Hugo Rossignol - Ostéopathe à Vannes

Hugo Rossignol - Ostéopathe à Vannes Ostéopathie et Biokinergie à Vannes : Pratique douce (crânien, fascia, viscéral, énergétique, psycho-émotionnel). Ostéopathe installé à Vannes, Morbihan.

Reçoit des patients de l'agglomération : Arradon, Saint Avé, Séné, Ploëren, Plescop, Theix. Pour Lombalgie, Cervicalgie, Céphalées, Migraines, Sportif, Adolescents, Douleurs menstruelles règles, Constipation, Vertiges, Mal de dos, Coccyx, Accident, Choc émotionnel...

23/07/2026

[ Skuizhder - Fatigue ]

Petite publication très intéressante d’Albert Moukheiber, docteur en neurosciences et psychologue.

Je reçois des patients épuisés, qui sont en « mode survie » pendant des mois, sans s’accorder le moindre moment dans la semaine pour eux-même, pour souffler, pour se détendre.

Les vacances sont parfois aussi chargées que le reste de l’année, parce qu’il faut « optimiser » ce temps…

Apprendre à se poser quelques minutes pour ne rien « faire ». Juste être. Contempler les nuages dans le ciel, écouter le chant des oiseaux, admirer le vent dans le feuillage… Sentir son propre corps, s’interroger sur ce qu’on ressent, sur le sens de sa vie…

Et peut-être faire du tri dans tout ce qu’on a à faire, supprimer certaines activités qui ne sont pas si indispensables, s’organiser pour se libérer du temps.

Et lire ce tout petit livre délicieux d’intelligence, Eloge de l’oisiveté de Bertrand Russell.

https://www.facebook.com/share/v/1HqwrAziaC/?mibextid=wwXIfr

[ Santé mentale ]Nicolas Demorand, journaliste chez France Inter avait révélé en 2025 être atteint de bipolarité (ancien...
10/07/2026

[ Santé mentale ]

Nicolas Demorand, journaliste chez France Inter avait révélé en 2025 être atteint de bipolarité (anciennement maniaco-dépression) dans un petit livre « Intérieur nuit », dont je vous conseille la lecture.

Est-ce le contre-coup de cette annonce, le sujet sans cesse abordé, les remerciements émus et confidences bouleversantes de ses lecteurs, toujours est-il que son équilibre émotionnel a été fortement ébranlé, et qu’il est passé en phase maniaque, très violente.

C’est la raison de son absence de l’antenne depuis des mois.

Cet été il anime un podcast de six épisodes appelé « Si besoin » sur la santé mentale, avec des personnes qu’il a pu croiser à l’Hôpital Sainte Anne, hôpital psychiatrique de Paris.

Dans le premier ci-dessous, il se raconte, cette dernière année passée, la phase maniaque, son hospitalisation, sa révolte, les échecs des traitements, puis l’amélioration, et la bascule en phase dépressive, les traitements à la Kétamine, la stabilisation…

J’ai été très ému par ses confidences. Je suis heureux qu’enfin la parole se libère, et je suis troublé autant qu’admiratif devant le parcours que traverse ces personnes que je connais et que j’apprécie, et qui font partie de ma famille, de mes amis, ou de mes patients.

Dans ce premier épisode du podcast, le journaliste Nicolas Demorand revient sur son hospitalisation en hôpital psychiatrique l'automne dernier. Un témoignage puissant sur sa maladie mentale.

[ Diarbenn - Prévention ]En ostéopathie, comme chez le dentiste pour votre bouche, comme chez le garagiste pour votre vo...
03/07/2026

[ Diarbenn - Prévention ]

En ostéopathie, comme chez le dentiste pour votre bouche, comme chez le garagiste pour votre voiture, il est utile de faire des visites de contrôle.

Venir quand il y a un problème est une bonne chose, mais si vous ne venez qu’en phase aiguë, alors je ne pourrais traiter que l’aiguë, que la partie immergée de l’iceberg.

Si vous allez chez votre dentiste uniquement pour une rage de dent, il n’aura pas le temps, sur cette séance, de faire le bilan global de la bouche, le détartrage, la reprise éventuelle des composites etc. Il faudra revenir.

