20/07/2026
✍️Voici un point d’information sur l’hormonothérapie chez les patientes traitées pour un cancer et ses impacts possibles sur la vie intime.
Lors de mes permanences en onco-sexologie, je constate une évolution encourageante : de plus en plus de patientes sont orientées en amont par les oncologues, infirmier·es IPA ou viennent spontanément dès l’annonce ou le début du traitement.
Cela permet d’anticiper, d’informer et de mettre en place un accompagnement précoce, ce qui améliore clairement le vécu des patientes.
Sous hormonothérapie, plusieurs effets peuvent être rapportés, avec une intensité variable selon les personnes et le contexte initial :
🔍Sécheresse intime parfois marquée, notamment en cas de terrain déjà fragile (ménopause, pré-ménopause, antécédents de sécheresse).
🔍Baisse de la libido, parfois très déroutante, avec impression de “ne plus ressentir d’élan”, de fantasmes ou d’excitation corporelle,
🔍Dyspareunies, parfois secondaires à la sécheresse ,vaginisme...
🔍Douleurs pelviennes.
🔍Fuites urinaires, surtout lorsque le plancher pelvien est fragilisé.
🔍Mycoses, infections urinaires.
🔍Bouffées de chaleur, douleurs articulaires, prise de poids, fatigue, qui peuvent indirectement impacter le désir .
🔍Modification de l’image corporelle
Toutes les patientes ne présentent pas l’ensemble de ces symptômes : certaines en auront un ou deux, d’autres davantage ou aucun.
Ce que j’observe également, c’est que lorsque ces sujets sont abordés tôt et que des mesures d’accompagnement sont proposées dès les premières semaines de traitement, cela permet :
de mieux prévenir certaines difficultés
de réduire l’impact des symptômes sur la qualité de vie et, lorsque nécessaire, de faciliter une orientation rapide vers les professionnels de santé adaptés.
La santé sexuelle fait partie intégrante de la qualité de vie, y compris en oncologie, et son anticipation peut réellement modifier le vécu du traitement.
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