Nadya Chaffaut Psychanalyste

Nadya Chaffaut Psychanalyste Psychanalyste en thérapie analytique et psychogénéalogie. Ateliers d'expression de soi individuel ou de groupe. Provence Verte et Var. Psychanalyste

Il y a quelques jours, je suis tombée sur 10h10.Puis 11h11.Puis 22h22.Sur le moment, je me suis surprise à sourire. Comm...
23/07/2026

Il y a quelques jours, je suis tombée sur 10h10.
Puis 11h11.
Puis 22h22.

Sur le moment, je me suis surprise à sourire. Comme beaucoup, la tentation est grande de chercher la signification de ces fameuses "heures miroir".

Mais une autre question m'est venue.

Et si ce n'était pas l'heure qui avait changé... mais mon regard ?

En psychanalyse, nous ne cherchons pas à savoir si un symbole est "vrai". Nous nous demandons pourquoi il apparaît, pourquoi il attire notre attention, et surtout pourquoi maintenant.

Nous passons chaque journée entourés de milliers de détails que nous ne voyons même plus. Pourtant, certains, à un moment précis de notre vie, semblent soudain s'imposer à nous.

Ce n'est peut-être pas un hasard.

Ce n'est peut-être pas non plus un message mystérieux.

C'est parfois le signe que notre vie psychique est devenue suffisamment disponible pour laisser émerger une question qui était déjà là.

Les vacances, un changement de rythme, une période de transition... tout cela crée un espace différent. Le bruit du quotidien diminue. Et lorsque le monde extérieur devient un peu plus silencieux, il arrive que l'intérieur commence à parler.

Les heures miroir deviennent alors moins des réponses que des prétextes pour s'interroger.
✨ Qu'est-ce qui revient souvent dans mes pensées ?
✨ Qu'est-ce qui cherche à être entendu depuis quelque temps ?
✨ À quoi suis-je en train de donner une nouvelle place dans ma vie ?

Je ne crois pas que 22h22 porte le même message pour tout le monde.

En revanche, je crois profondément que ce qui nous touche, nous interpelle ou se répète dans notre quotidien raconte toujours quelque chose de notre histoire.

La psychanalyse nous invite à déplacer notre regard.
Non pas :
« Que signifie cette heure ? »

Mais plutôt :
« Pourquoi est-ce moi qui la remarque aujourd'hui ? »

Et vous...

Avez-vous déjà traversé une période où certains signes, certaines coïncidences ou certaines répétitions semblaient vous accompagner ?

Je serais curieuse de lire vos expériences.

👉 https://nadyachaffautpsy.wixsite.com/nadyachaffautpsy/post/pourquoi-remarquons-nous-soudain-les-heures-miroir

La scarification est aussi un langage...Voici une explication qui tente de mettre des mots
17/07/2026

La scarification est aussi un langage...
Voici une explication qui tente de mettre des mots

Les scarifications à l'adolescence (3/7)
⚠️ IMPORTANT : le volet 3 est désormais composé de deux publications complémentaires : 3.1 Neurosciences et 3.2 Psychopathologie clinique.

Pourquoi les scarifications soulagent-elles la souffrance ? (2/2)
Il s'agit de comprendre POURQUOI, chez certains adolescents, le recours à l’effraction de l’enveloppe corporelle est devenu nécessaire pour s'apaiser.
La souffrance psychique est diffuse, constituée d'un mélange d'émotions, de souvenirs et de traces traumatiques. Elle déborde les capacités de représentation et de symbolisation. L'adolescent ne parvient plus à penser ce qu'il ressent ; il ne peut que l'éprouver en donnant des contours à une souffrance devenue indicible.
La scarification produit une douleur « exquise », au sens clinique du terme, accompagnée d’une blessure précise, localisée et limitée à l’épiderme, sans franchir le derme. Cette limite est essentielle : il ne s'agit pas d'une réelle automutilation, mais d'une inscription sur sa surface destinée à faire couler le sang à la place des larmes.
La peau devient une scène extérieure sur laquelle est projeté ce qui ne peut encore être pensé, élaboré ou mis en mots.
Ces adolescents ont vécu des expériences où dominaient la passivité et l'impuissance : abandon, emprise, intrusions diverses… et hélas trop souvent violences sexuelles. Ils subissaient avec le profond sentiment d’être « objet de l’autre ».
La scarification inverse cette position par une « reprise en main ».
Sans toujours en avoir conscience, le sujet met en scène un renversement de la passivité en activité. De sa main dominante, il agit sur l'avant-bras opposé, devenu le support corporel de ce qui était jusque-là subi.
Sous le contrôle permanent de son regard, il ne se contente plus d'endurer la souffrance : il la produit, la limite et espère la maîtriser.
Pour se contenir, c'est-à-dire retrouver des limites et ne pas "exploser", il attaque sa peau — enveloppe frontière, espace entre-deux, surface de contact avec autrui et support visible de l'identité.
La scarification constitue aussi une tentative de figuration.
Ce qui ne peut être pensé ou symbolisé trouve une première expression dans cette blessure, support d'une représentation que la pensée ne parvient pas à mettre en forme.
La scarification peut aussi constituer une autopunition qui vise souvent moins à se faire souffrir qu'à tenter d'apaiser une culpabilité intenable.
Elle devient souvent une trace de mémoire destinée à ne pas oublier un trauma, une violence, ce qui explique le refus de les effacer ultérieurement, sauf en les recouvrant d’un tatouage.
En définitive...
La clinique cherche pourquoi, chez certains adolescents, la peau est devenue le dernier lieu où la souffrance pouvait encore s'écrire. La scarification n'est pas stricto sensu l'écriture, étymologiquement. Elle en partage pourtant une fonction essentielle : inscrire une trace lorsque les mots ne peuvent être exprimés.

