26/06/2026
📣Face à l’urgence que constituent les vagues de canicule qui frappent notre pays, La CGT de l’hôpital de Vichy interpelle les élus et les représentants de l’état sur la dégradation et le manque de moyens de notre établissement. Courrier ci-joint.
🔥Suite à la canicule de 2003, tous les agents ont été mis à contribution en faisant cadeau au gouvernement d’une journée de repos par an pour permettre aux établissements de santé de s’équiper face à ce type de catastrophe.
⚡Qu’est-il advenue de cet argent ❓
⚠️Les réponses du gouvernement actuel ne sont pas à la hauteur. Il faut des moyens, de l’humain et de la réactivité pour faire face à cette crise.
📸Envoyez-nous des photos des températures et des effets de la canicule dans vos services, nous les ferons suivre pour que chacun se rende vraiment compte de ce que cela coûte de travailler et soigner par ces chaleurs !
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☎️ SMS : 06.48.10.34.34
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Mesdames, Messieurs,
Nous souhaitons vous faire part de la situation catastrophique des patients et des professionnels de santé de l’hôpital de Vichy face à l'épisode de canicule que nous traversons.
Nos alertes répétées et les propositions que nous avons formulées tout au long de ces dernières années sur ce sujet sont la démonstration que cette situation dramatique n'était ni imprévisible, ni une fatalité.
Le hall du 5ème étage du bâtiment principal était à 46°C. Des chambres avec des patients étaient à 35°C tout comme certains secrétariats. La situation est identique dans les chambres du pôle de psychiatrie et dans les unités de gériatrie du pavillon Houlbert. Le thermomètre a franchi la barre des 40°C dans plusieurs offices où travaillent des personnels confrontés à la chaleur dégagée par les régéthermies qui servent à chauffer les repas.
Les personnels hospitaliers souffrent, et c'est uniquement grâce à leur dévotion envers les patients que des situations dramatiques ont pu être évitées. Mais à quel prix ?
Outre l'absence de reconnaissance, c'est l'impact sur leur santé qui est actuellement le plus visible avec des agents confrontés à des malaises mais aussi à un fort sentiment d'impuissance et parfois d'injustice. Il est à noter que de nombreuses obligations issues du code du travail et du code général de la fonction publique ne sont pas respectées à l'hôpital de Vichy, ce qui majore les risques auxquels sont confrontés les professionnels.
Les patients sont les plus impactés avec une aggravation de la perte de chance due à ces chaleurs et aux manques de moyens. Pour les protéger, les professionnels n’ont d’autre choix que d’improviser avec les moyens du bord pour contenir certains états parfois très préoccupants (draps et couvertures de survies sur les fenêtres pour couper la chaleur).
Face aux non-respect des promesses des gouvernements successifs et à l'inertie des pouvoirs publics sur ce sujet, les agents s’interrogent : Devons-nous, une nouvelle fois, nous préparer au drame qu'avait entraîné le manque de moyens durant la canicule de 2003 ?
Pour équiper les établissements de santé face à cette situation, une journée de solidarité a été instaurée en 2004. Qu’est-il advenu de cet argent ? Où est le matériel pour prendre soin des patients et des professionnels ? Plus que jamais, la climatisation des établissements de santé, l'isolation des bâtiments, l'installation d'ombrières et des effectifs à la hauteur des besoins doivent être une priorité nationale pour assurer une prise en charge digne.
Mais comment réaliser ces investissements, alors que l'hôpital de Vichy et les établissements de santé en général, sont confrontés à des plans d'économies drastiques, dictés par une politique qui ne tient pas compte des besoins de proximité en matière de santé ?
Alors que notre activité augmente et que notre bassin de population est 46% plus âgé que la moyenne nationale, l'hôpital de Vichy souffre du manque d'engagement des pouvoirs publics. Le montant des actions de l’état pour notre établissement est inférieur à 1% du budget principal annuel sur ces 20 dernières années. Cette réalité se heurte aux nouvelles directives d'économies qui sont demandées à notre établissement.
Face à la détresse de la population, l'impuissance des professionnels de santé et les enjeux climatiques qui ne vont que s'aggraver, nous vous demandons de donner des moyens à notre établissement pour relever ces défis.
Nous restons à votre disposition pour toutes informations complémentaires.
Cordialement,
Antoine Jubin, secrétaire du syndicat CGT.
Nathalie Pinheiro, secrétaire adjointe du syndicat CGT.
Laetitia Hovasse, membre du bureau du syndicat CGT.