De même si vous n’amener votre automobile au garage que lorsqu’elle n’avance plus, alors le garagiste n’aura pas le temps (à moins de la lui laisser plusieurs jours) de faire l’entretien classique, la vidange, les pneus, le parallélisme, les petits chocs sur la carrosserie, la poignée de portière qui est à changer etc.

Je vois très régulièrement des patients en période de crise, et si à la fin de la séance je sens que cela ne suffit pas, qu’il y a un travail de fond à faire, je propose qu’on se revoit quelques semaines ou mois après. Ça n’est pas le cas le plus fréquent. Peut-être un patient sur cinq, voire moins.

Et très souvent les patients ne reviennent que plusieurs mois / années après, à nouveau en phase aiguë… 😱

Et alors je ne peux libérer, à nouveau, que les tensions les plus superficielles…

Je ne suis pas du genre à « pousser à la consommation ». J’essaie d’être juste dans mes recommandations, je sais que cela a un coût, aussi je ne propose de revenir que quand je pense que c’est vraiment nécessaire.

Faites moi un peu confiance 🫣

Pour ce qui est de l’entretien régulier, sa fréquence dépend vraiment de votre âge, de vos antécédents, de vos ressentis.

Pour certains, jeunes ou relativement jeunes, sans sport volent ou traumatismes réguliers ni stress important, une fois tous les deux ans suffira amplement.

Pour d’autres, avec des antécédents d’entorses, de fractures, de chirurgie, du stress chronique, des pathologies chroniques, un rythme de vie trop soutenu, des sports intenses ou traumatiques, un suivi en orthodontie ou en posturologie, alors deux-trois séances par ans pourront s’avérer nécessaires.

Et enfin pour certains, vivant des périodes complexes de leur vie (rythme et pression des études, rupture amoureuse, déménagement, tension au travail, burn out, rôle d’aidant pour un proche, traumatismes psychiques, charge mentale…) vous pourrez ressentir le besoin d’être vu plus souvent encore sur quelques mois.

La fréquence des séances doit s’adapter à votre vie. Idéalement restez à l’écoute des messages du corps. Si les tensions commencent à se réinstaller, que le corps devient régulièrement inconfortable, si une douleur se manifeste par intermittence, c’est sûrement qu’il est temps de prendre rendez-vous.

À bientôt 🙂

[ Gouyender - Fraîcheur ]Les prévisions indiquent finalement le retour de la fraîcheur pour la soirée de jeudi (on crois...
22/06/2026

[ Gouyender - Fraîcheur ]

Les prévisions indiquent finalement le retour de la fraîcheur pour la soirée de jeudi (on croise les doigts).

J’ai donc rouvert les créneaux de vendredi après-midi.

À bientôt !
Soyez prudents et hydratez-vous bien !

[ Gorenn - Canicule ]« On prend les mêmes, et on recommence »…En raison de la canicule, je suis contraint d'annuler les ...
20/06/2026

[ Gorenn - Canicule ]

« On prend les mêmes, et on recommence »…

En raison de la canicule, je suis contraint d'annuler les rendez-vous en après-midi cette semaine.

Mon cabinet est malheureusement très mal conçu pour ces périodes de chaleur intense, et avec les surfaces vitrées il y fait parfois encore plus chaud qu'en extérieur… Même avec le climatiseur portatif (que j’essaie d’utiliser le moins souvent possible) cela est difficilement supportable.

Et JE suis très mal conçu pour ces périodes de chaleur intense 🤣 Mon cerveau tourne alors au ralenti. Et puis patients et thérapeute qui dégoulinent, ça n’est agréable pour personne, et ça limite fortement les prises manuelle des techniques que je peux utiliser (imaginez la main mouillée sur un savon humide… Ça donne les mêmes prises manuelles 🫣)

Je vous remercie de bien vouloir choisir vos rendez-vous en matinée, ou reporter à la semaine d’après.