Ce matin, j'observe...Avant même de commencer la journée, un rituel s'est mis en place, que nous sommes nombreux à parta...
16/05/2026

Ce matin, j'observe...

Avant même de commencer la journée, un rituel s'est mis en place, que nous sommes nombreux à partager : regarder nos réseaux.

On fait défiler.
Quelques secondes.
Puis quelques minutes.
Puis on ne sait plus très bien.

On espère tomber sur quelque chose d’intéressant.
Quelque chose qui nous nourrisse.
Quelque chose qui nous fasse sentir… vivant, inspiré, relié.

Mais il y a une différence entre choisir ce qu’on fait entrer dans sa vie…
et se laisser remplir par ce qui se présente.

Les fils d’actualité fonctionnent souvent comme des distributeurs psychiques automatiques : on tend la main vers eux dans les moments de vide, de flottement, de fatigue intérieure.
Pas forcément par envie.
Par réflexe.

Alors je me suis demandée :
Et si, pendant une semaine, on ne regardait aucun fil d’actualité ?
Pas pour devenir “meilleur”.
Pas pour faire une détox.
Mais pour observer.

Observer ce qui apparaît quand plus rien ne vient remplir immédiatement l’espace intérieur.
Peut-être un malaise.
Peut-être de l’ennui.
Peut-être cette question presque dérangeante :
“De quoi ai-je réellement envie ?”

Qu’ai-je envie de lire ?
Qu’ai-je envie de regarder ?
Qu’ai-je envie de nourrir en moi ?

Et parfois… aucune réponse ne vient.

Parce qu’à force d’être traversé par les désirs, les images, les rythmes des autres, on peut finir par perdre le contact avec son propre mouvement intérieur.

Le fil d’actualité devient alors une manière de ne pas rencontrer le vide.
Mais le vide n’est pas toujours un problème.

Parfois, il est précisément l’endroit où quelque chose de personnel peut réapparaître.
Un désir.
Une curiosité.
Une pensée.
Une sensation oubliée.

Et peut-être qu’après quelques jours, quelque chose change.
Le temps semble moins “aspiré”.
Les moments paraissent plus habités.
On choisit davantage ce qu’on fait entrer en soi.

Comme si l’on recommençait à investir psychiquement sa propre vie.

Et vous…que pensez-vous qu’il se passerait en vous après une semaine sans fils d’actualité ?

Je complique toujours tout...C’est souvent dit avec fatigue.Comme si la simplicité était là… mais inaccessible.Et pourta...
19/04/2026

Je complique toujours tout...
C’est souvent dit avec fatigue.
Comme si la simplicité était là… mais inaccessible.

Et pourtant, ce mouvement n’est pas anodin.
Complexifier permet de rester dans la réflexion.
D’explorer, d’anticiper, de penser à tout.

Mais surtout… de retarder un moment précis : celui du choix.
Car choisir, c’est renoncer.
C’est s’engager.
C’est accepter de ne pas tout maîtriser.

Alors on ajoute une couche.
On réfléchit encore.
On cherche la meilleure option.
Jusqu’à s’épuiser.

Ce n’est pas un manque de clarté.
C’est souvent une manière de se protéger.
Se protéger de l’erreur, du regard, de la déception…
ou même de la responsabilité.

Et si la simplicité, finalement, venait toucher quelque chose de plus vulnérable ?

Un article pour explorer ce thème 👉 https://nadyachaffautpsy.wixsite.com/nadyachaffautpsy/blog

Avoir des idées, en permanence.Imaginer, projeter, anticiper… et puis ne pas aller au bout.C’est souvent vécu comme un m...
12/04/2026

Avoir des idées, en permanence.
Imaginer, projeter, anticiper… et puis ne pas aller au bout.

C’est souvent vécu comme un manque de volonté.
Comme quelque chose qu’il faudrait corriger.

Mais en réalité, ce mouvement dit autre chose.
Rêver permet de rester dans un espace où tout est encore possible.
Où rien n’est confronté au réel.
Où le désir reste intact.

