23/06/2026
Vous avez été plus de 25 000 personnes à découvrir ou redécouvrir l’histoire de Claude Hanriot. 25 000 personnes ont lu son nom. 25 000 personnes ont croisé son histoire.
25 000 personnes ont, je l’espère, gardé quelque part en mémoire le destin de ce jeune homme de 17 ans, fusillé à Gastins le 26 août 1944. Aujourd’hui, je peux enfin vous montrer le résultat de mon travail. Et je dois vous l’avouer : j’en suis profondément fière et heureuse. Vous ne pouvez pas imaginer l’importance que j’attache à la restauration de notre patrimoine, à ces pierres que l’on croise parfois sans savoir tout ce qu’elles portent. Derrière chaque stèle, chaque monument, chaque inscription effacée par le temps, il y a une histoire. Une vie. Une mémoire. Et quand mes mains peuvent redonner un peu de lumière à tout cela, ça touche profondément mon petit cœur. Pour celles et ceux qui auraient manqué son histoire, Claude Hanriot avait seulement 17 ans. En août 1944, alors que la Libération approchait, il s’est retrouvé face à la brutalité de la guerre. Selon les récits retrouvés, il parlait allemand, était scout, engagé auprès de la Croix-Rouge, et aurait servi d’intermédiaire entre les Forces françaises de l’intérieur et les Américains. Les soldats allemands ont voulu lui arracher des renseignements. Des noms. Des informations. Mais Claude s’est tu. Malgré les interrogatoires, malgré les menaces, malgré son jeune âge, il n’a rien livré. Il aurait même écrit quelques mots d’adieu à ses parents avec un simple crayon rouge, avant d’être fusillé à Gastins, sur le bord de la route, le 26 août 1944. Il avait 17 ans. Derrière cette stèle, il n’y a donc pas seulement une pierre à nettoyer. Il y a un fils. Un jeune homme. Une vie arrêtée trop tôt. Un courage immense. Un silence qui a peut-être sauvé des vies. Alors non, pour moi, ce n’était pas un simple nettoyage. C’était un hommage. Une façon de lui rendre un peu de dignité visible, de refaire ressortir son nom, ses inscriptions, cette croix de Lorraine, et de rappeler que l’oubli ne doit jamais gagner.
Je remercie infiniment la commune de Gastins pour sa confiance. Je suis plus qu’honorée d’avoir pu intervenir sur cette stèle et contribuer, à ma petite échelle, à préserver cette mémoire si précieuse. Claude Hanriot est gravé dans la pierre. Mais aujourd’hui, grâce à vous, son histoire est aussi entrée dans la mémoire de milliers de personnes. Et ça, pour moi, c’est la plus belle des récompenses. ❤️