Mets Sages d'Hermès - Alchimie Spirituelle

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Thérapeute depuis plus de 10 ans et passionné par l'être humain, ses mystères, ses complexités, sa réalisation.

SORCIÈRE, VOUS AVEZ DIT SORCIÈRE ?En voilà un terme pleins de connotations !Parce que l’inspiration se fait pressante, p...
03/10/2026

SORCIÈRE, VOUS AVEZ DIT SORCIÈRE ?
En voilà un terme pleins de connotations !
Parce que l’inspiration se fait pressante, profitons-en pour évoquer cette épineuse question de comment désigner avec justesse un(e) praticien(ne) (je risque de me faire encore pleins de nouveaux amis moi).
Les pratiques magiques existaient bien avant que le bien-être se démocratise. On pourrait même surenchérir en avançant que la pratique de la thérapie est une pratique magique. Je me doute que cette affirmation peut sembler discutable, mais il n’est pas question ici de l’éternel débat entre science et religion.
La femme, dans sa juste et complexe quête de liberté incarnée par le féminisme, aime souvent se revendiquer sorcière. Il s’agit là d’une appellation fédératrice qui s’est démocratisée. Et je vous avouerais que ça me pose un petit (voire un gros) problème étymologique.
En effet, cette appellation fait référence à la pratique de la sorcellerie, avec des origines latines signifiants lanceurs de sorts. En somme, il est question ici de faire usage de capacités surnaturelles pour faire le mal. Ni plus, ni moins. Une autre définition fait état de la pratique d’une magie de caractère traditionnel, secret et illicite ou dangereux.
Alors oui, à mon sens on a tous fini par brûler sur un bûcher dans une autre vie quand on se revendique spirituel dans cette vie. Pour cette raison, on se retrouve un peu fâché et refroidi à l’idée d’entendre (et dire) le nom sacré de Dieu. On préfère évoquer l’univers, qui je le répète est un terme scientifique, athée et laïc, qui pose également son lot de questions et de problèmes. Mieux vaut à mon sens appeler un chat un chat.
Donc, pour en revenir à cette appellation à la mode, se qualifier de sorcière, ou de sorcier, est à mon sens très problématique.
Pourquoi ? Parce que cette dénomination connecte toutes les mémoires souffrantes et moyenâgeuses où les sorcières ont subi les foudres de la bien-pensance chrétienne, qui soit dit en passant n’incarnait pas non plus ce qu’elle prétendait être. C’est d’ailleurs ainsi que l’ombre portée et la réalité psychique individuelle et collective de l’antichrist a commencé à se déployer mille ans après le passage du Christ.
Donc pour résumer, au-delà de l’héritage païen plus vertueux de cette époque, qui comme toute chose en ce bas monde est composé d’ombre et de lumière, quand une femme spirituelle se qualifie de sorcière, elle établit inconsciemment une connexion à ces mémoires de pratique occulte sombre, de magie noire et diabolique, automatiquement. Dit autrement, difficile de se réconcilier avec Dieu quand on connecte à des mémoires sataniques, c’est d’une évidence sans nom.
Il semble donc encore plus clair qu’imaginer une sorcière pratiquer la magie blanche constitue une ineptie de taille !!
Inutile d’insister sur l’importance de venir travailler à libérer ces mémoires en thérapie individuelle. Tant de fois a pu être constatée la pertinence d’aller chercher ces mémoires sombres quand une femme spirituelle aspire à trouver plus de souveraineté et de légitimité.
Donc comment se qualifier avec plus de justesse me direz-vous ? Le terme de magicienne semble plus neutre dans son acception. Même s’il peut sembler un peu plus perché et newageux.
D’ailleurs, je me permets de vous faire remarquer que les magiciens « assumés » de cette ère « moderne » font des tours de cartes. Ou comment la magie est devenue profane, tombant dans l’oubli et l’inconscient collectif. Pour devenir plus puissante que jamais.
A dire vrai, il est surtout question de distinguer la coloration de la magie pratiquée (comme brièvement évoqué dans le tome 1 de Mets Sages d’Hermès). Voie de la main droite ou voie de la main gauche ? Agir motivé(e) par l’ego et des intérêts personnels ou avec l’âme, motivée par un altruisme authentique ? La frontière est ténue et on a vite fait de se livrer à des pratiques discutables en pensant bien faire. La route vers l’enfer est pavée de bonnes intentions.
Le terme de mage semble offrir une consistance plus intéressante. Curieusement, il fait d’emblée penser à une filiation christique. Son étymologie désigne des origines plus anciennes perses, dans la lignée de Zoroastre, en qualifiant le prêtre de cette époque. Le lien avec les vertus bénéfiques du Créateur de toute chose semble alors mieux établi.
L’usage du féminin magesse est très rare (encore une justification de plus, si besoin en était, pour militer pour les droits des femmes) et pourrait à mon sens qualifier le plus justement les praticiennes spirituelles bienveillantes.
Ce qui interpelle vraiment est de constater que mage est plus répandu que magesse, et sorcière plus répandu que sorcier. Encore une preuve de l’injuste diabolisation de la femme qui n’est qu’une autre forme crasse d’ignorance spirituelle propager par les hommes en mal de domination.
Alors voilà pour l’essentiel, amies magesses ! N’hésitez pas à partager ce petit trait de pensée si vous avez apprécié. Et plus encore si ce n’est pas le cas (merci de ne pas symboliquement me brûler sur un bûcher en retour ;)).
Je demeure un féministe convaincu de la première heure, tâchant d’œuvrer à libérer toutes les âmes, et particulièrement celles de femmes. Pour avoir pu faire autant faire les frais de la cruauté des hommes et des religions, il importe au plus haut point de vous réconcilier avec le nom sacré de Dieu.