Au besoin, j’ai rajouté des créneaux matinaux avant mes horaires habituels, à savoir à 8h00, si cela vous arrange… Il y fera encore un peu frais 🥶

Avec toutes mes excuses.

[ Gorenn - Canicule ]En raison de la canicule, je suis contraint d'annuler les rendez-vous en après-midi cette semaine. ...
25/05/2026

[ Gorenn - Canicule ]

En raison de la canicule, je suis contraint d'annuler les rendez-vous en après-midi cette semaine.

Mon cabinet est malheureusement très mal conçu pour ces périodes de chaleur intense, et avec les surfaces vitrées il y fait plus chaud qu'en extérieur, ce qui amène à près de 35°C. Même avec le climatiseur portatif (que j’essaie d’utiliser le moins souvent possible) cela est difficilement supportable.

Je vous remercie de bien vouloir choisir vos rendez-vous en matinée, ou reporter à la semaine prochaine.

Au besoin, j’ai rajouté des créneaux mercredi ou vendredi avant mes horaires habituels, à savoir à 8h00, si cela vous arrange… Il y fera encore un peu frais ^^

Avec toutes mes excuses.

En illustration, les records du mois de Juin. Espérons que nous ne les dépasserons pas déjà…

[ Faskouriezh - Fascisme ]« Quand les n***s sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas commun...
24/05/2026

[ Faskouriezh - Fascisme ]

« Quand les n***s sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils ont enfermé les Juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas Juif.

Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

Pasteur allemand Martin Niemöller (1892-1984)

———-

Il me semble primordial de méditer ces paroles en ce moment.

Je reçois de plus en plus de patients angoissés par l’état du monde, par la montée de la haine, de la violence, par la mise en avant de la parole raciste, sexiste, homophobe, moquant toutes les valeurs humanistes…

Rappelons-nous, nous serons toujours attaquable, nous pourrons toujours être jugé sur une opinion, une façon de vivre, un choix, un goût, une croyance, une origine, un genre, un trait physique…

Accepter le rejet de l’Autre, c’est accepter de se faire rejeter un jour ou l’autre.
La haine appelle la haine.

Et rappelons-nous « La tragédie ultime n'est pas la cruauté des méchants, mais le silence des bons ».
Martin Luther King

Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce petit livre d’Umberto Eco « Reconnaître le fascisme ».

[ Epidemiezh - Épidémie ]Pour avoir des informations claires, scientifiquement valables, sans alarmisme ni laxisme, c’es...
17/05/2026

[ Epidemiezh - Épidémie ]

Pour avoir des informations claires, scientifiquement valables, sans alarmisme ni laxisme, c’est sur cette page qu’il faut vous rendre !

La « Dendrobate Doctor » fait ici le point sur ce qu’on sait, à ce stade de cet hantavirus.

https://www.facebook.com/share/p/1EAKBiVehk/?mibextid=wwXIfr

Aujourd'hui, c'est dimanche. Vous êtes donc bien sur Radio Croisière, je suis le Dendrobate Doctor et nous sommes ensemble pour faire l'état de la recherche sur ce qui est, peut-être, ou pas, le successeur de l'épidémie de Covid-19.
Si elle disparait, retrouvez la chronique sur le blog (https://www.the-dendrobate-doctor.fr/)
Si vous aimez la chronique, vous pouvez nous soutenir sur Ulule (https://fr.ulule.com/the-dendrobate-doctor/).
Bienvenue à tous sur l'Echo des Labos, édition spéciale hantavirus, suivi de situation

Lors de la dernière chronique, j’ai reçu beaucoup de questions et constaté pas mal de confusion par rapport à ce qui s’était ou non passé et vers quoi on allait actuellement. Je vais donc essayer de faire un point chronologique, si vous cherchez des informations sur ce qu’est ce virus, ce qu’il cause et pourquoi il pose problème, je vous renvoie à la chronique de la semaine dernière.

