19/08/2026
Depuis début juillet, la maison a eu un autre rythme.
Les quatre aînés ont leur vie ailleurs. Le dernier était parti cinq semaines — d'abord avec son père, puis avec ses amis en Espagne.
Alors j'ai eu, pendant un temps, cette drôle de sensation rare : une maison presque silencieuse, le café sur la terrasse, le calme, les hirondelles.
Et puis il est rentré et son frère est venu passer quelques jours...
La maison a retrouvé du bruit, des passages, des chaussures qui traînent, des portes qu'on ouvre et qu'on referme sans arrêt.
Je trouve ça assez juste, en fait : un été en deux temps. D'abord le vide, le calme, le souffle. Puis le retour de la vie, du désordre tendre, du mouvement.
Au cabinet aussi, c'est un peu pareil. Juillet m'a laissée un peu respirer. Août reprend doucement sa place.