18/05/2026
Nos conseils pour bien régir lorsqu'un enfant nous dit qu'il voit des monstres ou des présences. L'Association des Enfants Médiums à votre service.
🌙 Quand un enfant dit voir des monstres ou des présences la nuit : comment réagir ?
Beaucoup de parents ont déjà vécu cette situation :
Un enfant qui refuse d’aller se coucher.
Qui appelle en pleine nuit.
Qui affirme voir quelqu’un dans sa chambre, entendre un bruit étrange ou sentir une présence inquiétante.
Face à cela, les adultes peuvent se sentir démunis.
Faut-il rassurer ?
Expliquer ?
S’inquiéter ?
Ou au contraire banaliser ?
Dans la majorité des cas, la réaction la plus aidante consiste à prendre au sérieux l’émotion de l’enfant… sans confirmer la réalité objective de ce qu’il croit voir.
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🌿 Accueillir la peur sans la renforcer
Lorsqu’un enfant dit avoir peur d’un monstre, d’une silhouette ou d’une présence dans sa chambre, il est important de ne pas se moquer de lui ni minimiser ce qu’il ressent.
Des phrases comme :
👉 “Ça n’existe pas, arrête tes bêtises.” peuvent lui donner le sentiment de ne pas être compris.
Mais à l’inverse, confirmer immédiatement :
👉 “Oui, il y a vraiment quelqu’un dans ta chambre.” risque de renforcer sa peur comme une réalité certaine.
Une posture plus équilibrée peut être :
✔ “Je vois que cela te fait peur.”
✔ “Tu te sens inquiet là maintenant.”
✔ “Je suis avec toi, tu es en sécurité.”
👉 L’objectif est d’accueillir l’émotion… sans enfermer l’enfant dans une interprétation.
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🌿 Pourquoi ces peurs sont fréquentes chez les enfants
Chez les jeunes enfants, l’imagination est extrêmement active, particulièrement entre 3 et 8 ans.
Dans l’obscurité, le cerveau peut transformer :
• une ombre,
• un vêtement,
• un bruit,
• ou une forme mal perçue en personnage inquiétant.
Les rêves très vivants, les terreurs nocturnes ou les états intermédiaires entre sommeil et réveil peuvent également donner à l’enfant l’impression de “voir réellement” quelque chose.
👉 Pour lui, l’émotion ressentie est authentique, même si l’origine peut être liée à son imaginaire ou à son état de fatigue.
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🌿 Comment aider concrètement l’enfant
Souvent, de petites actions simples suffisent à apaiser la situation :
• regarder calmement la chambre avec lui
• identifier ensemble les objets qui peuvent impressionner dans le noir
• installer une veilleuse rassurante
• mettre en place un rituel du coucher stable et prévisible
• éviter les contenus effrayants avant le sommeil
👉 Ce qui rassure le plus un enfant, ce n’est pas une explication compliquée…
👉 c’est la présence calme et sécurisante d’un adulte.
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🌿 Quand faut-il être plus attentif ?
Dans certains cas, il peut être utile de demander conseil à un professionnel de l’enfance (pédiatre, psychologue) :
• si les visions surviennent aussi en journée
• si l’enfant paraît très angoissé ou désorganisé
• si le sommeil est fortement perturbé
• ou si d’autres changements apparaissent (repli, anxiété importante, confusion…)
👉 L’objectif n’est pas de dramatiser, mais de comprendre ce que traverse l’enfant.
Parfois, malgré un environnement rassurant et une stabilité émotionnelle globale, certains enfants continuent à vivre des expériences qu’ils décrivent comme très réelles et marquantes.
L’important est alors de ne pas enfermer trop rapidement ces vécus dans une seule explication.
Certaines situations relèvent du développement imaginaire normal de l’enfant.
D’autres peuvent traduire une anxiété, une sensibilité particulière ou un besoin d’accompagnement émotionnel.
Et parfois, certaines expériences restent simplement difficiles à comprendre immédiatement.
👉 Dans tous les cas, ce dont l’enfant a le plus besoin reste :
• un adulte calme,
• une écoute rassurante,
• et un cadre sécurisant.
C’est aussi dans cet esprit que l’AEM propose un espace d’écoute, de dialogue et d’accompagnement pour les familles qui se sentent démunies face à ce type de situations.
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🌿 En conclusion
Dans la majorité des situations, les peurs nocturnes font partie du développement normal de l’enfant.
Ce dont il a le plus besoin, ce n’est pas qu’on valide ou qu’on ridiculise ce qu’il dit voir…
👉 mais qu’on l’aide à se sentir en sécurité.
Car un enfant apaisé retrouve progressivement sa capacité à distinguer :
• ce qu’il imagine,
• ce qu’il rêve,
• et ce qui appartient à la réalité.
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✨ Article rédigé à partir d’une réflexion proposée par Patricia Serin pour AEM.
@ AEM contact : [email protected]