QUE S’EST-IL PASSE REELLEMENT ?
Il y a bien sûr encore des zones d’ombre et de supposition, donc je vais essayer de m’en tenir à ce dont on est sûrs ou quasiment certains à ce stade.
Tout commence à bord d’un bateau de croisière expédition polaire (un mode de navigation qui permet à la fois à des touristes de faire des visites en zones polaires et à des chercheurs de rejoindre des zones isolées ou de faire des mesures sur le trajet) avec une capacité de 196 âmes (humaines, si personne ne doute de l’existence de l’âme des labradors, ils n’entrent pas en ligne de calcul) appelé MV Hondius, et que nous allons appeler dans le reste de cette chronique « le ‘ti bateau ».

Le 1e avril (l’univers se fout vraiment de notre gu**le les enfants…) le ‘ti bateau quitte Ushuaïa (pour ceux qui pensaient que c’était juste une marque de shampooing, vous allez faire un voyage) avec 175 passagers et membres d’équipage pour une visite des îles atlantiques sud et de l’Antarctique.
Sauf que, le 6 avril, un ornithologue à la retraite néerlandais de 70 ans commence à présenter des symptômes s’apparentant à la grippe. Nous, on sait ce que c’est, mais il faut bien se dire que, au début, ça ressemble vraiment à la grippe, et il n’y a pas de raison de penser que ça va mal se passer. Le médecin de bord s’en occupe, mais son état se dégrade. Le problème, c’est qu’ils sont un peu au milieu de nulle part. L’équipage décide alors de faire route plus vite que prévu vers la première île à leur portée du Territoire de Sainte-Hélène-Ascension-Tristan-da-Cunha, l’île de Tristan da Cunha au sein de l’archipel du même nom, et île habitée la plus isolée du monde (habitée tout le temps je veux dire, les îles où y a que des scientifiques, des militaires et des pingouins, ça compte pas). Malheureusement le trajet sera trop long pour le septuagénaire, qui meurt le 11 avril. A ce moment, le décès est considéré comme étant de cause naturelle non identifiée (autrement dit « bah c’était un vieux et il a eu la grippe quoi »).
Déjà à ce stade, une première question se pose : où était cet homme avant d’embarquer ? Car la souche des Andes a un délai d’incubation d’entre une et six semaines en moyenne : pour présenter des symptômes le 6, notre malheureux ornithologue a été infecté au mieux la veille de son départ (et c’est pour ça qu’il y a enquête générale avec prélèvement de rongeurs en ce moment-même à Ushuaïa), au pire au mois de février. Lui et sa femme avait, de sources concordantes, visité d’autres parties de l’Argentine avant… après avoir également traversé l’Uruguay. Et on ignore ce qui a pu exactement leur arriver sur le trajet, puisque sa femme ne peut plus témoigner non plus…

Reprenons. Le 13 avril, le ‘ti bateau arrive donc à Tristan da Cunha. Echaudé par le fait d’avoir un cadavre à bord sans doute, un habitant de l’île d’une soixante d’année qui était sur le ‘ti bateau décide que ça suffit pour lui et qu’il rentre au bercail (gardez ça en tête). Les habitants de l’île sont aux petits soins et organise une courte veillée funèbre dans la petite église pour le passager néerlandais décédé. Sa v***e est sous le choc, mais sans aucun symptôme à ce stade. Le 15, ils reprennent la route vers la seconde île du Territoire, Ste-Hélène. Mais à bord, l’épouse du premier patient commence à se sentir fébrile. Son état est d’abord attribué au choc, et ce serait compréhensible. Le médecin de bord ne s’alarme pas, elle débarque le 24 avril avec la dépouille de son mari et (et c’est LA, précisément, que se situe le plus gros problème qu’on a à l’heure actuelle) 28 passagers qui sont trop refroidis par l’expérience et qui veulent rentrer chez eux… dans 12 pays différents. Alors qu’il n’y a encore aucune alerte parce que, à ce stade, l’hypothèse retenue est toujours « un vieux est mort de la grippe et sa v***e le vit mal ». La v***e, justement, embarque dans un avion, afin de rentrer aux Pays-Bas via l’Afrique du Sud. Si le premier vol se passe correctement, lorsqu’elle embarque dans le deuxième, elle est clairement très malade, et le personnel de bord la fait débarquer puis hospitaliser mais il est trop t**d : le 26 avril, elle s’éteint aux soins intensifs de Johannesburg.