Qui a fait ça ? 🤣😅🤣
30/09/2026

Qui a fait ça ? 🤣😅🤣

30/09/2026

OUI, MAIS….

Voici bien longtemps que je ne me suis plus fendu d’un billet sur les réseaux. Une éternité !

Parce qu’il faut bien se le dire, se décarcasser pour arracher quelques faméliques likes n’est pas la plus généreuse des rétributions. Foutus algorithmes n’est-ce-pas ? Je préfère ainsi laisser couler l’encre de mon inspiration dans une forme plus noble et traditionnelle. Même si l’un ne devrait pas exclure l’autre. Mais c’est une autre question qui m’amène aujourd’hui.

Cela fait bientôt 15 longues années que j’accompagne les âmes en souffrance. Ce terreau formidable d’expériences divers et variées m’amène aujourd’hui à faire un constat magistral. Le plus important pour une personne dans sa vie, ce à quoi elle accorde le plus de valeur est souvent également ce dont elle l’a privé, que ce soit ponctuellement ou plus durablement. On en revient à la mécanique de la perte et du manque que le genre humain est voué à expérimenter que j’avais déjà pu évoquer dans des lignes moins numériques.

Que ce soit d’emblée préciser, toute souffrance mérite d’être considérée et respectée. C’est le propre de l’ego de penser que celle que l’on vit est plus difficile et importante que celle de son voisin. Je parle ici du fond et non de la forme, que ce soit bien clair. Quand on en vient à penser que certaines semblent plus supportables, il s’agit souvent comme par hasard de celles que l’on ne vit pas et pour lesquelles on est plutôt bien loti, oubliant quelques fois la « chance » que l’on a. Quand on en vient à penser que d’autres semblent insurmontables, la vie nous met sur le chemin une personne qui a su cohabiter avec malgré tout, ce qui constitue la vraie performance spirituelle.

Pour certaines personnes, perdre un être cher constitue la grande épreuve de leur vie. Ce qui est encore plus dur à digérer quand le destin leur impose cela précocement. Pire encore quand cela est un enfant. D’autres perdent un enfant symboliquement. Parce que oui, être brouillé durablement avec sa progéniture constitue un deuil peut être plus subtil mais également difficile à relativiser.

D’autres vous diraient que subir une maladie chronique coriace, un handicap, qui refuse de capituler est le fardeau le plus difficile à vivre.

D’autres vous parleraient du rapport détestable qu’elles ont avec leur physiques, malgré tout effort qui aurait pu être fait pour le rétablir.

D’autres évoqueraient les abus subis étant enfant, ce qui constitue une injustice de taille à digérer. Pire encore quand il s’agit d’un proche.

Se voir affliger par la dépression alors que pourtant rien ne semble le justifier dans son environnement immédiat, que toutes les conditions sembleraient réunies pour s’épanouir n’est pas non plus une mince affaire.