Passer à l’action, c’est accepter que quelque chose prenne forme…
et donc aussi qu’il se limite, qu’il soit vu, jugé, transformé.
Ce n’est pas seulement “faire”.
C’est aussi se montrer.

Et parfois, quelque chose en nous préfère rester dans l’élan…
plutôt que d’entrer dans l’expérience.
Pas par paresse.
Mais parce que cela touche à des zones sensibles : le regard, la place, la peur de réussir autant que celle d’échouer.

Et si ce “petit côté rêveur” n’était pas un défaut… mais une manière de se protéger ?

Plus de détail dans cet article 👉 https://nadyachaffautpsy.wixsite.com/nadyachaffautpsy/post/des-projets-qui-n-aboutissent-jamais-que-cache-un-petit-côté-rêveur

Certains enfants semblent ressentir le monde plus intensément que les autres.Une remarque anodine peut les blesser profo...
05/04/2026

Certains enfants semblent ressentir le monde plus intensément que les autres.

Une remarque anodine peut les blesser profondément.
Un conflit dans la maison les affecte longtemps.
Une ambiance un peu tendue suffit parfois à les rendre silencieux.

On parle alors souvent d’hypersensibilité.

Mais derrière ce mot, il y a surtout un monde intérieur très actif.

Ces enfants perçoivent souvent des choses que les adultes ne remarquent pas toujours : les changements d’humeur, les silences, les tensions invisibles.

Leur sensibilité agit un peu comme un capteur très fin.

Ce n’est pas seulement une question d’émotions fortes.
C’est aussi une manière particulière de ressentir et d’interpréter le monde.

En consultation, les parents racontent souvent ces enfants qui prennent tout à cœur, qui pleurent facilement, ou qui semblent porter des émotions qui les dépassent.

Alors la question apparaît souvent :

Que vit réellement un enfant que l’on qualifie d’hypersensible ?

Et que nous raconte cette sensibilité sur son monde intérieur ?

Voir le dernier article du blog 👉
https://nadyachaffautpsy.wixsite.com/nadyachaffautpsy/post/quand-un-enfant-ressent-trop-comprendre-l-hypersensibilité-sans-la-réduire

Le tatouage est devenu presque ordinaire. On en voit partout. Sur les poignets, les doigts, les épaules, les chevilles.M...
29/03/2026

Le tatouage est devenu presque ordinaire.
On en voit partout.
Sur les poignets, les doigts, les épaules, les chevilles.

Mais derrière le motif, il y a parfois une histoire plus silencieuse.

En cabinet, le tatouage apparaît souvent à demi-mot.
“Je l’ai fait après ma rupture.”
“Ça me rappelle qui je suis.”
“Je voulais marquer le coup.”

La peau devient alors un espace d’inscription. Une façon de fixer quelque chose dans un monde qui bouge vite. Une trace stable quand tout semble fragile.

Se tatouer, ce n’est pas forcément réparer. Ce n’est pas non plus forcément revendiquer.
Parfois, c’est tenter de transformer une douleur subie en geste choisi.
Parfois, c’est inscrire une mémoire.
Parfois, c’est chercher à exister un peu plus clairement.

Le phénomène sociétal du tatouage raconte aussi notre époque : besoin d’identité, de repères, de récit personnel.

Dans le dernier article du blog, je vous propose d’explorer ce que la psychanalyse peut entendre derrière l’encre.

Voir le dernier article du blog 👉 https://nadyachaffautpsy.wixsite.com/nadyachaffautpsy/post/tatouages-phénomène-de-mode-ou-trace-d-une-histoire-intérieure

Le burn-out ne surgit pas d’un coup.Il commence souvent par l’envie de bien faire.Par l’implication.Par le désir d’être ...
22/03/2026

Le burn-out ne surgit pas d’un coup.

Il commence souvent par l’envie de bien faire.
Par l’implication.
Par le désir d’être à la hauteur.

Puis quelque chose s’installe.
Une fatigue qui ne passe plus.
Une tension constante.
Une impression étrange de ne plus se reconnaître.

En cabinet, on peut entendre :
« Pourtant j’aimais mon travail. »

Le burn-out ne parle pas seulement d’horaires trop lourds.
Il parle parfois d’un rapport intime au travail.
D’une valeur personnelle confondue avec la performance.
D’une difficulté à poser des limites.
D’une loyauté ancienne qui ne sait pas dire non.

Quand le corps lâche, ce n’est pas une faiblesse.
C’est peut-être une limite atteinte.

Interroger le burn-out, c’est interroger ce qui, en soi, rend le surinvestissement presque nécessaire.
C’est questionner ce qui se rejoue.

Voici un article pour explorer ce thème plus en profondeur.
👉 https://nadyachaffautpsy.wixsite.com/nadyachaffautpsy/post/burn-out-professionnel-quand-le-travail-consume-plus-qu-il-ne-nourrit

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