Pendant ce temps-là, le ‘ti bateau est reparti, mais son escale suivante, sur la troisième île du Territoire, l’île de l’Ascension, commence à avoir un air de déjà vu, puisque c’est un troisième passager, cette fois-ci Britannique, qui y est débarqué le 27 avril pour être hospitalisé. Mais rapidement, les équipes de l’hôpital de Georgetown comprennent qu’elles ont affaire à quelque chose de beaucoup plus grave que ce qu’elles sont capables de traiter. 48h plus t**d, il est à son tour évacué vers l’hôpital de Johannesburg, où il est toujours en train de recevoir des soins importants. Le ‘ti bateau a repris sa route, mais lorsqu’une passagère Allemande meurt à bord le 2 mai, il est clair que quelque chose ne tourne définitivement pas rond : l’équipage fait un signalement à l’OMS, indiquant qu’ils ont une épidémie à bord, et que le médecin à bord suspecte un hantavirus. Et si je dis « médecin à bord » et non « médecin de bord », c’est pour une bonne raison…

A partir de là, les choses changent : l’OMS active l’ensemble de son réseau mondial et coordonne la réponse internationale. A Johannesburg, on autopsie la patiente décédée et on pousse les analyses sur le patient hospitalisé. Après échange avec l’équipage, on comprend également qu’il y a des cas contacts dans au moins un vol, et peut-être aussi dans un second, même si elle est sortie avant le décollage. L’Afrique du Sud se lance la première dans le traçage des cas contact. Le 3 mai, notre ‘ti bateau accoste au Cap-Vert, mais évidemment sans que personne ne débarque cette fois-ci. En revanche, les autorités du pays envoient du matériel médical et du personnel formé pour soutenir l’équipage : en effet, à ce moment-là, le médecin de bord… est un patient, et il est dans un état grave ! A bord, les soins sont assurés par Stephen Kornfeld, un oncologue Américain à la retraite, qui dispose d’une petite infirmerie de soins courants, beaucoup de bonne volonté (il s’est proposé pour aider le médecin de bord dès que le premier passager s’est dégradé) et aucune expérience de maladies infectieuses. Le 4 mai, Johannesburg confirme avoir isolé le génome de la souche des Andes dans ses prélèvements, et l’OMS envoie à bord deux épidémiologistes pour seconder l’oncologue. Ils seront rejoints le lendemain par deux infectiologues Néerlandais, envoyés par le Centre de Contrôle Européen des Maladies. Mais avec le diagnostic, le jeu change : le Cap-Vert n’est pas équipé pour faire face à une épidémie d’ampleur de quelque chose d’aussi létal et demandant des soins aussi lourds. Avec sa nouvelle équipe médicale à bord, l’équipage quitte le pays et se dirige vers les Canaries.

Vous vous souvenez des 28 passagers qui avaient débarqué à Ste-Hélène en se disant « c’est trop dark pour moi j’me casse » ? Le 6 mai, Zurich déclare que l’un d’entre eux, un Suisse rentré au bercail, est infecté et hospitalisé. Le même jour, trois autres passagers, dont le guide d’expédition et le médecin de bord, sont évacués du ‘ti bateau qui vogue toujours vers les Canaries pour être hospitalisés, mais au final seuls les deux membres d’équipage sont positifs (l’autre a vraisemblablement réellement juste la grippe).