Vivre toute sa vie dans une grande détresse financière, notamment parce qu’on n’a pas la chance de bénéficier d’un emploi qualifié, nous privant d’une dignité précieuse, ne constitue pas non plus une sinécure.

Pour d’autres, vivre un désert sentimental toute sa vie, ou tout du moins un manque cruel d’épanouissement dans ce domaine, constitue une épreuve colossale.

Avoir subi des violences psychiques immondes durant toute son enfance et au-delà de celui ou celle qui était censé(e) vous apporter de l’amour en arrivant sur terre n’est pas une expérience tendre non plus.

Je pourrais encore continuer tant la liste est longue pour ne pas dire sans fin. L’ombre et les épreuves de la vie possèdent mille visages. Toutes à respecter, je le répète. Il importe de différencier le fond de la forme. Quand l’ego vient à dire « oui mais », il pense justement désigner le fond alors qu’il s’agit encore de la forme. Refuser la forme revient à refuser le fond. Accepter la forme revient à accepter le fond.

Pour les âmes les plus ambitieuses, il arrive même qu’elle se voit affliger dans plusieurs domaines, généralement deux, voire plus pour les plus vaillantes. Ce cumul peut sembler insupportable, nous faisant basculer vers un sentiment d’injustice, le même déjà présent quand on subit une terrible épreuve. Or, seul l’ego compte et compare, alors que l’adage nous dit que la « qualité prime sur la quantité ».

Pour en venir à un moment à penser qu’il serait temps d’avoir la paix, de vivre tranquillement, libre et sereinement, estimant que l’on a eu son lot d’épreuves et que « la vie nous doit bien ça ». Il importe de recenser toutes les objections auxquelles l’ego aura recourt.
Il s’agit là d’un fantasme de moldu, d’une chimère visant à nous faire rejeter et donc à refuser le lot qui nous revient pourtant. Refuser la ou les part(s) souffrant(e)s de notre vie constitue un véritable maléfice, un véritable poison pour la foi. La ou les accepter, une bénédiction que l’on ne soupçonne souvent pas. Accepter ce que la vie et le destin vous a réservé vaut tout l’or du monde. Parce que l’on ne refuse plus la boue, l’inestimable devient possible.

Être spirituel n’est pas une vague théorie à la mode. Il s’agit d’une mise en pratique exigeante et immédiate, pour ne pas dire impitoyable. Tellement de personnes se prétendent « être de lumière », « dans l’amour inconditionnel », « conscients et éveillés », « alchimistes », « différents », « spirituellement évolué »… alors qu’elles n’ont finalement pas vécu grand-chose.

Il est facile d’asséner des phrases à la fois toutes faites et pourtant si nourrissantes spirituellement quand elle ne sont pas vidées de leur essence.

« Il n’y a pas de hasard », « tout est juste »… Soyez certains que la vie viendra peaufiner votre cheminement spirituel par la mise en pratique et l’épreuve.

En vérité, devenir un véritable être de Lumière induit systématiquement double dose d'ombre.

De toute ma vie de thérapeute, je n’ai jamais constaté aucune croissance spirituelle sans épreuve. Ce qui vous maintiendrait le contraire vivent la spiritualité par procuration, comme on regarde une série Netflix depuis son canapé bien confortable.

Tout le monde veut aller mieux, vivre plus sereinement, c’est naturel et légitime. Cependant, l’œuvre alchimique que la plupart fantasment demande, pour ne pas dire exige, une expérimentation immédiate et difficile de l’ombre.

N’allez pas croire que les « vraies » personnes spirituelles ont fini par triompher de leur épreuves, que cette victoire a été leur récompense précieuse. Elles ont en souvent encore et plus que le commun des mortels. Mais comme je le disais plus haut, abstenons-nous de comparer. Il importe surtout de parvenir à accepter ce qui nous arrive. Car sinon le sentiment d’injustice et la division qu’il engendre en nous risque fort de nous rendre dangereusement vulnérable.

Et vous, qu’est-ce qui vous fait souffrir et vous paraît inacceptable dans votre vie ? Vous tenez probablement là votre plus grand manne spirituelle, qui continuera de vous échapper tant que vous continuerait à la refuser. Alors que l’accepter pleinement et sans délai revient à respecter certaines voies impénétrables.

N’hésitez pas à partager ce modeste trait de pensées dans cet univers numérique afin qu’il aide par le verbe celles et ceux qui en auront besoin. Merci. 🙏☀🤍

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