avant.
Et puis, il y a ce mouvement plus subtil :
celui de l’acceptation.
Pas une acceptation qui abandonne.
Mais une acceptation qui reconnaît le réel pour pouvoir continuer à vivre avec lui.
En Gestalt, on parle d’ajustement créateur :
la capacité à composer avec ce qui est là, et à inventer, malgré tout, de nouvelles façons d’avancer.
Parfois, cela signifie ralentir.
Parfois, renoncer à certaines choses.
Parfois, simplement écouter autrement.
Et parfois, des témoignages viennent soutenir ce chemin.
Celui d’Olivier Goy atteint de la maladie de Charcot m’a marqué : il évoque cette manière de se positionner face à la maladie, non pas en niant la difficulté, mais en choisissant de ne pas y ajouter une lutte intérieure supplémentaire.
Cela me rappelle ceci :
Je ne choisis pas toujours ce qui m’arrive.
Mais je peux parfois choisir la manière dont je m’y relie.
Et cela change déjà beaucoup.