Dans les jours qui suivent, c’est la foire aux tests et au traçage : on cherche les passagers des deux vols empruntés par la v***e Néerlandaise, on cherche quels trajets ont effectués les 28 débarqués à Ste-Hélène, on récupère les plans de réservations des sièges, plein de gens passent des milliers de coups de fil et des laborantins travaillent jour et nuit sur les tests qu’on leur envoie.
Le 8 mai, les habitants de Tristan da Cunha (vous vous souvenez, les gars qu’on a vus au tout début de ce bazar) appellent la métropole à l’aide (leur métropole, donc l’Angleterre) : le passager qui avait débarqué le 13 pour rentrer chez lui est gravement malade, ils n’ont que deux médecins et l’oxygène s’épuise. Qui plus est, comme il est rentré le 13 avril, bien avant l’alerte, il n’a pas été isolé tout de suite, et si le virus se répand sur l’île, elle ne peut pas faire face. Mais elle est, on l’a dit, la zone habitée la plus isolée du monde, un bateau va mettre une semaine à arriver et le patient n’a pas une semaine devant lui. On peut reprocher beaucoup de choses aux Britanniques (comme d’avoir coloniser la moitié du monde pour les épices et de refuser d’en utiliser une seule dans leur cuisine), mais pas de laisser tomber leurs ressortissants, fussent-ils à l’autre bout du monde. En moins de 48h, la Royal Air Force va organiser l’opération de parachutage la plus lointaine de la métropole de son histoire, ravitaillant un de ses avions de transport 4 fois en vol pour lui permettre de parachuter plusieurs caisses de matériel médical et 6 membres du 16e régiment de parachutistes… auxquels sont sanglés un médecin réanimateur et un infirmier de soins intensifs.

Enfin, le ‘ti bateau arrive aux Canaries, où l’Espagne épaulée par l’Europe coordonne tous les pays du monde pour que chacun vienne chercher ses ressortissants, un peu comme quand y a une épidémie de rougeole à la crèche et que toutes les familles doivent venir récupérer leurs gamins en urgence (vaccinez vos enfants bo**el, une épidémie de rougeole n’est plus un truc sensé arriver dans aucun pays qui ne soit pas aux prises avec un conflit armé). On met tout le monde dans des avions avec des gens en tenue de cosmonautes, et on teste à tour de bras. Deux autres passagers sont positifs, un Espagnol et une Française, et un cas est « douteux » parce qu’on comprend pas ce que les Amerloques ont encore trifouillé avec leurs tests : Stephen Kornfeld. L’OMS demande à ce que les cas contact soient placés à l’isolement, à l’heure actuelle du coup des centaines de gens dans le monde sont en quarantaine, et pour l’instant, on en est là.

DU COUP, CA FAIT COMBIEN DE CAS A CE STADE ?
On va dire 11, le cas de Stephen Kornfeld est toujours considéré comme douteux.
1- L’ornithologue Néerlandais de 70 ans, malade le 6 avril et mort le 11, considéré patient zéro, mais aussi cas non-confirmé, car aucun prélèvement n’a pu être fait à temps ;
2- Son épouse, Néerlandaise de 69 ans, malade le 24 avril et morte le 26, cas confirmé ;
3- Le Britannique débarqué sur l’île de l’Ascension, malade le 24 avril, toujours en soins intensifs à Johannesburg, cas confirmé ;
4- La touriste Allemande qui a décidé l’équipage à donner l’alerte mondiale, malade le 28 avril et morte le 2 mai, cas confirmé ;
5- Le médecin de bord Britannique, malade le 30 avril, actuellement hospitalisé dans un état stable (ça veut pas dire qu’il va bien, stable en langage médical, ça veut juste dire « pas activement en train de mourir »), cas confirmé ;
6- Le guide d’expédition Néerlandais, malade le 27, toujours hospitalisé et aussi stable que le toubib, cas confirmé ;
7- Le Suisse qui a eu l’idée brillante de prendre trois vols différents pour rentrer chez lui, malade le 1e mai, toujours hospitalisé mais semble un peu moins malade que les autres, cas confirmé ;
8- L’habitant de Tristan da Cunha (Britannique), malade le 28 avril, actuellement chouchouté par les premiers urgentistes à avoir jamais été parachutés par la RAF, cas non-confirmé car impossibilité d’avoir accès à un laboratoire pouvant traiter un test ;
9- La passagère Française, malade le 11 mai lors de son rapatriement, toujours en train de lutter contre la mort, cas confirmé ;
10- Le touriste Espagnol, testé positif à son rapatriement et malade le 12 mai, hospitalisé sans plus de précision, cas confirmé ;
11- Stephen Kornfeld l’Américain, à l’isolement le temps qu’on arrive à faire un test correctement mais ne présentant aucun symptôme à ce jour, cas possible.

Il est intéressant (et rassurant) de noter qu’à ce stade, aucun des cas contact des malades n’est positif ni ne présente de symptômes : tout le monde est directement lié au ‘ti bateau.

IL VA SE PASSER QUOI MAINTENANT ?
Selon toute vraisemblance, d’autres cas vont apparaitre dans les jours/semaines à venir. On est encore dans la période d’incubation de virus, il serait normal (même si malheureux) que d’autres passagers s’avèrent infectés. Si la réponse internationale s’est activée à temps (et si on a un peu chance, ça ferait pas de mal non plus à ce stade), tous ces cas se révèleront en quarantaine, coupant la chaîne de contamination, et laissant le virus s’éteindre de lui-même.
Au vu de la létalité attendue de la souche, il est un craindre que un des 7 (je refuse de compter Stephen) malades soit actuellement dans un combat qu’il ne gagnera pas. Je souhaite me tromper (mais pas trop quand même, parce que sur un si petit échantillon, les stats c’est chafouin et on peut aussi bien les perdre tous…).

En espérant avoir pu apporter un peu de lumière dans le chaos ambiant, je rends l'antenne, et on y retourne la semaine prochaine, car l'épidémie ne se termine pas encore, même si en vrai, on retient tous sa respiration ensemble et ça devrait bien se passer. En attendant, prenez soin de vous et des chercheurs qui bossent dur, et, aimez la science, la vraie, et ceux qui la font. Bisous.

(illustration par Soph' )
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[ Ambroug bugale - Accompagnement enfant ]Une patiente, apparement satisfaite de sa première consultation chez moi, m’en...
28/04/2026

[ Ambroug bugale - Accompagnement enfant ]

Une patiente, apparement satisfaite de sa première consultation chez moi, m’envoie ce jour un message.

Elle me dit que sa fille de 13 ans aurait besoin d’une séance, mais que celle-ci est pudique (ce qui est normal à cet âge). Et elle me demande alors, visiblement gênée de me demander ce qu’elle pense être une faveur, si je peux autoriser qu’elle assiste à la séance de sa fille pour la rassurer.

J’avoue n’avoir jamais pensé que cette appréhension pouvait être un frein à la prise de rendez-vous, parce que je n’avais pas imaginé qu’on pouvait penser que je n’autorise pas cela.

S’il est bien précisé sur le site Internet et sur la porte du cabinet que les accompagnateurs ne sont pas autorisés, il est bien précisé également « sauf patients mineurs ».

Pour un patient mineur, c’est même la règle qu'un parent l'accompagne et reste dans la pièce.

- D’abord pour des raisons de fiabilité des renseignements : les enfants / adolescents n'ont pas toujours les idées claires quant aux antécédents ou à l’historicité des symptômes.

- Mais aussi pour rassurer l'enfant / adolescent : une séance chez quelqu’un qu’il/elle ne connaît pas, où il/elle est en sous-vêtements, et où cet inconnu pose ses mains à différents endroits de son corps n’est pas « naturel » a priori dans notre société.

- Mais encore pour des raisons "juridiques" : touchant au corps dénudé, certains gestes peuvent surprendre et être mal interprétés. Le fait que le parent assiste à la séance évite cela en partie, il y a moins de risque à imaginer que les gestes ont été déplacés. Et puis malheureusement certains praticiens ont eu des comportements tout à fait inappropriés, il est donc plus que recommandé que le parent assiste à la séance. C’est un gage de sécurité aussi bien pour l’enfant/adolescent que pour le praticien.

Le seul cas où j'accèpte un•e adolescent•e sans accompagnement, c'est quand celui-ci ou celle-ci le refuse catégoriquement, par pudeur vis à vis du parent ou parce que les relations entre eux sont compliquées.

Bref ce long laïus pour vous dire que vous n'avez aucun scrupule à avoir : votre place est auprès de votre enfant pendant la consultation.

Mais dès l’âge de la majorité légale en effet, l’accompagnant ne sera plus accepté.

Par contre, avant de prendre rendez-vous pour vos enfants, prévenez les bien qu'ils seront en culotte (et soutien-gorge pour les filles), qu'ils soit conscients et en accord avec cette prise de rendez-vous afin d’éviter toute surprise.

À bientôt !

[ Cheñch - Changer ]Ça n’est pas toujours facile de changer ses habitudes. Dans notre vie en général, mais surtout dans ...
25/04/2026

[ Cheñch - Changer ]

Ça n’est pas toujours facile de changer ses habitudes. Dans notre vie en général, mais surtout dans nos relations en particulier !

Souvent dans nos interactions sociales nous nous enfermons dans un rôle, un mode de fonctionnement. Nous pensons que nous avons des obligations, et que l’autre en a également vis à vis de nous.
Plutôt que d’être dans le plaisir de la relation, nous sommes dans le devoir. Et cela, que ce soit dans les relations de couples, de parents-enfants, entre amis, entre collègues…

Et en général cela rend les deux parties malheureuses.

Une patiente me disait combien elle appréhendais d’aller voir une psychologue, parce qu’elle percevait que la première séance avec celle-ci lui faisait prendre conscience de certaines choses qu’elle ne voulait pas accepter, et qu’elle craignait que son compagnon ne le vive mal, et donc que la relation s’en trouve encore plus dégradée.

Je me suis souvenu de ce passage du livre « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » de Marshall Rosenberg, le fondateur de la CNV (Communication Non-Violente).

J’ai tenté de le lui résumer. Le voici :

—-

« Au cours d’une discussion entre parents d’élèves et enseignants sur les dangers d’un langage qui implique l’absence de choix, une femme objecta vigoureusement :

« Mais il y a certaines choses que l’on doit faire, que ça nous plaise ou non ! Et je ne vois rien de mal à dire à mes enfants qu’il y a des choses qu’eux aussi doivent faire. »

Lorsque je lui demandai de donner un exemple de ce qu’elle « devait faire », elle s’exclama :

« Facile ! Quand je sortirai d’ici, je devrai rentrer chez moi et faire la cuisine. J’ai horreur de faire la cuisine. Une sainte horreur, mais je prépare le repas tous les jours depuis vingt ans, même quand je suis malade comme un chien, tout simplement parce que cela fait partie des choses que je dois faire. »

Je lui dis que j’étais désolé d’entendre qu’elle passait autant de temps à faire quelque chose qu’elle détestait car elle s’y sentait obligée, et que j’espérais qu’elle puisse trouver des alternatives plus satisfaisantes en apprenant le langage de la CNV.

Elle apprit très vite. Ce soir-là, après la séance, elle rentra chez elle et annonça à sa famille qu’elle ne voulait plus faire la cuisine.

Trois semaines plus t**d, j’eus un écho de sa famille lorsque ses deux fils vinrent assister à une séance de l’atelier. J’étais curieux de savoir comment ils avaient réagi à la décision de leur mère.

« J’ai béni le ciel ! » soupira l’aîné.

Et, voyant mon regard étonné, il poursuivit : « Je me suis dit qu’elle arrêterait peut-être enfin de se plaindre à chaque repas ! »

—-

Quand on se sent enfermé dans un rôle, quand on « fait pour l’autre » par devoir et non par plaisir, alors, qu’on s’en rende compte ou pas, on accompagne forcément cela de mimiques, d’intonations, de remarques, de plaintes, qui sont perçues consciemment ou inconsciemment par l’autre.

Pourquoi ne pas tout simplement dire les choses ? Pourquoi ne pas tenter de proposer une répartition des tâches différentes ? Ou une collaboration sur certaines tâches plus ingrates ? Ou un questionnement sur l’utilité réelle de telle ou telle tâche ?

Pas toujours simple. Cela perturbe un mode de fonctionnement qui pouvait certes rendre malheureux tous les protagonistes, mais qui était accepté implicitement, qui était connu et habituel. Cela entraînera donc un inconfort, une remise en question, un tâtonnement, une discussion franche. Mais peut-être pour du mieux, non ? ;-)

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